samedi 15 mars 2014

18e manifestation pour la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière à Montréal: Samedi 15 mars 2014 à 15h au métro Jean-Talon!

Pour la 18e année consécutive, le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) appelle toutes les personnes concernées à se joindre à nous pour manifester à l'occasion de la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière le 15 mars prochain.(1) Cette année, le rendez-vous sera à 15h au coin des rues Jean-Talon et Châteaubriand, à l'endroit où l'agent Gauthier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a menacé un jeune sans-abri de l'attacher à un poteau durant une heure alors qu'il faisait moins 30 degrés celcius au début du mois de janvier.

Cet incident, qui a été largement médiatisé après avoir été capté sur vidéo et diffusé sur l'internet par un résident du quartier, est représentatif de plusieurs problèmes contre lesquels le COBP milite à chaque jour et pour lesquels nous manifestons à chaque 15 mars depuis 18 années.(2) Il illustre bien comment la police, de Montréal et d'ailleurs, fait du nettoyage social en voulant éliminer les personnes désignées comme « indésirables » (sans-abris, marginaux, personnes ayant des problèmes de santé mentale ou de consommation de drogues...) des lieux publics. Ce profilage social n'est pas un hasard, c'est une commande politique, un ordre donné par les autorités municipales au service de police, en réponse aux demandes répétées de commerçants et de résidents qui ne veulent pas qu'on voie les personnes exclues par le système car elles nuiraient à leur business ou à leur vision de la « qualité de vie ».

Même qu'à force de « nettoyer » les rues du centre-ville de Montréal à coup de tickets et d'abus, ces « indésirables » sont rendus dans les quartiers résidentiels périphériques desquels les policiers tentent encore de les faire disparaître avec leurs méthodes bien connues, dont l'intimidation et les menaces comme on l'a bien vu et entendu dans le cas du métro Jean-Talon. Cet exemple démontre aussi l'impunité dont bénéficient les policiers qui abusent de leur pouvoir: son collègue ne l'a pas arrêté ni dénoncé, le SPVM dit l'avoir rencontré mais refuse de révéler la sanction qu'il aurait reçu à l'interne.

Ce que cette histoire nous apprend surtout, c'est que si elle n'avait pas été filmée et diffusée publiquement, on n'aurait jamais parlé de cette histoire. Elle nous apprend aussi que la police profite de ses propres abus pour augmenter son pouvoir et ses moyens. Ainsi, le SPVM a profité de cet incident pour réclamer le droit de munir ses agents de caméras, soi-disant pour contrer les méchants citoyens qui mettent seulement des extraits de leurs interventions sur Youtube. Mais qui nous dit que le SPVM nous aurait montré la vidéo de l'agent Gauthier? Ou encore qu'il aurait actionné sa caméra pour menacer un sans-abri? On sait par contre qu'ils ne se gêneront pas pour les utiliser contre nous!

C'est comme quand ils tuent des sans-abris (comme Mario Hamel ou Alain Magloire), ils en profitent pour réclamer plus de Tasers, un outil de torture qui tue et qui n'est pas une alternative aux armes à feu mais plutôt une arme de plus dans l'arsenal de la police pour abuser de son pouvoir. Mais nous n'avons pas oublié que le SPVM a tué Donald Ménard avec un Taser pas plus tard qu'en novembre 2013, ainsi que Quilem Registre en 2007. Nous n'oublions pas que les Tasers de la police ont tué 35 personnes au Canada et plus de 800 aux États-Unis. Et que tous ces meurtres ont été commis dans l'impunité totale.

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, le COBP invite toutes les personnes concernées à venir manifester avec nous pour dénoncer la militarisation de la police, ses abus et l'impunité dont elle bénéficie grâce à la complicité du gouvernement. Nous ne nous plierons pas au règlement municipal anti-manif P-6, parce que ce n'est pas à la police de déterminer si nous avons le droit de manifester ou non. Face à leur arsenal guerrier, le nombre et la solidarité sont nos meilleures armes.

*Le COBP n'accordera aucune entrevue aux médias de masse. Vous n'avez qu'à citer notre communiqué. Les demandes d'entrevues des médias alternatifs sont les bienvenues, nous tenterons d'y répondre selon nos capacités.

1) La Journée Internationale Contre la Brutalité Policière a été lancée le 15 mars 1997 par le COBP et le Collectif Black Flag de Suisse suite au tabassage de deux jeunes par la police suisse l'année précédente. Cette journée a depuis été soulignée dans de nombreux pays sur plusieurs continents par diverses actions et événements. Cette année encore, des manifestations auront lieu à Montréal, Hamilton (Canada), Portland (USA) Bordeaux (France) et Bruxelles (Belgique). Un atelier aura lieu dans la ville de Québec, ainsi que plusieurs événements à Montréal lors d'une semaine contre la brutalité policière (du 9 au 15 mars).

2) Le COBP mène la lutte contre la brutalité policière et l'impunité à chaque jour de l'année en offrant de l'information sur nos droits et recours, du soutien aux personnes victimes d'abus policiers et en dénonçant ces injustices afin de les combattre radicalement dans l'espoir de s'en débarrasser.

Pour plus d'infos: https://cobp.resist.ca/

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C’est comme dans l’affaire des criminels Jean-Simon GABOURY et ROBITAILLE dans laquelle Jean-Simon GABOURY a attaqué, frappé, et mis dans le coma une personne à mobilité réduite le 25 mai 2012 le ou vers 18 h 30, au coin de la rue Rivard et Laurier à Montréal, sous la vigilence de ROBITAILLE inspecteur de la STM ( Société des Transport de Montréal ), lesquels criminels Jean-Simon GABOURY et inspecteur ROBITAILLE de la Société des Transports de Montréal, ont commis l’acte criminel de dissimulation de preuves et fausses déclarations sous serment pour éluder, cacher l’acte criminel de Jean-Simon GABOURY du 25 mai 2012, scène criminelle qui s’est pourtant déroulée devant témoin et filmée. Par la suite le criminel Jean-Simon GABOURY a commis l'acte criminel d'entrave à la Justice dans le but de mettre les policiers de la Communauté Urbaine de Montréal ( S.P.V.M. ) sur une fausse piste.

Anonyme a dit…

Du nouveau dans l'affaire des deux criminels Jean-Simon GABOURY et Jean-Pierre ROBITAILLE, Sylvie PAQUETTE, enquêteur et le notaire Sylvie TREMBLAY à l'emploi de la Société de Transport de Montréal ( STM ) devant le conseil de discipline de l'Ordre des notaires du Québec, pour faux, usage de faux et méfaits publics, entrave à la Justice, elles ont produit des faux et tromper juges et Justice pour dissimuler les actes criminels de Jean-Simon GABOURY et Jean-Pierre ROBITAILLE