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vendredi 11 novembre 2016

Invitation : Manifestation crépusculaire le18 novembre 2016


Dehors, novembre est à notre porte, avec son lot de grisaille, qui obscurcit la ville et érode le moral. Ainsi, le poids de la noirceur de plus en plus envahissante s'ajoute à celui de la lutte que mène chaque jour nombre d'entre nous. Que nous soyons à l'emploi pour un salaire minimal au point de maintenir dans un état de survie perpétuel, aux études à empiler les dettes et les petits boulots à temps partiel, occupé.es à réaliser gratuitement du travail invisible que la société refuse de reconnaître comme tel, dans les marges à demi oubliées du grand cirque économique... tous et toutes sommes placé.es dans un état d'incertitude perpétuel quant à nos lendemains. Ni de jour ni de nuit nous ne pouvons nous y soustraire, aussi rassemblons-nous le temps d'un crépuscule pour nous en insurger.

Que ce crépuscule soit celui de la précarité qui nous tenaille: que pour nous, il soit l'aube d'une mobilisation renouvelée. Écartons le froid par la chaleur de nos corps réunis, chassons le silence des rues désertées par la force de nos voix. Entre chien et loup, crions notre colère, notre peine, notre espoir, notre joie, faisons nôtres le jour et la nuit.

Là où l'automne et les élites voudraient nous voir rentrer hiberner dans nos tanières, tirons la ville de sa léthargie et agitons-la d'un collectif soubresaut de vie.

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QUI?: Tout le monde, précaires et moins précaires, du moment que le fait que la précarité soit le lot de tant de gens vous mette en crisse.

OÙ?: Parc Émilie-Gamelin, coin Berri et Ste-Catherine.

QUAND?: Vendredi 18 novembre, 16h20, heure crépusculaire.

QUOI?: Une occasion de se rassembler, s'indigner, se faire entendre, et avouons-le, faire sortir collectivement le méchant et la grisaille le temps de quelques heures, parce que ça fait du bien.


Événement facebook :  https://www.facebook.com/events/1882111708685526/

lundi 10 octobre 2016

Grande marche pour le salaire minimum à 15$ le 15 octobre à Montréal



Rendez-vous le 15 octobre 2016 à 11h
 au parc Le Prévost à Montréal



TANNÉ DES PINOTTES DU PATRONAT! 
La campagne 5-10-15 était lancé le 7 octobre dernier. Voici le communiqué :


À l’occasion de la Journée mondiale d’action pour le travail décent, c’est sous le thème « Il nous faut plus que ça » que les membres de la campagne 5-10-15 ont procédé au lancement de dix journées d’action, ce matin, à la Maison du développement durable, à Montréal.

La campagne 5-10-15 est menée par le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Trois revendications majeures

Deux porte-parole de la campagne, Mélanie Gauvin, du Front de défense des non-syndiquéEs, et Virginie Larivière, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, ont présenté les trois revendications sur lesquelles la campagne repose :
  • Le droit d’obtenir son horaire de travail 5 jours à l’avance,
  • Le droit de disposer de 10 jours de congés payés par année pour la maladie ou les responsabilités familiales,
  • Le droit de gagner un salaire minimum de 15 $ l’heure.
« La campagne 5-10-15 met de l’avant des propositions concrètes afin de contrer des inégalités économiques. Au Québec, c’est près d’un million de travailleuses et travailleurs qui gagnent moins de 15 $ l’heure. Même à temps plein, ces conditions ne permettent pas de sortir de la pauvreté », lance Mélanie Gauvin.

« La précarité économique s’accentue encore plus lorsqu’une personne doit s’absenter pour la maladie ou pour une responsabilité familiale. Les normes minimales du travail au Québec ne prévoient aucun congé payé pour couvrir ces urgences. De plus, la vie personnelle et familiale devient un casse-tête quand l’employeur ne donne pas l’horaire de travail à l’avance. Les normes minimales du travail n’imposent aucune obligation concernant l’attribution des horaires. Des solutions existent et doivent être mises de l’avant le plus vite possible », explique Virginie Larivière.

Une situation inéquitable et inhumaine

Pour sa part, la présidente de la CSQ, Louise Chabot, a précisé que ces travailleurs précaires sont principalement des femmes, et qu’on relève parmi eux une surreprésentation de personnes issues de l’immigration ou des minorités racialisées.

« Vivre avec moins que le salaire viable représente un défi impossible et un fardeau quotidien lourd à supporter. Imaginez le défi budgétaire et de conciliation travail-famille-étude quand l’enfant d’une travailleuses au salaire minimum tombe malade. Une visite à l’urgence, c’est une journée de salaire coupée, donc 75 $ de moins sur sa paye déjà maigre de 350 $ par semaine! Il faut renverser cette tendance à la précarisation du travail. L’emploi devrait donner accès à un salaire décent, aux avantages sociaux, à la formation et à l’avancement. Le statu quo est profondément injuste et inéquitable », explique Louise Chabot.

Deux mythes à dégonfler

Par ailleurs, le 2e vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a démystifié l’un des arguments erronés les plus souvent invoqués pour s’opposer à la hausse du salaire minimum.

« Plusieurs personnes, et même certains travailleurs à bas salaire, craignent que l’effet d’une augmentation de 40 % du salaire minimum soit annulé par l’explosion des prix. Il faut dégonfler ce mythe. Le coût de la main-d’œuvre ne représente qu’une petite part du prix. Même dans les services, c’est souvent autour de 15 %. Ça veut dire, par exemple, que pour un repas au resto de 10 $, le salaire minimum à 15 $ ferait peut-être monter le prix à 10,60 $. En contrepartie, une telle hausse du salaire minimum aurait un impact indéniable sur l’activité économique en plus de contribuer à accroître le niveau de vie de milliers de travailleuses et travailleurs et de leur famille », soutient Jean Lacharité.
De son côté, le président de la CSD, François Vaudreuil, a réfuté l’affirmation laissant croire que la hausse du salaire minimum allait tuer des emplois dans les PME. «  Il faut rappeler que plus de 90 % des emplois au salaire minimum se retrouvent dans le secteur des services et ne sont donc pas soumis à la concurrence étrangère. Les analyses de l’Institut de la statistique du Québec et bon nombre d’études internationales démontrent que les effets négatifs pour l’emploi sont nuls ou négligeables », renchérit FrançoisVaudreuil.

Des « pinottes » pour le patronat

Finalement, les représentants du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), Carmelo Monge, et du Collectif estrien pour un Québec sans pauvreté, Huguette Latendresse, ont respectivement invité la population à participer à la grande manifestation pour le salaire minimum à 15 $ qui aura lieu le 15 octobre à Montréal, ainsi qu’aux autres actions qui se tiendront dans les régions.

Mentionnons, en terminant, que les participantes et participants au lancement ont conclu l’événement par une marche symbolique qui s’est déplacée notamment devant le bureau du premier ministre et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Des sacs de « pinottes » ont été symboliquement déposés aux deux endroits.

mardi 23 août 2016

Un forum social pas très mondial...

Le dimanche 14 aout se concluait - au même moment où fusaient les bannières et drapeaux arc-en-ciel de la Fierté gay - le 1er Forum social mondial organisé dans un pays du Nord.

Né à Porto Alegre en 2001, ce rassemblement des organisations alter-mondialistes à travers le monde avait pour objectif de contrer l’influence du Forum économique du Davos. Dans le contexte du début des années 2000, marquées d’une part par le dogme de la pensée unique, de la «fin de l’histoire», et d’autre part, par la résilience d’un discours raciste voué à justifier de nouvelles guerres impérialistes notamment au Moyen-Orient, revendiquer un autre monde que celui du capitalisme triomphant pouvait arborer un caractère franchement progressiste.

Lors de la précédente édition, tenue à Tunis en 2013, le comité organisateur a décidé que l’édition de 2016 ait lieu à Montréal. Il ne fait aucun doute que les membres de ce comité ont été séduits par l’historique grève étudiante de 2012 et par le mouvement Idle No More, preuve que la mondialisation affecte aussi les peuples du «Nord», un point qui se défend aux vues de la conjoncture économique, politique et sociale actuelle.

Trois ans plus tard cependant, la lune de miel semble avoir décru: les organisations et individus du «sud» se sont plaints à maintes reprises avant même que ne soit lancé le coup d’envoi de la mobilisation des couts exorbitants associés au voyage. À cela s’est ajouté le marathon administratif pour obtenir un visa d’entrée au pays. D’ailleurs, les précédentes éditions (à l’opposé de celle-ci) comptaient sur un certain appui des autorités, ce qui facilitait la tâche aux participants.

Résultat: à deux jours du début du Forum, plus de 200 demandes de visas formulées par des militants palestiniens, asiatiques, africains et sud-américains avaient été refusées. Le problème n’avait rien de surprenant: dès le début, bon nombre d’organisations avaient critiqué le choix de Montréal pour cette raison. Parmi les personnalités refusées, on compte le Président du Syndicat des travailleurs postaux de Palestine dont l’organisation a enjoint les organisateurs du Forum à choisir un pays hôte «qui permette aux militants de tous les pays et de tous les profils sociaux de participer à l’évènement». À ce syndicaliste s’ajoute l’intellectuelle malienne Aminata Traoré (qui devait participer à l’une des grandes conférences), une des voix fortes du «féminisme» africain. Même si les services frontaliers se sont  éventuellement ravisés, elle a préféré boycotter l’évènement en solidarité avec tous ceux qui n’ont pas été bienvenus au Canada.

Tel que prévu par les organisateurs donc, la très vaste majorité des participants au Forum (plus de 80%) provenait du Québec, ce qui n’est en rien différent des dernières éditions.

Malgré ces ratées, les organisations québécoises conviées n’ont pas boudé l’évènement pour autant. Conscients de la couleur locale du Forum, les participants se sont sans doute rappelé le succès - certes très mitigé - du Forum social des peuples organisé à Ottawa en 2014. Cette rencontre, à laquelle la Ligue de la jeunesse communiste avait d’ailleurs participé, avait permis aux mouvements sociaux de partout au pays de faire valoir leurs positions et de dégager, dans la mesure du possible, un plan d’action commun pour instaurer un changement à travers le Canada. Ce Forum social mondial à saveur nord-américaine aurait pu, dans un contexte pré-électoral aux États-Unis et de nouveau gouvernement au Canada, être l’occasion de discuter d’actions conjointes pour une campagne pour la dissolution de l’OTAN et le retrait de ses États-membres, pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, pour mettre les multinationales au pas, affirmer notre solidarité avec les peuples tels que le peuple cubain, palestinien, saharaoui, brésilien ou encore avec les peuples africains qui se mobilisent contre le modèle néo-colonial qui leur est imposé.

On ne peut donc imputer la faible mobilisation au manque de participation internationale: ce n’est certainement pas pour cette raison que les syndicats ont été lents à s’engager dans le projet et à promouvoir l’évènement, ce n’est certainement pas pour cette raison non plus que la manifestation d’ouverture n’a compté que 2000 participants tout au plus - moins qu’une marche du 1er mai - avec l’absence notable des organisations étudiantes du Québec et du Canada. Ce n’est probablement pas non plus pour cette raison que les ateliers organisés durant les trois premiers jours de ce rassemblement - parfois se sommant jusqu’à plusieurs dizaines en même temps - ne comptaient que sur une vingtaine de personnes aux mieux et, au pire, sur deux individus seulement.

La mitigation du succès du Forum social mondial 2016 a certes été exacerbée par le fait qu’il ait été organisé dans le tétrasphère nord-ouest, soit dans le quart-monde développé, à un jet de pierre des entrailles de la bête impérialiste, mais il reste que la cause profonde des difficultés rencontrées provient sans doute de la formule même des forums sociaux mondiaux.

Effectivement, si, pour le peu que l’on se déclare contre la mondialisation (peu importe qu’elle soit culturelle, politique ou économique), on peut y entrer comme dans un moulin, il n’est en rien étonnant que des ateliers condamnant le droit à l’autodétermination du peuple Saharaoui habitant la dernière colonie d’Afrique endossés par l’impérialisme marocain ou alors que le FSM se refuse de soutenir la campagne de Boycott Désinvestissement Sanctions contre l’apartheid israélien. Il y a fort à parier que dans les mouvements pro-sionistes et pro-occupation marocaine, existe une frange alter-mondialiste comme il existe, dans le mouvement pour la Paix, une frange pacifiste qui refuse de condamner l’OTAN… Même des organismes comme Oxfam, l’impérialisme au visage humain, y sont les bienvenus. Les partis politiques cependant n’y ont pas droit de cité.
C’est que les Forums sociaux mondiaux ne prennent pas parti…

Au-delà du jeu de mots, il reste que l’idée même selon laquelle il serait possible de changer le monde à l’aide d’ONGs et à coups de critiques vaseuses de la «mondialisation» (et non de l’impérialisme) - une notion floue et définie par idiosynchrasies - a fait son temps. Les mouvements sociaux conviés en 2001 à Porto Alegre ont certainement apprécié, dans le contexte de l’époque, cette bouffée d’air. Aujourd’hui, les plus combatifs d’entre eux ont tôt fait d’en percevoir les limites et se tournent vers d’autres horizons. En effet, il n’est plus tellement question de se répéter qu’un autre monde est possible, nécessaire. L’heure est plutôt à la mobilisation: que faire pour bâtir ce monde à la hauteur de nos attentes?

Les Forums sociaux ne peuvent certainement pas répondre à cette question s’ils refusent de poser la question de la prise de pouvoir politique en interdisant formellement les partis politiques. Ils ne peuvent non plus y répondre s’ils refusent de s’attaquer à l’impérialisme et en acceptent même des représentants en leur propre sein.   Sans déclaration finale, quelles propositions d’actions peuvent être formulées pour les prochaines années?

Avec un tel évènement, nos dirigeants peuvent dormir sur leurs deux oreilles… D’ailleurs, comble du comble, le Canada, un pays impérialiste, a même financé le FSM! 

Sans illusions, mais présents

Qu’à cela ne tienne, la Ligue de la jeunesse communiste ainsi que le Parti communiste du Québec ont décidé, sans illusions, d’utiliser le Forum social mondial comme plate-forme pour accroitre leur visibilité auprès des mouvements sociaux du Québec. «Au cours de la semaine, nous avons distribué plusieurs centaines de tracts et journaux en plus de tenir une table politique à l’entrée du Forum social. Nous avons ainsi pu engager plusieurs conversations intéressantes et créer de nouveaux contacts», nous dit Marianne Breton-Fontaine, membre du Comité central exécutif de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada.

La LJC-Q a de plus organisé une conférence sur la paix et l’anti-impérialisme, une occasion de promouvoir le 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui se déroulera à Sotchi en octobre 2017. Cette conférence a pu compter sur la participation de deux représentants du front Polisario qui ont exposé la situation à laquelle est confronté le peuple saharaoui après plus de 40 ans d’occupation marocaine illégale.

Adrien Welsh, animateur de la discussion, en a profité pour réaffirmer les liens profonds de solidarité entre la Jeunesse communiste du Canada et la jeunesse du front Polisario (UJSARIO): «nous sommes liés par un combat commun, une cause commune: en finir avec l’impérialisme qui, du Sahara à Ramallah et de Kuujjuaq à Caracas, perpétue la guerre, la mort et la destruction. Nous dénonçons par ailleurs le Forum social mondial pour avoir permis dans son enceinte une conférence vraisemblablement organisée par le palais de Rabat afin de déverser une propagande mensongère contre combattants de la Liberté du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec le peuple et la jeunesse saharaouis et leurs seuls représentants légitimes, le front Polisario et l’UJSARIO. Notre solidarité ne s’arrête pas aux mots: nous sommes prêts à nous mobiliser et être les dignes ambassadeurs - car pour le moment, le Canada est l’un des seuls pays au monde à n’avoir aucune relation diplomatique avec le Sahara occidental - du Sahara occidental souverain. Nous réclamons la tenue du référendum sur le droit à l’autodétermination du Sahara occidental tel que proposé par l’ONU, la libération des prisonniers politiques de Gdeim Izik. Alors que le Canada s’apprête à signer un accord de libre-échange avec le Maroc, nous devons nous mobiliser afin de nous assurer qu’a minima, la souveraineté du Sahara occidental y soit reconnue afin d’empêcher que des entreprises minières (comme c’est le cas en ce moment) pillent les ressources de phosphate de cette nation nord-africaine. Ṣaẖarāwi, Ṣaẖarāwīya, īdi f-īdak ẖaṭṭa l-ẖuriya! (Saharaoui, Sharaouie, mains dans la main jusqu’à la liberté!)

Le Parti communiste, invité par le  journal People’s Voice, a quant à lui organisé une conférence sur la nécessité de construire un front populaire rejoignant tous les exploités du Canada à commencer par les travailleurs, les étudiants, la jeunesse, les femmes, les petits producteurs agricoles, les peuples autochtones, bref rejoignant tous ceux qui, des dires de Liz Rowley, chef du parti, «sont affectés par le capitalisme». De fait, «nous partageons tous un même intérêt: faire fléchir le pouvoir des grandes compagnies. Certes, il ne s’agit pas encore du socialisme, mais en nous mobilisant tous ensemble pour une démocratie avancée, pour l’égalité nationale, pour la gratuité scolaire et le renforcement des services publics entre autres, la nécessité de rompre avec le capitalisme s’imposera d’elle-même. Au point où nous en sommes, il ne reste qu’à choisir son camp. Nous, communistes, avons choisi depuis bientôt 100 ans le camp des exploités, de ceux qui n’ont rien à perdre autre que leurs chaines. Nous savons que le chemin sera sinueux, long et tortueux, mais nous sommes plus nombreux et dans l’unité, nous pouvons et nous allons gagner.»

mercredi 18 novembre 2015

Manifestation unitaire contre l'austérité

En plus des mobilisations générales contre l’austérité qui se poursuivent, cet automne, plusieurs mobilisations importantes contre la destruction des services publics et des programmes sociaux et l’augmentation des inégalités sociales ont lieu :

• Mobilisations des travailleurs et des travailleuses du secteur public contre leur appauvrissement, pour de meilleures conditions de travail et contre les compressions qui menacent les services ;
• Mobilisation des groupes communautaires pour leur survie, contre leur sous-financement.
• Mobilisations pour l’école publique, contre les coupures en éducation au primaire, au secondaire, dans les cégeps et les universités ;
• Actions de la Marche mondiale des femmes au Québec ;
• Mobilisations contre les coupes dans les programmes sociaux, à l’aide sociale, dans le logement social, et celles touchant les personnes en situation de handicap notamment.

L’HEURE EST À L’URGENCE.

Alors que partout on se bat contre la démolition des acquis sociaux et des services publics, le gouvernement Couillard se prépare non seulement à des compressions supplémentaires de 1,2 milliards $, mais à priver l’État de revenus et à nous imposer encore des taxes et tarifs.

Ce qui nous attend : de l’austérité permanente.

Depuis 15 ans, le Québec s’est privé de milliards de dollars en diminuant la contribution fiscale des plus riches, des banques et des multinationales. En allant chercher cet argent, nous pouvons financer adéquatement nos services publics et nos programmes sociaux ! Le Québec pourrait ainsi réaliser les droits qu’il s’est engagé à respecter.

Le 28 novembre, MARCHONS ENSEMBLE contre le saccage et pour une réelle redistribution de la richesse.

Ne laissons pas le gouvernement nous diviser, forçons-le à aller chercher l’argent là où il est :
• En réinstaurant la taxe sur le capital pour les banques ;
• En augmentant le nombre de paliers d’impositions pour assurer une réelle progressivité de l’impôt et une plus grande contribution des plus riches;
• En augmentant les impôts des grandes entreprises au lieu de les diminuer encore ;
• En luttant réellement contre l’évasion fiscale.


Manifestation unitaire contre l'austérité
Organisé par la Coalition main-rouge
Samedi le 28 novembre à 13h00
Au parc Jarry à Montréal (coin Jarry et Saint-Laurent) 
Événement facebook : https://www.facebook.com/events/196724563992781/


lundi 22 juin 2015

Forum social des peuples à Toronto


http://www.peoplessocialforum.org/torontopsf/

Le prochain rendez-vous du Forum social des peuples aura lieu à Toronto du 10 au 11 juillet prochain.

Comme suite au très réussi Forum social des peuples l'été dernier, aura lieu un contre sommet du FSP pour faire contre-poids au Sommet économique panaméricaine où se rencontreront des hauts dirigeants de Shell, de la Fondation Rockefeller, des États-Unis, du Canada et des Chambres de commerce européennes, ainsi que le ministre des Finances du Canada, l'ex-premier ministre israélien Shimon Peres et John Negroponte.

À partir du 10 Juillet, le Forum social des peuples sera l'hôte d'un contre-sommet à Toronto, réunissant des militant-e-s, des étudiant-e-s, des syndicats, des membres des peuples autochtones, des jeunes, des écologistes, et des centaines de personnes ordinaires qui s'opposent à la direction politique et économique actuelle de ce pays, et proposent une pluralité de chemins alternatifs vers un monde meilleur.

Ce rassemblement aura lieu sur le territoire Missassauga Anishinaabe. Il a été le foyer et un lieu de chasse pour de nombreux peuples, y compris les Haudenosaunee, les Wendat, et les Mississaugas de New Credit. Il est le territoire du traité "One Dish One Spoon", qui a été fait entre les Anishinaabe et les Haudenausonee afin d'y partager les territoires de chasse et de pêche. Ce qui appartient à l'un appartient à tous. C'est dans cet esprit que nous allons nous rassembler pour trouver des moyens de travailler ensemble vers un monde plus juste et plus heureux.

Le lieu choisi pour cette réunion est l'Institut ontarien d'études en éducation au 252 Bloor Street à Toronto, rendue possible grâce à des organismes d'accueil du PSF et aux groupes d'actions OPIRG  Rising Tide Toronto et Mining Injustice Solidarity Network.

lundi 23 mars 2015

Contre l’austérité : LUTTONS CLASSE CONTRE CLASSE


Par Robert Luxley
Journal Clarté

À peine élu, le gouvernement Couillard a donné le mandat à deux économistes bien connus pour leurs positions de droite, de faire une étude de l’état des finances publiques. Environ deux semaines plus tard, ces derniers rendaient public leur rapport : selon eux, les finances publiques étaient dans un état catastrophique et les déficits budgétaires trop importants étaient « structurels ». Par conséquent, il fallait remettre en question tous les programmes du gouvernement.

Beaucoup ont compris que ce n’était en réalité qu’une mise en scène cousue de fils blancs pour fournir le prétexte d’une offensive majeure contre les dépenses publiques d’intérêt social, un grand branle-bas de « rigueur » budgétaire, comme le gouvernement tient à tout prix à nommer ses politiques d’austérité ( la traduction anglaise de « rigueur économique » est « economic austerity »). Pire, le gouvernement, tant pour le déficit budgétaire provincial que dans le cas des déficits des régimes de retraites, a délibérément gonflé ses chiffres pour créer une situation plus alarmante.

Le premier ministre Couillard reprenait donc le programme néolibéral de Jean Charest où ce-dernier l’avait laissé, mais à un rythme accéléré. Lors de la dernière élection, il s’était rallié des radicaux de droite, comme Gaëtan Barette, transfuge de la CAQ, Martin Coiteux, proche du groupe d’extrême-droite Réseau-Liberté-Québec, et Carlos Leitão, issu des banques Royale et Laurentienne, et dont il a fait son état-major. Il a fait siennes des politiques très dures de la CAQ, cette dernière trop fière de clamer que le gouvernement lui vole ses idées.

On connait la suite : gel de la masse salariale des 500 000 employé(e)s des secteurs public et parapublic déjà sous-payés; adoption de la loi 3 s’attaquant aux régimes de retraite des employé(e)s municipaux; abolition d’organismes de concertation et de développement local et régional; hausse majeure des tarifs des services de garde et par la même occasion, mise au rancart du principe d’universalité; augmentations des tarifs d’électricité; coupes des prestations d’aide sociale pour les plus démunis; coupes en environnement, en logement, en culture, dans les services aux personnes ayant des limitations fonctionnelles, en transport; fusions et compressions budgétaires en santé, notamment avec l’adoption de la loi 10; compressions en éducation, qui se traduisent entre autres, par la suppression de l’aide aux devoirs et par la coupe des petits déjeuners pour les enfants pauvres, etc., etc.

Il s’agit d’une remise en question fondamentale du régime d’« état-providence » qui avait été établi au Québec depuis la révolution tranquille des années 1960. Et il est clair dans l’esprit du gouvernement libéral que non seulement ces compressions sont définitives, même après l’atteinte de l’équilibre budgétaire, mais qu’il va en venir d’autres.


L’ILLUSION RÉFORMISTE

On entend souvent le gouvernement se faire accuser de vouloir détruire le « modèle québécois ». Ce modèle se distinguerait de celui du reste du Canada par une implication accrue de l’État dans le développement économique et dans le soutien aux entreprises, ainsi que par une approche favorisant la concertation entre l’État et les divers agents économiques, incluant, bien sûr, les syndicats. On prétend que ce modèle serait presque le fait d’un choix démocratique, un choix de société résultant d’un consensus social. On laisse entendre que le gouvernement, parce qu’il est fédéraliste, chercherait plutôt à rabaisser le Québec au même niveau que le reste du Canada.

La plupart des dirigeantes et dirigeants syndicaux, par exemple, tout en admettant l’importance d’équilibrer les finances publiques, critiquent les politiques trop austères du gouvernement qu’ils accusent de nuire à la relance économique et même, de possiblement provoquer la récession. Des hausses de salaires et la création d’emplois, incluant dans les services publics, sont considérées comme des investissements qui, en stimulant la consommation, contribueraient à faire rouler l’économie, qui en retour, pourrait générer plus de revenus en taxes et en impôts pour l’État.

Telle est, grosso-modo, le discours qui domine dans les milieux syndicaux et progressistes qui contestent les politiques d’austérité du gouvernement actuel. Celui-ci, trop aveuglé par ses dogmes idéologiques néolibéraux, se tromperait, car, l’austérité serait « un mauvais calcul », ça ne marche pas comme le démontrerait la situation en Europe.

Bref, on n’est loin de remettre le système en question. Il suffirait d’élire un gouvernement de bons gestionnaires (et plusieurs trouvent que c’est le PQ, malgré tout, qui est le plus apte à faire ce travail), plus ouverts à la concertation et tout irait pour le mieux dans le système capitaliste.


UNE THÉRAPIE DE CHOC

Or c’est une grave erreur de croire que les Libéraux sont de dogmatiques fédéralistes et de mauvais gestionnaires parce qu’ils pratiquent l’austérité. En réalité, leur but n’est pas de relancer la consommation et faire « rouler » l’économie. Ils cherchent plutôt à mettre la classe ouvrière sur la défensive pour faire reculer les salaires dans le but de restaurer le taux des profits. Les gouvernements ne sont pas neutres, ils défendent toujours les intérêts d’une classe particulière. Ainsi, les choix économiques du gouvernement libéral visent justement à sauver le système capitaliste. Il fait à la fois d’excellents calculs pour la bourgeoisie, mais de bien mauvais pour la classe ouvrière et la population en général.

La crise économique de 2008, bien qu’elle se soit révélée à l’occasion de l’éclatement de la bulle financière des hypothèques à risque (subprimes), trouvait sa source dans les lois immanentes du système capitaliste lui-même, en particulier la loi de la baisse tendancielle du taux de profit mis en évidence par Karl Marx : « Le fait qu'elle ait démarré dans la sphère financière n'implique donc pas qu'il s'agisse d'une crise financière. Il s'agit d'une crise systémique de l'ensemble des dispositifs mis en place pour réussir à restaurer le taux de profit… » (Les limites du keynésianisme, Michel Husson, Alencontre, 15 janvier 2015).

Pendant plusieurs années depuis le milieu des années 80, la bourgeoisie avait réussi à contrer la tendance à la baisse du taux de profit en limitant les salaires. L’extension de l’accès au crédit avait en même temps servi de soupape au système, en permettant aux travailleuses et aux travailleurs de maintenir malgré tout un certain niveau de vie tout en soutenant la consommation. Mais, à partir du milieu des années 2000, la chute du taux de profit fut inexorable, engendrant la crise économique la plus grave depuis les années 30.

C’est dans ce contexte que se situe l’austérité : après avoir endetté les États pour sauver de la faillite les banques et les grandes entreprises, la bourgeoisie est maintenant à pied d’œuvre pour assainir les finances publiques et restaurer le taux des profits. « À travers la montée du chômage et l’austérité salariale, elles (les politiques d’austérité, ndlr.) permettent aussi de rétablir le taux de marge des entreprises, autrement dit la part du profit dans leur valeur ajoutée. Les pays qui ont subi l’austérité budgétaire (et salariale) la plus forte sont aussi ceux où les profits se sont le plus nettement rétablis. Et il est frappant de constater que les pays de la périphérie (Grèce, Espagne, Portugal et Irlande) ont vu le taux de marge se rétablir malgré l’effondrement de leur économie et l’explosion du chômage.

(…)

Les politiques menées en Europe ne doivent donc pas être analysées comme des politiques « absurdes » ou déficientes, mais comme une thérapie de choc, qui, au-delà de ses effets collatéraux négatifs, vise clairement trois objectifs combinés : rétablir la profitabilité, liquider autant que possible les acquis sociaux, et protéger les institutions financières et bancaires d'une dévalorisation de leurs actifs. C'est ce que ne comprennent pas les analyses keynésiennes qui, fascinées par la finance, négligent les fondements structurels de la crise. » (Les limites du keynésianisme…).

Ainsi, la politique d’austérité du gouvernement libéral est une nécessité essentielle pour la rentabilité des investissements. La faible rentabilité actuelle explique notamment que les entreprises préfèrent thésauriser plutôt que d’investir.

Selon une étude de l’IRIS, les liquidités que les entreprises ont pu engranger grâce aux réductions d’impôt dont elles bénéficient au Canada, correspondent à près du tiers de la taille de l'économie tant au Québec qu'au Canada. Le niveau des liquidités des entreprises qui s’élèvent à 630 milliards de dollars au Canada et à 110 milliards au Québec à la fin de 2014, place autant le Canada que le Québec parmi les territoires où l'épargne des entreprises est la plus élevée au monde.

Or, ces cadeaux fiscaux donnés aux entreprises expliquent non seulement le niveau des liquidités dont elles disposent mais aussi pour une grande part, le déficit budgétaire de l’État. Ainsi, alors qu’en 1963 les recettes du gouvernement fédéral provenaient à 45% du revenu des particuliers et à 55% du revenu des entreprises, en 2003, les particuliers contribuaient pour 80% et les entreprises seulement pour 20%. L’impôt combiné fédéral-provincial pour les entreprises au Québec est le plus bas en Amérique.

Comme le gouvernement doit s’endetter pour combler le manque à gagner qu’il s’impose, il choisit en retour de couper les dépenses sociales pour «assainir les finances publiques». Comme ces dépenses entrent justement dans le coût global des frais de reproduction de la force de travail de l’ensemble de la classe ouvrière, affectant le niveau de plus-value et de là, le taux de profit, la réduction de ces dépenses s’inscrit tout à fait dans la restauration d’un taux de profit général plus élevé.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que le gouvernement entend restreindre les salaires de ses employé(e)s du secteur public, d’une part, pour limiter ses dépenses, mais aussi pour servir d’exemple pour le secteur privé dont les travailleuses et les travailleurs, en tant que producteurs de la plus-value, sont la cible première des politiques d’austérité.


UNE LUTTE RÉSOLUE SERA NÉCESSAIRE

Dernièrement, alors qu’il prenait la parole devant la Chambre de commerce de Montréal, quelques militantes et des militants qui s’étaient introduits dans l’assemblée, ont chahuté le premier ministre Couillard en criant « Arrêtons Couillard! ». Ce dernier, chaudement applaudi par l’auditoire composé de gens d’affaires, a répliqué fermement : « Non! Je ne m’arrêterai pas.» La scène rappelait l’arrogant Jean Charest qui voulait envoyer les étudiantes et étudiants « dans le Nord ».

Il faudra donc bien plus que des pourparlers, des discours et des manifestations pour convaincre le gouvernement libéral de changer de cap. L’enjeu pour la bourgeoisie au Québec est fondamental et le gouvernement savait d’emblée que ses politiques susciteraient beaucoup de résistance et de désapprobation. Le gouvernement sera donc un adversaire extrêmement déterminé, comme le fut le gouvernement Charest avant lui contre le mouvement étudiant. Mais à la différence de Charest, Couillard n’est pas menacé par de prochaines élections.

Il y a donc peu de chance que l’issue de la lutte repose sur une éventuelle défaite électorale du gouvernement. Seule une mobilisation encore plus déterminée pourra forcer la bourgeoisie et son gouvernement à consentir à des compromis. Les négociations du secteur public sont dans ce contexte d’une importance stratégique car elles peuvent être au cœur de la riposte et d’un mouvement de grève générale et sociale.

samedi 21 mars 2015

Actions à venir dans la lutte contre l'austérité

Manif-action pour le déclenchement de la grève 

Lundi le 23 mars à 11h30 au Square Phillips, il y aura une action pour marqué le début de la grève étudiante.

«Le printemps s'éveille ce 23 mars! pour signaler le départ de notre lutte contre l'austérité, une manif-action de déclenchement de grève!

L'austérité nous frappe de diverses façons et nous saurons y répondre! Que ce soit en solidarité avec les travailleurs et travailleuses, contre les mesures de tarification et de privatisation, en opposition aux hydrocarbures, le gouvernement nous amène droit vers un mur!

Venez en grand nombre!»
Événement facebook : https://www.facebook.com/events/679936858798476/


«Esti de grosse manif de soir» #PRINTEMPS 2015 

Mardi le 24 mars à 21h00 à la Place Émilie-Gamelin, les manifestation de nuit reprendrons vies.

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/779534428798868/


Rassemblement de solidarité avec les travailleurs et travailleuses du CHU Sainte-Justine 

Le mercredi 25 mars à 10 à la Place de la Laurentienne (À l'UdeM, derrière le pavillon Lionel-Groulx, 3150, rue Jean-Brillant, Montréal), il y aura une manifestation étudiante en soutien aux employés de l'hôpital St-Justine et leur mobilisation. L'action se terminera à 11h devant l'hôpital Ste-Justine (3175 Ch de la Côte-Sainte-Catherine). Sur place, il y aura de l’animation, de la musique, et un dîner offert par l’appui du CCM-CSN.

L'initiative est préparé par des syndicats des travailleurs et des travailleuses de l’hôpital en partenariat avec des étudiants et des étudiantes de l'UdeM. Comme vous le savez peut-être, ces derniers se sont dotés ces derniers mois d'un mandat de grève inversée contre le projet de loi 10 du ministre Barrette qui vise non seulement à tout centraliser, mais aussi à imposer des coupures majeure dans l'ensemble du secteur de la Santé.

Cette occasion sera celle d'une rencontre entre les travailleurs-es de la santé et les étudiants-es et travailleurs-es du système d’éducation qui nous permettra de sortir de l’isolement respectif dans lequel le gouvernement et les médias de masse veulent nous maintenir.

Travailleurs-euses, étudiant-es même combat !
Événement facebook : https://www.facebook.com/events/781693131898805/

D'autres actions sont prévu le même jour dont une l'action «siège de l'éducation» :  https://www.facebook.com/events/672379789558202/


Rassemblement devant l'Assemblée nationale à l'occasion du dépot du budget

Rassemblement à l'invitation de l'ASSÉ, le 26 mars à 17h30 de L'Assemblée nationale.

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/1567784850157874/


"À Qui profite notre santé?" Manifestation de solidarité étudiante avec le secteur de la santé - Quartier Latin

Le mercredi 1 avril à 11h au Cégep du Vieux-Montréal se tiendra une manifestation de solidarité étudiante avec le secteur de la santé.

En tant qu'étudiant.e.s , qu'enseignant.e.s , nous vivons les contre-coups de l'austérité dans nos cégeps et universités. La logique austère du gouvernement touche de la même manière le milieu de la santé où l'épidémie de la marchandisation achève progressivement notre droit à la santé. Autoritarisme du ministre Barette avec les projet de loi 10 et 20, offres patronales méprisantes et déshumanisantes envers les travailleur.se.s de l'État, compression de 600 million en santé, dépassement de coût de 4 milliards dans la construction du CHUM: À qui profite vraiment notre santé?

Alors que les étudiant.e.s du Quartier latin entameront une seconde semaine de grève et que les conventions collectives des travailleur.se.s de l'État seront échues le 31 mars, nous vous invitons à une manifestation de solidarité étudiante avec les travailleur.se.s des établissements de santé du quartier latin. Étudiant.e.s de l'UQAM, du cégep du Vieux-Montréal et de tous les établissement scolaires en grève allons à la rencontre des travailleur.se.s du CSSS-Jeanne-Mance et du CHUM afin de créer un front social contre l'austérité. Car seule une convergence de nos forces pourra permettre de bloquer le bulldozer austéritaire du gouvernement soyons nombreux et nombreuses à affirmer le droit à la santé, le droit à l'éducation, le droit à la dignité!


Événement facebook :  https://www.facebook.com/events/635588333208800/


Manifestation nationale de l'ASSÉ 

Manifestation contre l'austérité le Jeudi 2 avril à 13h00 au Square Victoria.  

«Depuis son entrée au pouvoir, le Parti Libéral se permet de mettre la hache dans les services publics afin d'atteindre le déficit zéro à tout prix au nom de la «rigueur». À coups de compressions, de hausses, de réformes et d'attaques aux droits syndicaux, le gouvernement a déjà bien entamé son projet de démantèlement des services publics.

Montrons lui que cela a assez duré. Le 2 avril prochain, rappelons à nos élites politiques et économiques que les services publics tels que nous les connaissons aujourd’hui ont été acquis par plusieurs années de luttes pour une véritable justice sociale. Jamais nous ne les sacrifierons au profit des banques et des grandes entreprises!

L'ASSÉ invite l'ensemble de la population, étudiants et étudiantes, travailleurs et travailleuses, familles, à prendre la rue et manifester le jeudi le 2 avril à 13h au Square Victoria (Métro Square Victoria).

Face aux politiques régressives du gouvernement, ripostons! Revendiquons un budget plus juste et égalitaire!»


Événement facebook : https://www.facebook.com/events/448351885311995/


lundi 16 mars 2015

Bulletin CENA



Le bulletin de février de la Commission européenne et nord-américaine de la Fédération de mondiale de la Jeunesse démocratique (FMJD) à été produit par la YCL-LJC Canada en anglais et en français pour présenter brièvement les grandes luttes en cours au Canada à d'autres militants à l'international. Voici deux des textes publié dans ce Bulletin d'information du CENA.






Le bellicisme canadien et les attaques contre les droits démocratiques chez nous

Le Canada est un pays impérialiste suivant les intérêts de ses propres monopoles plutôt qu’une colonie ou semi-colonie des États-Unis ou la Grande-Bretagne. Toutefois, la crise économique et les politiques bellicistes du gouvernement Harper ont accéléré la course à la guerre et aux armements.

Le gouvernement Harper a soutenu ouvertement le gouvernement ukrainien soutenu par des néo-nazis, il a défendu le dernier massacre de plus de 2000 Palestiniens par l’armée d’occupation israélienne cet été et s’est même joint à la troisième invasion impérialiste de l’Irak. À plusieurs égards, le Canada a même tenu des positions plus bellicistes que les États-Unis.

Celles-ci ont toujours été dénoncées fermement par la YCL - LJC Canada et par le Parti Communiste du Canada alors qu’aucun parti politique parlementaire n’a adopté de position claire. Malgré quelques oppositions rhétoriques, aucun ne s’est prononcé contre l’OTAN et tous les autres traités impérialistes.

La fusillade tragique au Parlement d’Ottawa en octobre dernier a été utilisée comme propagande pour la participation du Canada à la guerre en Irak et pour un contrôle accru au Canada. Cet attentat, perpétré par un jeune homme présentant un historique de problèmes psychologiques, a été présenté comme une attaque de dangereux «djihadistes» liés à l’État Islamique.

En janvier, le gouvernement conservateur a soumis un projet de loi anti-terroriste, le projet de loi C-51 permettant à l’État canadien de mieux criminaliser la dissidence publique, visant particulirement les opposants à la feuille de route austéritaire des entreprises entérinant la destruction environnementale et les guerres impérialistes.

Selon notre vision marxiste léniniste, l’impérialisme ne signifie pas nécessairement invasions ou dépenses militaires. Il s’agit aussi du développement du capitalisme à son stade monopoliste. Ainsi, notre engagement anti-impérialiste nous mène à dénoncer avec force l’AECG, un traité de «libre échange» encore plus astreignant que le TPCI en ce qui concerne la possibilité des entreprises de se soustraire aux lois en vigueur. Il a été négocié en catimini entre les capitalistes européens et canadiens qui s’en serviront pour justifier la perte de milliers d’emplois (comme avec l’ALENA) et la poursuite de la destruction des services publics (santé, éducation entre autres) des deux côtés côté de l’Atlantique.

Nous sommes également inquiets des développements de ce genre de traités en Arctique à travers l’action du Conseil de l’Arctique (dont le Canada occupe actuellement la présidence) qui ne représente que les intérêts des monopoles autour du Cercle polaire. Cette institution promeut présentement des projets de plusieurs milliers de millions de dollars afin de mieux exploiter les ressources minières et pétrolières dans cette région habitée majoritairement par des populations Inuit qui n’ont aucun droit de cité à ce sujet. Des tensions inter-impérialistes sont à prévoir rapidement alors que les changements climatiques permettront la navigation sur le Passage du Nord-Ouest et à mesure que la Russie, le Canada et les États-Unis se battent pour la souveraineté de l’Arctique.

La YCL - LJC Canada s’oppose à la feuille de route belliciste et impérialiste, nous demandons le retrait immédiat du Canada de l’OTAN ainsi que de tout autre traité impérialiste. Nous exigeons que soit mise en branle une politique étrangère basée sur la paix et le désarment, prémisse à un Canada socialiste et à un monde de paix, de solidarité et de transformation sociale.


Les jeunes au Canada demandent un meilleur avenir

Au Canada, les travailleurs sont pris d’assaut par les capitalistes et leurs gouvernements. Il y a peut-être eu quelque signe de reprise pour les profiteurs depuis le début de la crise, mais toujours rien pour le peuple.

Les jeunes travailleurs sont confrontés à certaines des conditions les plus dures de l’économie canadienne. Les gouvernements à travers le pays ne font rien pour baisser les taux de chômage qui s’élèvent jusqu’à 20% dans certaines villes, soit le double de la moyenne. La grande majorité des emplois créés sont précaires, à temps partiel, à salaires réduits et non-syndiqués.

Les politiques d’austérité imposées à la jeunesse sont clairement indiquées dans le «conseil» proféré par le gouverneur de la Banque du Canada: les jeunes devraient travailler gratuitement lors de contrats de stages et habiter dans le sous-sol de leurs parents.

Les frais de scolarité pour l’éducation supérieure connaissent des augmentations mirobolantes depuis les années 1990 alors que les institutions se transforment en écoles d’élite au service des intérêts du capital monopoliste avec leur contrôle accru par les entreprises et par la privatisation.

La destruction environnementale et les changements climatiques s’accélèrent à mesure que les politiques économiques de l’État s’alignent sur les intérêts des monopoles pétroliers et gaziers. La production de sables bitumineux en Alberta représente un des projets industriels les plus polluants dans le monde, contribuant aux changements climatiques à cette échelle, empoisonnant les peuples autochtones et forçant les jeunes à chercher du travail dans des lieux sans cesse plus isolés de leur communauté.

Il n’y a pas de futur au système capitaliste qui n’a a offrir qu’une vie de dettes, de bas salaires et d’emplois précaires sous le spectre du militarisme, de la criminalisation et de la dégradation environnementale.

À l’opposé de ce déferlement, la riposte de la classe ouvrière prend forme et la jeunesse y prend part activement. De nombreuses luttes importantes ont eu lieu récemment, à commencer par la grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité au Québec en 2012 qui a duré plusieurs mois, générant ainsi une des plus grandes contestations de l’histoire du Canada avec pour mot d’ordre «grève étudiante, lutte populaire».

Peu de temps après, le mouvement Idle No More («À bas la passivité») s’est formé contre l’oppression continue des peuples autochtones et pour leur droit à l’auto-détermination. Aussi, de nombreuses campagnes menées par des jeunes militants et travailleurs ont émergé à travers l’Amérique du Nord pour réclamer un salaire minimum plus élevé, se soldant parfois par quelques victoires.

Dans plusieurs luttes, la YCL - LJC Canada commence à jouer un rôle plus significatif. Nous avons crû continuellement depuis notre refondation en 2007. En mai dernier, nous avons organisé notre 26e Congrès sous le thème «unie et militante, la jeunesse renforcera la riposte». Nous avons saisi cette occasion pour réaffirmer notre engagement internationaliste et nous nous sommes engagés à renforcer notre travail international avec la FMJD.

Aux côtés du Parti communiste du Canada, la Ligue de la jeunesse communiste lutte contre l’impérialisme et pour un Canada socialiste. Nous saluons le travail de nos camarades à l’international et leurs contributions essentielles dans l’organisation d’un mouvement anti-impérialiste mondial au sein de la jeunesse.