Affichage des articles dont le libellé est Chili. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chili. Afficher tous les articles

mercredi 11 septembre 2019

46 ans plus tard, le 11 septembre 1973 représente toujours le véritable visage de l'impérialisme

Discours d’Adrien Welsh, Secrétaire général de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada à l’occasion de la commémoration des 46 ans du Coup d’État militaire du Général Augusto Pinochet. 

Les impérialistes et les capitalistes aimeraient tellement que nous ayons la mémoire courte! Ils aimeraient qu’on ne se rappelle que « leur » 11 septembre, le 11 septembre 2001, celui qui a permis à George Bush et ses alliés (incluant le Canada) d’armer de plus belle l’impérialisme occidental, de l’engager dans une guerre contre le terrorisme qui s’est avérée très rapidement n’être qu’un justificatif pour une nouvelle croisade de l’impérialisme visant à asservir les peuples du monde. Les peuples d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie, du Mali, etc. y ont tous goutés.

Les impérialistes ne veulent pas qu’on se rappelle les près de 40 000 torturés et plus de 3000 morts du régime de Pinochet. Ils ne veulent pas non plus qu’on se rappelle qu’avant d’en faire une théorie économique enseignée dans les universités les plus prestigieuses, les Chicago Boys, dont Milton Freedman, ont utilisé le peuple chilien comme rats de laboratoire pour valider leurs postulats avant de les imposer aux peuples du monde à travers le FMI, la Banque mondiale et autres institutions impérialistes, l’Union européenne et autres accords dits de libre-échange n’étant pas en reste.

dimanche 24 mai 2015

Lettre de solidarité de la YCL-LJC à la JJCC



La violence ne peut avoir raison de notre lutte pour un avenir meilleur

Chers Camarades,
Nous voulons par la présente vous faire part de notre entière solidarité avec tous les jeunes communistes du Chili membres de la JJCC et avec tous les étudiants et jeunes militants qui veillent Exequiel Borbarán et Diego Guzmán Farras. Ces deux étudiants dont le dernier était membre de la JJCC ont été assassinés par balle alors qu’ils manifestaient à Valparaíso.
Leur combat pour une éducation universelle, gratuite et de qualité est des plus importants, particulièrement dans la période actuelle de crise structurelle du Capitalisme. Cette lutte est partagée par la jeunesse partout à travers le monde. Dans notre pays, il y a trois ans, la jeunesse et les étudiants québécois ont organisé la plus grande mobilisation étudiante de notre histoire. Plus de 200 000 étudiants se sont tenus derrière les barricades, parfois durant plus de six mois tandis que 400 000 personnes battaient le pavé lors de manifestations de masse contre la proposition du gouvernement d’augmenter de 75% les frais de scolarité et pour faire barrage aux plans d’austérité prônés par les monopoles.
Il est à souligner que nous avons beaucoup appris de l’expérience de la lutte étudiante menée au Chili. En effet, peu avant que les étudiants québécois ne se mettent en grève, nous avions organisé une rencontre avec notre camarade Camilo Ballesteros à Montréal. Plusieurs militants et dirigeants du mouvement étudiant avaient d’ailleurs pris part à cet évènement.
Camarades,
Cette tragédie soulève une grave inquiétude en regard des droits démocratiques non seulement au Chili, mais aussi à travers le monde. Ces dernières années, nous avons été témoins de plusieurs attaques de groupes d’extrême-droite (voire parfois des autorités officielles) contre les mouvements de jeunesse progressiste, anti-impérialiste et communiste. Rappelons-nous les étudiants disparus à Ayotzinapa au Mexique, l’assassinat du jeune dirigeant vénézuélien Robert Serra, les attaques contre le siège de la Jeunesse communiste du Venezuela (JCV) et le procès intenté contre le camarade Aleksander Đenić en Serbie. Et la liste serait beaucoup plus longue.
En outre, les mobilisations étudiantes qui ont eu lieu ce printemps au Québec se sont soldées par un grand nombre d’étudiants blessés par la police alors que plusieurs autres sont à même de se faire renvoyer et sont confrontés à plusieurs accusations.
Toutes ces attaques font partie du plan des monopoles pour anéantir toute forme de contestation populaire et libérer la voie pour faire porter le fardeau de la crise du capitalisme par le peuple. Ce plan est lié à une dangereuse banalisation de l’idéologie fasciste présente à travers le monde et, jusqu’à un certain point, dans notre pays.
Camarades,
Nous voudrions conclure en réitérant notre entière solidarité avec votre lutte pour l’éducation gratuite, pour les droits démocratiques, contre l’impérialisme et pour la paix puisqu’il nous semble que ce soit le meilleur moyen de s’assurer que ces crimes ne resteront pas impunis. Nous voudrions aussi vous assurer que nous continuerons à lutter pour les mêmes objectifs dans notre pays comme meilleure garantie de notre solidarité internationale.
Nous ne pouvons laisser les meurtriers avoir le dernier mot. La violence ne peut avoir raison de notre lutte pour un avenir meilleur.

¡Venceremos!

La Commission internationale de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada

jeudi 11 septembre 2014

Ciné PCQ le 25 septembre 2014 à 18h30

Ciné-club PCQ est gratuit. En septembre, pour commémorer le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, il sera présenté le documentaire "La Spirale". À noter que le film débutera à 18h30.



mardi 13 décembre 2011

Déclaration de l’Association : Krasnoff est un assassin, pas un héros !

Certains secteurs de l’extrême droite chilienne, appuyés par d’anciens membres de groupes criminels pinochetistes (DINA* et CNI**), ont organisé une cérémonie publique en hommage de l’assassin Miguel Krasnoff Marchenko. Cet acte a compté avec la participation active de Cristian Labbée, actuel maire de la commune de Providencia, ancien officier des services répressifs de la dictature militaire.

Que dans un pays qui se targe d’être redevenu une « démocratie », des criminels convaincus d’assassinats, jugés et condamnés à de lourdes peines par la justice chilienne, soient l’objet d’hommages publics soutenus par des autorités politiques en dit long sur le manque de reconnaissance des crimes de la dictature. Cela montre l’absence totale d’esprit de « réconciliation » dont se sont réclamés les gouvernements, les églises et les forces armées depuis plus de vingt ans.

Dans des pays ayant subi, et par la suite jugés les crimes nazis, il serait légalement impossible de rendre hommage à des criminels de guerre tels que Herman Goering, Adolf Hitler ou Martin Borman… Ces provocations constitueraient des « actes révisionnistes » et de l’« apologie des crimes de guerre », manifestations punies par la loi. En revanche, au Chili cela est parfaitement possible. Possible que parce que la justice n’a jamais vraiment fait son travail et parce que la classe politique a « tourné la page » de ces crimes, dans une attitude résignée et impuissante.

Nous manifestons notre plus profond dégout et notre écœurement absolu face à cet acte ignoble qui porte une grave menace à la reconstruction d’un Chili plus juste, plus équitable, délivré à jamais des dangers de tyrannies et de dictatures.

Nous voulons saluer très chaleureusement les jeunes étudiants de l’Université Catholique du Chili qui, en même temps que le pays était témoin de la provocation pinochetiste autour de Krasnoff, ont honoré la mémoire de la presque trentaine d’étudiants, professeurs et membres du personnel victimes de la dictature militaire chilienne.

Pour une véritable justice, pour un réel travail de mémoire, pour l’interdiction de toute apologie des crimes pinochetistes !

Association d’Ex-Prisonniers Politiques Chiliens - France Paris, 21 novembre 2011

DINA* et CNI**, services de répression et de crime politique existant à l’époque de la dictature du général Pinochet.