Adrien Welsh
Saluons le courage, la détermination, la combativité et la réactivité du peuple vénézuélien, de sa jeunesse, des institutions et organisations qui les représentent pour s’être mobilisés devant la nouvelle action déstabilisatrice menée par les criminels, usurpateurs et fascistes Juan Guaidó et du repris de justice Leopoldo López.
Grâce à leur mobilisation, les Vénézuélien-nes ont empêché que cette action ne se solde en coup d’État perpétré par les supplétifs de l’impérialisme au Venezuela qui n’ont d’yeux que pour le pétrole et les ressources naturelles de ce pays et qui refusent que celles-ci lui bénéficient plutôt qu’aux actionnaires des entreprises multinationales.
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mercredi 8 mai 2019
mardi 25 décembre 2018
L'Union européenne complice de la colonisation marocaine du Sahara occidental
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Omar Hasana, dirigeant de la jeunesse du Front Polisario |
Le 10 décembre dernier, la Commission du commerce international de la Commission européenne a adopté un rapport entérinant l’extension des droits de pêche convenus en vertu du traité de pêche Maroc – UE aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, occupé par un Maroc nostalgique de l’Empire chérifien depuis 1976. Or, la Cour de justice de l’Union européenne avait justement invalidé cet accord en raison du fait que le territoire sahraoui était compris comme partie intégrale du Maroc et ce, sans aucune consultation du Front Polisario, reconnu comme le représentant du peuple sahraoui par l’ONU.
En effet, en 2017, la CJUE accordait une victoire symbolique à la République arabe sahraouie démocratique en statuant invalide l’accord de pêche UE-Maroc, celui-ci « ayant été conçu sur la base de l’intégration unilatérale du Sahara occidental [au territoire marocain] et de l’affirmation de sa souveraineté sur ce territoire, le peuple sahraoui n’a pas librement disposé de ses ressources naturelles, comme l’impose pourtant le droit à l’autodétermination. » Un jugement similaire avait été rendu en 2016 au sujet d’un accord agricole entre Rabat et l’UE.
samedi 1 juillet 2017
Canada 150: qu'y a-t-il à célébrer?
1er juillet 2017
La YCL-LJC considère les mobilisations autour du 150e anniversaire du
Canada, qui ont couté au moins 500 millions de dollars, comme des provocations
de la part de la classe dirigeante aux peuples autochtones, victimes de
l'impérialisme canadien, aux progressistes, à la jeunesse et à la classe
ouvrière de ce pays. Nous joignons notre voix aux nombreux groupes qui
dénoncent fermement la propagande et les tentatives de réécriture de l'histoire
canadienne, comme si cette histoire devait être célébrée. Le Gouvernement du
Canada tente de faire de cette journée du 1er juillet une fête à célébrer dans
l'unité et dans la fierté. Néanmoins, plusieurs ne célèbreront pas la date de
la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (AANB) qui a uni les
dernières colonies britanniques d'Amérique du Nord au sein d'un dominion qui
concrétise l'oppression nationale dans sa Constitution.
Pour la jeunesse des Premières Nations, Inuit et Métis, l'oppression
nationale a été et continue d'être une réalité violente et actuelle qui fait
partie des crimes de l'impérialisme canadien. Le génocide et le racisme
anti-autochtone systémique font encore partie de la vie quotidienne des jeunes
autochtones. Ceci est attesté par les innombrables exemples de forces
policières qui commettent des abus sexuels et physiques auprès des jeunes
femmes autochtones dans l'impunité la plus totale. Cette situation est
également attestée par le peu de progrès dans le dossier de l'Enquête sur les
femmes autochtones disparues et assassinées malgré la la demande publique pour
cette enquête et la justice. Le leg des pensionnats de réforme, qui avaient
pour but de "tuer l'Indien dans l'enfan", demeure frais dans la
mémoire de la jeunesse qui souffre toujours, en conséquence, l'assimilation
forcée et à qui il est impossible d'étudier dans sa langue nationale. La Loi
sur les Indiens, qui prévaut toujours et qui a inspiré le régime d'Apartheid
sud-africain, fait des peuples autochtones des citoyens de seconde catégorie.
Demander aux nations autochtones de célébrer ce 1er juillet représente une
rature de cette histoire coloniale violente, qui renforce le traumatisme
intergénérationnel dans une ère de soi-disant réconciliation. Le Canada a été
construit sur le vol des terres autochtones et ses 150 ans d'histoire ont
dévasté les communautés autochtones.
Pour la jeunesse du Québec, les 150 ans écoulés depuis la signature de
l'AANB sont marquées par l'inégalité et la discrimination. Ceci est reflété par
le fait que, jusqu'à la Révolution tranquille, les travailleurs-euses québécois
percevaient des salaires considérablement moindres que ceux de leurs collègues
anglophones. Les opportunités pour la jeunesse québécoise étaient limitées. Plusieurs
gains ont été obtenus grâce à la mobilisation de la jeunesse progressiste
québécoise notamment, mais la question nationale est toujours en suspens et
l'oppression nationale prévaut toujours. La signature de la Constitution
canadienne sans l'inclusion du Québec en 1982 et l'adoption de l'Acte sur la
Clarté référendaire dans la foulée du référendum de 1995, qui rend la
séparation et l'auto-détermination du Québec pratiquement impossible, en est un
autre exemple.
Pour la jeunesse acadienne et pour les jeunes issus des autres minorités
nationales francophones, leur expérience des 150 dernières années sont des
expériences de luttes pour vivre et étudier dans leur langue, puis pour
maintenir des services publics en français à l'extérieur du Québec.
La célébration du 150e du Canada est également marquée par l'idée de la
grandeur canadienne en tant que pays contribuant à la paix dans le monde. Le
Canada n'a jamais été un pays qui promeut la paix dans le monde, mais le
Gouvernement continue de perpétrer ce mythe tout en bénéficiant politiquement
et économiquement, en toute discrétion, de la guerre, de l'occupation et de
l'extraction de ressources naturelles à travers le monde. Ceci est évident par
la feuille de route belliciste en Syrie et en Irak, par le soutien de régimes
brutaux comme ceux d'Israël et d'Arabie Saoudite (à travers la vente d'armement
s'élevant à des millions de dollars), et par son rôle dirigeant dans l'OTAN. Le
gouvernement du Canada continue d'augmenter ses crédits de guerre. Récemment,
il a annoncé une augmentation du budget militaire de 70%, augmentation qui lui
permettrait d'implanter encore plus violemment ses plans impérialistes en
Amérique Latine, en Afriqueet au Moyen-Orient en particulier. Les
monoples canadiens quant à eux poursuivent leur plan d'extraction des
ressources naturelles malgré la résistance des communautés locales.
Jeunes communistes, nous nous rappelons la résistance contre les politiques
capitalistes, génocidaires et colonialistes du gouvernement canadien à travers
ces 150 dernières années, où d'importantes batailles ont été menées par la
jeunesse, la classe ouvrière et ses alliés. Celles-ci incluent les soulèvements
de la nation métis de 1873 et 1885, la Grève générale de Winnipeg en 1919, la
Marche vers Ottawa pour l'Assurance chômage en 1935, la mobilisation pour la
sécurité sociale ou, plus récemment, la grève étudiante de 2012 au Québec et le
mouvement 'Idle No More'. Ces mobilisations représentent des exemples important
qui font preuve que les forces vivent existent aujourd'hui au Canada pour aller
de l'avant et exiger un changement fondamental.
Ce changement fondamental, néanmoins, n'arrivera que si nous travaillons
dans l'unité contre notre ennemi principal: la classe capitaliste canadienne et
l'impérialisme. Nous devons maintenir cette unité entre les mouvements sociaux
et syndical, le mouvement féministe, étudiant; mais aussi entre ces mouvements
au sein des différentes nations qui constituent le Canada. Travailler dans
l'unité inclut le combat pour changer la constitution canadienne et exiger un
nouveau partenariat libre, volontaire et consenti, de ces différentes nations.
Cette Constitution devrait reconnaire le droit de chaque nation à
l'auto-détermination, y compris et jusqu'au droit de se séparer.
Nous saluons l'appui sans cesse plus important à la lutte contre le leg
colonial du Canada et son histoire d'oppression nationale tel qu'attesté par
l'appel du mouvement 'Idle No More' "Unsettle Canada 150" soutenu par
plusieurs organisations progressistes incluant la nôtre. Cet appel est
l'occasion de se rappeler qu'il n'y a rien à célébrer 150 ans après la
signature d'une Constitution qui a permis et même encouragé la marche des
grandes compagnies vers l'accaparation des ressources naturelles aux dépens des
peuples autochtones dont les territoires ancestraux ont été dévastés, qui a
permis au Canada de poursuivre ses politiques génocidaires à l'égard des
nations autochtones et qui a permis l'occupation des rues de Montréal par
l'armée canadienne en octobre 1970. Plutôt qu'un jour de célébration, le 1er
juillet au Canada devrait être un jour de résistance contre les tentatives de
réécrire l'histoire du Canada d'une façon qui blanchirait les crimes du
capitalisme, de l'impérialisme, du racisme et du colonialisme canadien.
mardi 13 septembre 2016
Énergie Est: l'oléoduc de la discorde
Par Yan Leduc-Chun
Cet été en Saskatchewan, la compagnie Husky Energy a déversé 250,000 litres de pétrole brut dans la rivière North Saskatchewan, source d’eau potable pour près de 100,000 personnes. L’eau doit désormais être transportée aux villages et communautés par camions. Husky Energy a payé 5 millions de dollars à Prince Albert, la plus grande ville affectée par ce dégât pour en limiter les dommages. On nous glisse subtilement mot que ce pétrole lourd ne flotte pas, il coule et se propage sur toutes les surfaces du fond marin. En conséquence, seule la moitié du pétrole déversé dans la rivière n’a pu être nettoyée.
L’oléoduc projeté de TransCanada ferait passer 1 100 000 barils du même type de pétrole lourd par jour sur une distance de 700 Km au Québec, incluant plus de 800 rivières, dont le Saint-Laurent. Soixante pourcent de la population Québécoise, soit 5 000 000 de personnes, y puisent leur eau potable. Un déversement de 250 000 litres de pétrole y serait catastrophique. Or, Énergie Est est un pipeline de proportions immenses, beaucoup plus que celui de la rivière North Saskatchewan.
Il a fallu au moins 14 heures pour que Husky Energy trouve la fuite, relâchant ces 250 000 litres. Si Énergie Est devait fuir pendant aussi longtemps, le déversement compterait environ 100 millions de litres, soit 400 fois plus que le celui qui a détruit tout un écosystème et dépourvu des dizaines de milliers d’individus d’eau potable en Saskatchewan. Concrètement, ces proportions ressembleraient plutôt à la marée noire déclenchée par BP dans le Golfe du Mexique.
Avec le projet de Trans-Canada, la menace de contaminer l’eau de 5 000 000 de personnes planerait en permanence, sans compter que cet oléoduc anéantirait toutes les industries productives bénéficiant des eaux du fleuve ainsi que l’écosystème déjà fragilisé par nos tendances polluantes. Le Saint-Laurent se transformerait donc en un bassin géant toxique dépourvu de vie. Déjà que l’eau douce est une denrée rare, Énergie Est menace d’éradiquer sa plus grande réserve.
En Septembre 2014, Philippe Couillard a affirmé que le Québec devait contribuer à l’économie Canadienne en laissant circuler sur son territoire les sables bitumineux de l’Alberta, que ce soit par oléoduc ou par bateau sur le fleuve Saint-Laurent. Le projet est prêt, mais qu’en est-il de l’appui populaire?
Les sondages l’ont confirmé: à 90%, la population québécoise ne veut rien de ce projet d’oléoduc. En outre, les maires du Québec et de la région de Montréal sont unanimes - exception faite de Régis Labeaume: il n’est pas question de donner carte blanche à l’entreprise Trans-Energy. Le maire de la métropole a clairement fait valoir son point de vue: pour lui, les «risques sont trop importants pour notre environnement» pour trop «peu de retombées». Il compare d’ailleurs les retombées annuelles (qui se chiffreraient à 2 milliards de dollars par année seulement) au cout d’un éventuel déversement (qui pourrait couter jusqu’à 10 milliards de dollars).
Lors des audiences de l’Office national de l’énergie entamées début septembre, les maires ont claqué la porte devant ce qu’ils n’ont hésité de qualifier de mascarade en pointant du doigt des exemples manifestes de collusion entre le pouvoir provincial et trois membres du comité censé enquêter sur le projet qui auraient rencontré Jean Charest personnellement à ce sujet.
Même son de cloche du côté des syndicats: le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN s’est clairement positionné en faux devant ce projet destructeur. En tant que membre du Front commun pour la transition énergétique, dans un communiqué, la centrale locale «estime qu’il faut privilégier le développement des énergies alternatives au pétrole des sables bitumineux», l’une des énergies les plus sales de la planète.
L’opposition venue de la Belle Province a piqué au vif les élus des autres provinces canadiennes, ouvrant ainsi la boite de pandore que constitue la question nationale. Brad Wall, Premier ministre de la Saskatchewan (issu des rangs du Parti saskatchewanais, une formation libéro-conservatrice destinée à déboulonner le NPD dans cette province) espère que «les maires de la région de Montréal retourneront poliment leur part des 10 milliards de dollars de la péréquation financée par l’Ouest». Risible est son opposition alors que la Colombie britannique, qui a déjà fait savoir son opposition au projet de Trans-Canada n’a pas suscité de telle levée de bouclier. On peut certes arguer que cette dernière ne reçoit aucun denier de la péréquation, mais faut-il rappeler qu’au moment où l’exploitation du pétrole de l’Ouest n’était qu’à son balbutiement, le Québec et l’Ontario principalement finançaient la recherche pétrolière?
Faut-il aussi rappeler que si, aujourd’hui, ces provinces pâtissent de la baisse du cours du brut, ce n’est certainement pas la faute du Québec, mais bien celle de dix années de règne conservateur qui ont placé tous les oeufs dans le même panier et ont tenté de convertir le Canada un pays strictement pourvoyeur de matière première et ce, aux dépens des travailleurs et de l’environnement.
Soyons clairs: les sables bitumineux ne sont bénéfiques pour personne, que nous soyons à Montréal, Calgary ou même Fort McMurray. Selon le Parti communiste du Canada, il faudrait tout bonnement imposer un moratoire sur cette industrie et reconvertir les emplois qu’elle génère vers des secteurs plus durables aux mêmes conditions.
En effet, certains diront qu’Énergie Est créera des emplois, certainement quelques douzaines (33 pour être exact), mais risquer à la mise le plus important atout naturel du pays, dont des dizaines de milliers d’emplois dépendent, est une farce, une insulte à notre intelligence. La politique néo-libérale du gouvernement Couillard, vise à garantir les profits du 1% sur le dos du 99%.
Nous devons immédiatement nous unir et bloquer la feuille de route des intérêts de ceux qui n’ont à coeur que la cupidité des compagnes avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons nous assurer de bloquer le projet d’Énergie-Est coûte que coûte. Pas question de mettre tout le peuple Québécois en jeux pour des intérêts privés à 2500 Km de chez nous.
Pour commencer, nous devons nous mobiliser contre le Partenariat trans-Pacifique (PTP). Ce traité de libre-échange, en fait, ressemble plutôt à une Constitution faite sur mesure pour les entreprises. Sur le simple enjeu d’Énergie Est, si ce pacte des rapaces venait à être ratifié par le Canada, toute opposition populaire serait rendue caduque puisque les entreprises auraient tout le loisir de poursuivre toutes les institutions voire tous les États opposés à la mise en place d’un projet générateur de profits - pour les actionnaires, pas pour le peuple, va sans dire.
Nous devons également nous assurer de soutenir activement toutes les forces qui s’opposent à ce projet qui ne propose que de répartir des dividendes pour les actionnaires et une dette écologique insoutenable pour les générations futures. Notre force est notre nombre; notre potentiel, notre organisation et notre substance, notre unité.
Clamons haut et fort notre refus du projet Énergie est!
lundi 8 février 2016
Saint-Valentin : Marche annuelle en mémoire des femmes disparues ou assassinées
À la St-Valentin, la marche commémorative annuelle rendra hommage à la mémoire
des femmes victime de la violence genrée. La marche fondée à
Vancouver en 1991 a débutée en réponse au meurtre d’une femme autochtone Salish du
littoral qui avait reçu peu d’attention de la part de la police et des
médias. Bien que la marche commémore les femmes de toutes les origines,
l’emphase est mise sur les femmes autochtones qui sont
disproportionnément la cible de cette violence systémique.
L'enquête récemment lancée sur les femmes autochtones disparues ou assassinées est un pas dans la bonne direction, mais nous avons besoin de plus que des mots - nous avons besoin besoin d'un véritable changement!
Montréal :15h00 au métro Saint-Laurent
Vancouver : 11h00 au Carnegie Community Centre Theatre, 401 rue Main https://www.facebook.com/events/567879256695101/
Calgary :
Oshawa :
Toronto :
L'enquête récemment lancée sur les femmes autochtones disparues ou assassinées est un pas dans la bonne direction, mais nous avons besoin de plus que des mots - nous avons besoin besoin d'un véritable changement!
Montréal :15h00 au métro Saint-Laurent
Vancouver : 11h00 au Carnegie Community Centre Theatre, 401 rue Main https://www.facebook.com/events/567879256695101/
Calgary :
18h30 à l'Église Unie de Scarboro, 134 Avenue Scarboro SW
Oshawa :
18h00 au Centre Early Years, 1 rue McGrigor
Toronto :
12h30 au Centre de commandement de la police de Toronto, 40 rue College
http://vowpeace.org/event/11th-annual-strawberry-ceremony/
http://vowpeace.org/event/11th-annual-strawberry-ceremony/
lundi 1 février 2016
7ième Marche commémorative annuelle en hommage aux femmes disparue à Montréal
Le 14 février 2016 à 15h00
Métro St Laurent, Montréal
À la St-Valentin, la 7ième marche commémorative annuel rendra hommage aux vies et souvenirs des femmes qui ont été perdues à la violence genrée. La marche fondée à Vancouver en 1991 a débuté en réponse au meurtre d’une femme Salish du littoral qui avait reçu peu d’attention de la part de la police ou des médias. Bien que la marche commémore les femmes de toutes les origines, l’emphase est mise sur les femmes autochtones qui sont disproportionnément cibles de cette violence systémique.
L'enquête récemment lancée est un pas dans la bonne direction, mais on a besoin de plus que des mots - on a besoin d'un véritable changement!
Événement facebook pour la marche à Montréal :
https://www.facebook.com/events/923717884350650/
Événement pour la marche à Vancouver (Vancouver fera sa 26e marche.)
https://womensmemorialmarch.wordpress.com/2016/01/15/march-2/
(Image par Amanda MacDonald)
vendredi 7 août 2015
Manifestation: Solidarité avec la Palestine, fin à violence coloniale!
Le samedi 8 août, 2015
12h au Consulat general d'Israel
1 Carré Westmount
(Metro Atwater)
12h au Consulat general d'Israel
1 Carré Westmount
(Metro Atwater)
Après l'assassinat brutal du bébé de 18 mois Ali Dawabsheh, la Fondation Canado-Palestinienne du Québec (FCPQ) appelle à une manifestation pour condamner la violence des colons, l'occupation et la complicité des Autorités Palestinienne. Le 31 Juillet, des colons israéliens de Ma'ale Efraim ont incendiés la maison de la famille d'Ali Dawabsheh, à Douma tandis que d'autres extremistes des colonies ont peints avec de la peinture à la bombe des graffitis racistes sur une maison voisine. Cela s'est produit dans le contexte de la violence perpétuelle contre les communautés palestiniennes, y compris l'incendie des champs d'oliviers, endommageant des voitures civiles, les attaques contre les mosquées, les églises et les institutions religieuses, ainsi que les agressions physiques fréquentes contre les civils palestiniens.
Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, entre 2009 et 2014 la violence des colons contre les Palestiniens a augmenté de plus de 144%.
Ces événements ne sont pas des incidents isolés ou des attaques sociales, ils sont en fait un élément essentiel de la politique de re-colonisation israélienne, et la violence inhérente a l'accomplissement de ce projet lugubre. L'année dernière, lors du bombardement israélien de Gaza, plus de 2200 personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé à Gaza, 568 d'entre eux étaient des enfants.
La violence des colons est renforcée par l'expansion coloniale israélienne sur les territoires palestiniens. Les attaques individuelles contre les Palestiniens se produisent dans un cadre plus large de la violence militarisée contre la vie palestinienne. La construction du Mur de l'Apartheid, la ségrégation dans la conception des routes entre israéliens et palestiniens, l'expropriation perpétuelle de terres palestiniennes a leur propriétaires légitimes, l'humiliation quotidienne et le harcèlement des civils palestiniens, tout cela crée un contexte qui enhardit les colons israeliens sur le territoire palestinien occupé. En outre, de telles attaques sont régulièrement soumises à la loi du silence et peuvent donc continuer en toute impunité.
Ces événements horribles en Palestine ne se produisent pas dans le vide. L'État canadien répond à cette violence par un soutien inconditionnel à Israël, et le Canada continue d'être l'un des plus proches alliés économiques, politiques et militaires d'Israël. Dans ce contexte d'impunité israélienne et la réelle complicité du Canada, nous exhortons tous les partisans à participer au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) comme un acte concret et tangible de la solidarité avec la Palestine.
Rejoignez-nous lorsque nous prendrons la rue pour une action initiée par les FCPQ avec la participation des palestiniens, militants communautaires, ce samedi à midi, en face du Consulat général d'Israël au 1, Westmount Square, métro Atwater.
mercredi 18 mars 2015
La Marche mondiale des femmes vous invites à l'action le 24 avril
24 avril 2015 - 24 heures d’actions féministes
Le 24 avril 2013, plus d’un millier de travailleuses et de travailleurs ont trouvé la mort, et plusieurs autres ont été blessées dans l’effondrement du « Rana Plaza », un édifice de huit étages abritant des ateliers de confection textile.La Marche mondiale des femmes, à l’international tout comme au Québec, appelle à un 24 heures d’actions féministes en solidarité avec les femmes d’ici et d’ailleurs. Le 24 avril 2015 entre 12 h et 13 h, nous invitons les groupes féministes et leurs allié.es à organiser des actions locales pour dénoncer le système économique actuel, le capitalisme néolibéral, patriarcal, colonialiste et raciste, responsable de l’exploitation du travail des femmes partout dans le monde.
dimanche 15 mars 2015
Tentative de coup d’État contre le Venezuela
Ignacio Ramonet
Publié originalement sur Mémoire des luttes
Sympathique spécimen de la faune amazonienne, le toucan est un oiseau
bien connu pour son bec spectaculaire aux couleurs chatoyantes. C’est
aussi le nom d’un agressif « oiseau d’acier »fabriqué
par l’entreprise brésilienne Embraer, dont la dénomination militaire
est EMB 312, et dont les deux modèles les plus vendus sont le T-27,
version d’entrainement, et le AT-27, armé pour des attaques à terre. Et
c’est précisément un de ces Tucanos militaires,
armé pour l’attaque, qui devait bombarder le palais présidentiel de
Miraflores, à Caracas, le 12 février dernier. Et tuer le président
Nicolas Maduro. L’aéronef avait également pour mission d’attaquer le
ministère de la Défense et de détruire, parmi d’autres cibles, le siège
de la chaîne de télévision internationale TeleSur, en semant le chaos et
la confusion.
Selon les
informations révélées par le président Maduro lui-même, la tentative de
coup d’Etat a été déjouée grâce aux services de renseignement. Ils ont
permis l’arrestation d’un groupe d’officiers d’aviation et de civils. « Il s’agit – a déclaré le chef de l’Etat – d’une tentative de sédition contre la démocratie et la stabilité de notre patrie ; c’est une séquelle du « putsch bleu » [1] de février-mars 2014, il y a un an ».
Nicolas Maduro a
indiqué que l’un des officiers arrêtés était lié, depuis l’année
dernière, à des groupes de l’extrême-droite vénézuélienne qui cherchent à
provoquer des troubles violents dans le pays. Le président a révélé
que, selon l’enquête, les autorités militaires loyales avaient exigé
l’an dernier la démission de cet officier. « Mais il y a quelques semaines – a raconté le chef de l’Etat – plusieurs
opposants ont repris contact avec lui, lui ont remis une importante
somme d’argent et lui ont confié plusieurs missions. En même temps,
l’ambassade des Etats-Unis lui délivrait un visa le 3 février, en
l’assurant ainsi qu’en cas d’échec, il disposait d’une autorisation
d’entrée aux Etats-Unis par n’importe quelle frontière ».
« Dès ce moment – a poursuivi Nicolas Maduro –, cet officier a pris contact avec quatre autres gradés pour exécuter les missions « désignées par Washington » ».
Une de ces missions consistait à faire une vidéo, en enregistrant les
déclarations du général d’aviation Oswaldo Hernández Sánchez depuis la
prison où il est incarcéré pour avoir participé, en 2014, à une
précédente tentative de coup d’Etat.
« L’ordre
était d’enregistrer une vidéo de ce général, qu’on surnomme « l’Ours »,
et, le 12 février, pendant le défilé de la Victoire [2], de faire décoller un avionTucano et
attaquer le palais présidentiel de Miraflores et d’autres « cibles
tactiques » comme le ministère de la défense, le Conseil national
électoral (CNE) et le siège de la chaîne de télévision TeleSur. L’ordre
était de déclencher le putsch au moment de la publication par un journal
d’opposition de ce qu’ils appellent le « Programme du gouvernement de
transition » » [3].
De leur côté,
Diosdado Cabello, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, et
Jorge Rodríguez, maire du district Libertador de la capitale, ont
apporté, le 13 février dernier, à Caracas, plus de détails sur la
tentative putschiste. Les deux dirigeants chavistes ont confirmé que les
officiers arrêtés avaient reconnu que la publication d’un « Manifeste »
était l’un des signes convenus pour déclencher le putsch dont le nom de
code était « Opération Jéricho » [4].
Ils ont également
révélé que, selon les déclarations des détenus, les putschistes avaient
l’intention de « liquider » dès le premier moment, en plus du président
Nicolas Maduro, Diosdado Cabello et Jorge Rodríguez, ainsi que d’autres
personnalités bolivariennes : Tibisay Lucena, présidente du CNE, et
Tareck El Aissami, ancien ministre de l’intérieur et actuel gouverneur
de l’Etat d’Aragua.
Ils ont aussi identifié, en plus du général Oswaldo Hernández,
d’autres chefs présumés de la conspiration. Parmi eux le capitaine
Héctor José Noguera Figueroa ; le colonel José Suárez Rómulo ; le
premier lieutenant Ricardo Antich Zapata (chargé des contacts avec
l’ambassade des Etats-Unis) et le premier lieutenant Luís Hernando Lugo
Calderón [5].
Ils ont montré une
partie de l’arsenal saisi, en particulier des armes de gros calibre :
des fusils semi-automatiques AR-15, des mitrailleuses et des grenades.
Ils ont également révélé que des plans de la ville de Caracas avaient
été trouvés, sur lesquels plusieurs « cibles tactiques » étaient
effectivement signalées avec une grande précision : le palais
présidentiel de Miraflores, les ministères de la défense, de l’intérieur
et de la justice, le Conseil national électoral, la Direction du
contre-espionnage militaire et, comme nous l’avons déjà dit, le siège de
la chaîne de télévision TeleSur.
Cabello et Rodríguez
ont désigné comme « auteurs intellectuels » de la tentative putschiste
et du projet de magnicide deux personnalités de l’opposition : Antonio
Ledezma, maire de Caracas (arrêté le 19 février dernier) et Julio
Borges, député de l’opposition. Ils ont également affirmé détenir les
preuves de la participation de fonctionnaires de l’ambassade des Etats
Unis :« Une fonctionnaire de
l’ambassade appelait les épouses des généraux vénézuéliens et leur
disait que le nom de leur mari figurait sur la liste des personnes
sanctionnées par le Congrès des Etats-Unis. Et que les visas d’entrée
aux Etats Unis de leurs familles avaient été invalidés. Ainsi voulait-on
susciter l’angoisse dans les familles des officiers », expliqua Jorge Rodríguez.
Pour sa part, le
président Maduro a dit avoir en sa possession le « projet de
gouvernement » élaboré par les putschistes. Selon ce plan, les pouvoirs
publics seraient éliminés et les Cubains (médecins, instituteurs et
sportifs) des Missions de service social (santé, éducation et sport)
menacés. « Ils parlent aussi – dit le président Maduro – de
privatiser la compagnie pétrolière nationale PDVSA [Petróleos de
Venezuela Sociedad Anónima], de suspendre les garanties
constitutionnelles, de libéraliser le système des changes et de redonner
les dollars à l’oligarchie ». Le président a ajouté que dans ce « Projet de gouvernement » les putschistes « menacent ce qu’ils appellent les « collectifs » – qui
sont, nous le savons, le peuple vénézuélien – et annoncent que, dès
qu’ils seront au pouvoir, ils déploieront contre eux toute la force
militaire. Aux Cubains des Missions, ils donnent 24 heures pour se
présenter devant les bureaux du nouveau gouvernement de facto ou ils supporteront les conséquences… ».
Malgré toutes les
preuves et tous les détails fournis par les plus hautes autorités de
l’Etat vénézuélien, les médias internationaux (même en Amérique latine)
ont accordé peu de crédibilité à cette tentative de coup d’Etat. Une
telle « incrédulité » fait partie – depuis quinze ans – de la stratégie
des grands médias dominants dans leur guerre contre la révolution
bolivarienne, afin de discréditer les autorités bolivariennes.
Indifférent à cette attitude hostile, le président Nicolás Maduro
continue à expliquer, avec une persévérance pédagogique et en présentant
toutes sortes de preuves, comment, depuis la mort d’Hugo Chávez (il y a
juste deux ans) et depuis son élection (le 14 avril 2014), un « coup d’Etat lent » est en marche pour le renverser.
Cette fois le putsch devait se réaliser en quatre étapes [6].
La première a
commencé début janvier 2015, lorsque le président Maduro se trouvait en
déplacement à l’étranger (Chine, Iran, Qatar, Arabie Saoudite, Algérie
et Russie). Au cours de cette première étape, des entreprises privées
ont mené des campagnes d’accaparement d’aliments et de produits de
première nécessité dans le but de créer des pénuries et du
mécontentement, préparant ainsi les conditions pour que les citoyens
protestent et saccagent les supermarchés. Ce qui ne s’est pas produit.
Dans la deuxième
phase, les grands médias internationaux ont intensifié la diffusion de
reportages, de nouvelles et d’articles qui donnaient une image déformée
de la réalité vénézuélienne, faisant croire que dans le pays du « socialisme du XXI siècle »sévissait une véritable « crise humanitaire ».
A cette occasion le président Maduro a dénoncé le rôle détestable joué,
au cours de cette phase de l’ « Opération Jéricho », par plusieurs
quotidiens espagnols (El País, ABC), …
La troisième étape devait avoir pour protagoniste un« traître » qui ferait un appel solennel à la rébellion à la télévision et dans les grands médias. Le président n’a pas donné le nom de ce« traître », mais il a mis en garde les Vénézuéliens : « Je
ne veux alarmer personne, mais je dois dire toutes les vérités (…) Ils
sont en train de chercher un traître, et je demande au peuple de rester
vigilant ».
La quatrième étape du
coup d’Etat – celle qui a été déjouée le 12 février dernier – prévoyait
la participation d’un groupe d’officiers putschistes de l’armée de
l’air, financés depuis l’étranger. Alors serait annoncé le « Programme
de gouvernement de transition ». Et l’on enterrerait la révolution de
Chávez.
Mais, même en quatre étapes, le coup d’État a échoué. Et la révolution bolivarienne demeure debout.
Notes :
[1]
L’aile la plus à droite de l’opposition vénézuélienne, – dirigée par
des personnalités ultraconservatrices comme Leopoldo López (arrêté le 20
février 2014), Antonio Ledesma (arrêté le 19 février 2015) et Maria
Corina Machado (ancienne députée) – a lancé le mouvement « La Sortie », qui appelait à une sorte de« coup d’Etat soft » ou de « coup d’Etat bleu » dans le but de renverser le Président Nicolás Maduro par le financement de manifestations violentes (les« guarimbas ») qui ont fait 43 morts, 878 blessés et d’innombrables dégâts.
[2]
Le 12 février, au Venezuela, c’est le Jour de la Jeunesse, qui
commémore la Bataille de la Victoire, pendant la guerre d’Indépendance,
dans laquelle un millier d’étudiants venus de Caracas ont affronté les
troupes espagnoles et les ont vaincues.
[3] Le manifeste a été publié le 11 février dernier, dans un journal d’opposition, El Nacional, en page 5, sous le titre de « Appel aux vénézuéliens pour un accord national pour la transition ».
[4]
Par référence à La Bible et plus précisément au Livre de Josué, qui
raconte que quand Josué, à la tête des israélites, arriva au pied des
imposants remparts de la ville de Jéricho, Dieu lui dit d’ordonner aux
prêtres de sonner les trompettes :« Quand
vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de
grands cris. Alors le rempart de la ville s’écroulera, et le peuple
montera, sans obstacle ».
[5]
Les autres officiers putschistes seraient : la Capitaine Laideth
Salazar de Zerpa, dite « Manuelita » ; les capitaines Andrés Ramón
Thompson Martínez, Nerio Alfonso Cordova Moreno ; Carlos Manuel Osuna
Saraco dit « Guillermo » ; le major Cesar Pérez Carrero ; premier
lieutenant Wilfredo Amado Castillo Colmenares ; premier lieutenant
Javier Salazar Moncada ; premier lieutenant Miguel Ángel Salazar
Molina ; premier lieutenant Carlos Esqueda Martínez ; et premier
lieutenant Jofre de Jesús Pineda Trejo.
[6] Voir site web de TeleSur, Caracas, le 12 février 2014.www.telesurtv.net/Gobierno-venezolano-desmantela-atentado-golpista
lundi 9 mars 2015
8 mars 2015 : Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires
Bref retour sur les actions du 8 mars 2015
Ce 8 mars, des centaines de femmes et de personnes solidaires des luttes féministes ont descendu dans les rue pour réitérer que nos luttes pour les droits des femmes sont actuelles et urgentes. Dans plusieurs villes québécoises des marches et des actions multiples ont pris place. Les actions du 8 mars au Québec ont été appelé sous le thème de « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ».
À Trois-Rivière, des centaines de manifestantes et de manifestantes se sont ainsi réunies pour dénoncer ce plan d'asutérité. Marie-Josée Hamelin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS de l'Énergie a expliqué entre autre que «Les coupures et les réformes vont faire très mal, puisque 75 % de la fonction publique ce sont des femmes».
À Québec, c'est aussi la question de l'austérité qui a raisonnée dans les slogans chanté par plus de 200 personnes. En fait, dans plusieurs de ces actions, la question du plan économique dévastateur du gouvernement Couillard fut au cœur des revendications puisque ce plan d’austérité touche déjà de manière disproportionné les femmes en creusant les inégalités hommes-femmes. (Vous pouvez consultez la recherche de l'Iris sur le sujet en cliquant ici )
Ce 8 mars fut aussi l'occasion du lancement de la 4e Marche mondial des femmes avec le slogan « Nous resterons en Marche jusqu'à ce que toutes les femmes soient libres ». La grande action international se déroulera dans plus de 50 pays et territoires jusqu'au 17 octobre. (pour en savoir plus sur le MMF : www.mmfqc.org)
À Montréal, c'est Femmes de diverses origines qui a organisé la marche qui a eu lieu dans le centre-ville réunissant un millier de personnes. En fait, depuis 14 ans, Femmes de diverses origines fait entendre la voix de femmes racisées et anti-impérialistes et appel à tout les 8 mars à une manifestation. (Pour consulter le site web de Femmes de diverses origines, cliquez ici.)Voici l'appel qui avait été lancé pour la Marche :
«CONSTRUISONS LE MONDE QUE NOUS VOULONS!
Le monde dans lequel nous soulignerons cette année la Journée internationale des femmes, est un monde en guerre. Le collectif Femmes de diverses origines veut dénoncer l’hypocrisie actuelle du gouvernement canadien, des élites et des grands États impérialistes qui prétendent aujourd’hui se battre en notre nom pour la liberté et la démocratie.
En ce 8 mars, nous invitons les femmes de toutes origines, les travailleuses et les plus vulnérables d’entre nous qui sont aujourd’hui stigmatisées, méprisées et rejetées par les politiques économiques, sociales et anti-démocratiques défendues par les gouvernements à Québec et à Ottawa, à manifester dans les rues de Montréal. Pour dénoncer ceux qui depuis des années, prétendent se battre en notre nom contre la pauvreté et l’oppression, alors qu’ils sont les grands responsables du chaos actuel. Notre combat n’est pas le leur : c’est leurs politiques que nous combattons ! C’est leur monde qu’il faut changer !
Nous dénonçons les coupes des gouvernements, tant à Québec qu’à Ottawa dans les services en santé, en éducation, en garderie, les hausses des tarifs d’électricité, de transport, en assurance-emploi qui attaquent les droits les plus fondamentaux : le droit à une vie décente, le droit à la dignité et le droit au travail. Ces mesures sont prises au nom de la crise économique, désormais permanente, que le capitalisme mondial et les États qui le servent ont eux-mêmes provoquée.
Nous dénonçons le patriarcat derrière l’hypocrisie qu’affichent les États face aux crimes contre les femmes, que ce soit en Afrique où des milliers d’entre elles sont victimes de Boko Haram, ou plus près de nous au Canada, alors que les femmes autochtones disparaissent ou sont assassinées dans l’indifférence.
Nous dénonçons les lois et politiques au Canada et au Québec, visant à attaquer les droits des femmes immigrantes ou réfugiées et de leurs familles, des travailleuses temporaires qui n’obtiendront jamais de statut permanent, créant ainsi une sous-citoyenneté. Ce véritable racisme d’État cautionne la discrimination, l’islamophobie – où les femmes musulmanes sont particulièrement visées – et la paranoïa à l’endroit des minorités.
Nous dénonçons le danger de militarisation de la société par la surveillance politique des individus, l’augmentation de la présence militaire et policière, les arrestations préventives et les extraditions.
Le monde est défiguré par les politiques impérialistes, patriarcales et colonialistes – notamment de la France en Afrique et des États-Unis au Moyen-Orient. En voulant pendant des années, jouer les apprentis sorciers, en finançant et armant des forces radicales et des États réactionnaires et fondamentalistes, ils ont déclenché le chaos en Syrie, en Libye, au Liban, dans les territoires palestiniens, en Afghanistan, en Irak, en Afrique.
En solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui comptent parmi ses centaines, voire ses millions de victimes, nous dénonçons le prétexte de la guerre « au terrorisme », seule réponse proposée par le Canada et ses alliés pour améliorer le monde… Cette guerre est la continuité militaire du « terrorisme » d’État qu’ils pratiquent via des politiques économiques d’étouffement, dévastatrices et colonialistes dans les pays pauvres et opprimés. Cette « guerre au terrorisme » n’apporte que ravages, destruction, répression, et victimes civiles … mais aucune solution. 2015 marque le 25e anniversaire des attaques contre Kanehsatà:ke par le Quebec et Canada. Cette violence d’État et la tentative de criminaliser le peuple Mohawk qui résistait à l’exploitation capitaliste de leur terre, est dans le sillon du colonialisme commencé il y a 500 ans.
Nous voulons un monde égalitaire et sans oppression, où le pouvoir sera entre les mains de la majorité et non concentré entre les mains de la minorité des plus riches ! Nous voulons un monde où les échanges économiques seront d’abord fondés sur la nécessité de combler les besoins fondamentaux des populations, en logement, en garderie, en travail et en nourriture et en santé.
Nous résistons. Nous nous organisons. Et nous lutterons pour nous libérer de toutes les oppressions véhiculées par le racisme, les religions et le patriarcat. Nous continuerons à appuyer toutes les femmes qui s’organisent pour changer ce monde injuste, impérialiste et guerrier :
- Nous manifesterons aux côtés des femmes autochtones le 14 février, pour dénoncer les disparitions dont elles sont victimes ;
- Nous participerons avec la Marche mondiale des femmes et en solidarité avec les travailleuses du Bengladesh, à la manifestation du 24 avril prochain, pour commémorer les centaines de victimes parmi elles lors de l’effondrement de leur usine ;
- Nous réaffirmons notre solidarité avec les femmes en Palestine qui résistent avec leur peuple depuis des générations pour affirmer leurs droit d’exister et leur droit à la terre.
- Nous saluons les femmes qui organisent la résistance contre l’agression des minières canadiennes ici, en Équateur, au Congo, aux Philippines !
ET NOUS SERONS DANS LA RUE LE 8 MARS POUR CHANGER LE MONDE !»
Ce 8 mars, des centaines de femmes et de personnes solidaires des luttes féministes ont descendu dans les rue pour réitérer que nos luttes pour les droits des femmes sont actuelles et urgentes. Dans plusieurs villes québécoises des marches et des actions multiples ont pris place. Les actions du 8 mars au Québec ont été appelé sous le thème de « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ».
À Trois-Rivière, des centaines de manifestantes et de manifestantes se sont ainsi réunies pour dénoncer ce plan d'asutérité. Marie-Josée Hamelin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS de l'Énergie a expliqué entre autre que «Les coupures et les réformes vont faire très mal, puisque 75 % de la fonction publique ce sont des femmes».
À Québec, c'est aussi la question de l'austérité qui a raisonnée dans les slogans chanté par plus de 200 personnes. En fait, dans plusieurs de ces actions, la question du plan économique dévastateur du gouvernement Couillard fut au cœur des revendications puisque ce plan d’austérité touche déjà de manière disproportionné les femmes en creusant les inégalités hommes-femmes. (Vous pouvez consultez la recherche de l'Iris sur le sujet en cliquant ici )
Ce 8 mars fut aussi l'occasion du lancement de la 4e Marche mondial des femmes avec le slogan « Nous resterons en Marche jusqu'à ce que toutes les femmes soient libres ». La grande action international se déroulera dans plus de 50 pays et territoires jusqu'au 17 octobre. (pour en savoir plus sur le MMF : www.mmfqc.org)
À Montréal, c'est Femmes de diverses origines qui a organisé la marche qui a eu lieu dans le centre-ville réunissant un millier de personnes. En fait, depuis 14 ans, Femmes de diverses origines fait entendre la voix de femmes racisées et anti-impérialistes et appel à tout les 8 mars à une manifestation. (Pour consulter le site web de Femmes de diverses origines, cliquez ici.)Voici l'appel qui avait été lancé pour la Marche :
«CONSTRUISONS LE MONDE QUE NOUS VOULONS!
Le monde dans lequel nous soulignerons cette année la Journée internationale des femmes, est un monde en guerre. Le collectif Femmes de diverses origines veut dénoncer l’hypocrisie actuelle du gouvernement canadien, des élites et des grands États impérialistes qui prétendent aujourd’hui se battre en notre nom pour la liberté et la démocratie.
En ce 8 mars, nous invitons les femmes de toutes origines, les travailleuses et les plus vulnérables d’entre nous qui sont aujourd’hui stigmatisées, méprisées et rejetées par les politiques économiques, sociales et anti-démocratiques défendues par les gouvernements à Québec et à Ottawa, à manifester dans les rues de Montréal. Pour dénoncer ceux qui depuis des années, prétendent se battre en notre nom contre la pauvreté et l’oppression, alors qu’ils sont les grands responsables du chaos actuel. Notre combat n’est pas le leur : c’est leurs politiques que nous combattons ! C’est leur monde qu’il faut changer !
Nous dénonçons les coupes des gouvernements, tant à Québec qu’à Ottawa dans les services en santé, en éducation, en garderie, les hausses des tarifs d’électricité, de transport, en assurance-emploi qui attaquent les droits les plus fondamentaux : le droit à une vie décente, le droit à la dignité et le droit au travail. Ces mesures sont prises au nom de la crise économique, désormais permanente, que le capitalisme mondial et les États qui le servent ont eux-mêmes provoquée.
Nous dénonçons le patriarcat derrière l’hypocrisie qu’affichent les États face aux crimes contre les femmes, que ce soit en Afrique où des milliers d’entre elles sont victimes de Boko Haram, ou plus près de nous au Canada, alors que les femmes autochtones disparaissent ou sont assassinées dans l’indifférence.
Nous dénonçons les lois et politiques au Canada et au Québec, visant à attaquer les droits des femmes immigrantes ou réfugiées et de leurs familles, des travailleuses temporaires qui n’obtiendront jamais de statut permanent, créant ainsi une sous-citoyenneté. Ce véritable racisme d’État cautionne la discrimination, l’islamophobie – où les femmes musulmanes sont particulièrement visées – et la paranoïa à l’endroit des minorités.
Nous dénonçons le danger de militarisation de la société par la surveillance politique des individus, l’augmentation de la présence militaire et policière, les arrestations préventives et les extraditions.
Le monde est défiguré par les politiques impérialistes, patriarcales et colonialistes – notamment de la France en Afrique et des États-Unis au Moyen-Orient. En voulant pendant des années, jouer les apprentis sorciers, en finançant et armant des forces radicales et des États réactionnaires et fondamentalistes, ils ont déclenché le chaos en Syrie, en Libye, au Liban, dans les territoires palestiniens, en Afghanistan, en Irak, en Afrique.
En solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui comptent parmi ses centaines, voire ses millions de victimes, nous dénonçons le prétexte de la guerre « au terrorisme », seule réponse proposée par le Canada et ses alliés pour améliorer le monde… Cette guerre est la continuité militaire du « terrorisme » d’État qu’ils pratiquent via des politiques économiques d’étouffement, dévastatrices et colonialistes dans les pays pauvres et opprimés. Cette « guerre au terrorisme » n’apporte que ravages, destruction, répression, et victimes civiles … mais aucune solution. 2015 marque le 25e anniversaire des attaques contre Kanehsatà:ke par le Quebec et Canada. Cette violence d’État et la tentative de criminaliser le peuple Mohawk qui résistait à l’exploitation capitaliste de leur terre, est dans le sillon du colonialisme commencé il y a 500 ans.
Nous voulons un monde égalitaire et sans oppression, où le pouvoir sera entre les mains de la majorité et non concentré entre les mains de la minorité des plus riches ! Nous voulons un monde où les échanges économiques seront d’abord fondés sur la nécessité de combler les besoins fondamentaux des populations, en logement, en garderie, en travail et en nourriture et en santé.
Nous résistons. Nous nous organisons. Et nous lutterons pour nous libérer de toutes les oppressions véhiculées par le racisme, les religions et le patriarcat. Nous continuerons à appuyer toutes les femmes qui s’organisent pour changer ce monde injuste, impérialiste et guerrier :
- Nous manifesterons aux côtés des femmes autochtones le 14 février, pour dénoncer les disparitions dont elles sont victimes ;
- Nous participerons avec la Marche mondiale des femmes et en solidarité avec les travailleuses du Bengladesh, à la manifestation du 24 avril prochain, pour commémorer les centaines de victimes parmi elles lors de l’effondrement de leur usine ;
- Nous réaffirmons notre solidarité avec les femmes en Palestine qui résistent avec leur peuple depuis des générations pour affirmer leurs droit d’exister et leur droit à la terre.
- Nous saluons les femmes qui organisent la résistance contre l’agression des minières canadiennes ici, en Équateur, au Congo, aux Philippines !
ET NOUS SERONS DANS LA RUE LE 8 MARS POUR CHANGER LE MONDE !»
Convergence de luttes pour les droits des femmes
Sables bitumineux, guerre et austérité étaient au menu de la Journée internationale des femmes
Article du Devoir ce matin
www.ledevoir.com
Article du Devoir ce matin
www.ledevoir.com
Sur le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires »,
des Québécoises ont mené des actions contre la violence, le sexisme, les
oléoducs et l’exploitation des sables bitumineux, les mesures
d’austérité et la militarisation lors de la Journée internationale des
femmes, dimanche. Toutes ces luttes convergent avec celle pour les
droits des femmes, ont-elles voulu signifier.
« Les femmes ont du leadership dans un ensemble
de luttes, comme la libération de leur corps, mais aussi de nos
territoires politiques et économiques. Et toutes ces luttes se
rejoignent », affirme Alexa Conradi, présidente
de la Fédération des femmes du Québec. Les droits des femmes sont
bafoués par l’essor de l’industrie pétrolière, cite-t-elle comme
exemple.
En matinée, Mme Conradi prenait part à une action écoféministe à
Montréal. Une centaine de femmes ont formé un « mur » pour bloquer
l’entrée de la raffinerie Suncor. « [Cette entreprise]
raffine le pétrole des sables bitumineux, l’un des plus sales au monde.
En plus, ce pétrole dépossède les Autochtones de leurs territoires, et
son exploitation s’accompagne souvent d’une augmentation de la violence
contre les femmes », dénonce la présidente.
Les différentes oratrices ont dénoncé le fait que les emplois de
cette industrie sont inaccessibles pour les femmes, notamment en raison
de l’horaire particulier qui demande de quitter sa famille durant
quelques semaines. Elles ont aussi parlé de l’impact négatif de ces
projets sur la santé des familles.
Ce « mur de femmes »
était à la fois un écho et un hommage à celui formé par des femmes
autochtones en mars 2014 à Vancouver, en Colombie-Britannique. « Les
femmes autochtones sont au-devant des luttes, notamment de celle contre
l’exploitation des sables bitumineux et les projets d’oléoducs qui
serpenteront sur leur territoire », a déclaré Marie-Josée Béliveau, l’une des oratrices.
« Les femmes autochtones sont plus activistes
dans la lutte contre les sables bitumineux et ces gros serpents de fer
polluants, car elles sont davantage liées à la terre, explique Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec. Et un leadership s’est réveillé chez elles, maintenant qu’elles connaissent davantage leurs droits, dont le droit de prendre la parole et d’être en action ».
Après cette action, une marche au centre-ville de Montréal a réuni
des centaines de femmes de diverses origines, notamment vénézuélienne,
syrienne, bolivienne, haïtienne, congolaise et palestinienne.
Quelques-unes d’entre elles ont participé à une action antimilitariste, à
la Place Montréal Trust, durant laquelle elles ont dévoilé des images
reflétant les conséquences des guerres et de la violence sur les femmes.
« Les femmes et les filles sont violées en masse dans mon pays. Personne ne regarde », déplore Agnès Mtimba, qui a participé à cette action.
« Nous dénonçons l’apport du Canada dans cette
militarisation. Trop de femmes meurent à cause des guerres dans le
monde, et notre pays y contribue », dénonce pour sa part Lise Cloutier, l’une des porte-parole de la coalition montréalaise de la Marche mondiale des femmes.
Femmes et « austérité »
Dans les événements qui se sont déroulés à Montréal, Québec,
Trois-Rivières, Rouyn-Noranda, Rimouski, Québec et Alma, l’opposition
aux « politiques d’austérité » du gouvernement libéral a été au centre des revendications.
« Les femmes sont dans la mire de l’austérité
libérale. La grande majorité des employés de la fonction publique et des
services publics sont des femmes. Elles écoperont de la fin de
l’universalité des services de garde. Les femmes sur l’aide sociale
reçoivent une pension alimentaire pour enfants réduite »,
a dénoncé Manon Massé, députée de Québec solidaire, qui prenait part à
la marche montréalaise, aux côtés de ses collègues Françoise David et
Andres Fontecilla.
D’autres politiciens ont participé aux activités se déroulant dans
leur région, dont Carole Poirier, porte-parole de l’opposition
officielle en matière de condition féminine
vendredi 6 mars 2015
Justice pour les femmes autochtones assassinées et disparues
Mettons-fin au racisme et à la destruction
environnementale du gouvernement Harper
Communiqué
du Comité central exécutif de la YCL - LJC
En février, la Ligue de
la jeunesse communiste du Canada, exprime sa solidarité avec ceux qui, dans les
rues, demandent une enquête au sujet des femmes autochtones assassinées et
disparues. La campagne «#ShutDownCanada» tout comme la journée d’action
annuelle du 14 février rappellent que des actions doivent être prises
immédiatement pour mettre fin à l’oppression des peuples autochtones.
Au Canada, la
colonisation et la révolution industrielle se sont développées aux dépens des
Premières Nations. Leur résistance au joug colonial a été brutalement réprimée
et une politique génocidaire poursuivie jusqu’à nos jours a été établie par
l’État. Des nations entières ont été décimées, les peuples autochtones ayant
été infectés de maladies mortelles, ce qui les a forcé à habiter des réserves
délabrées où leurs enfants leur ont été arrachés pour être envoyés dans des
«pensionnats de réforme» avec pour but avoué de les acculturer.
La crise est toujours
en cours, particulièrement chez les jeunes autochtones. Les taux de suicide
chez les jeunes des Premières Nations s’élèvent à 5 ou 7 fois supérieur à la
moyenne canadienne. La mortalité infantile y est 1,5 fois plus élevée et les
jeunes autochtones ont plus de chance de finir en prison que d’entrer à
l’université. Les peuples autochtones au Canada ne peuvent se prévaloir de
leurs droits fondamentaux, de leur droit à l’égalité et de leur droit à
l’autodétermination. Nous considérons que l’approche de l’État canadien et de
sa classe dirigeante s’inscrit dans une tradition de politique génocidaire.
Cette oppression
nationale couplée à l’oppression des femmes crée des conditions invivables pour
les femmes autochtones. Un exemple des plus sordide est le nombre sans cesse
croissant des femmes autochtones assassinées et disparues. Depuis 1980, elles
sont plus de 1000 à avoir été assassinées et plus d’une centaine sont disparues
dans des conditions suspectes selon la Gendramerie royale du Canada.
Les Premières Nations
et particulièrement l’Association des femmes autochtones du Canada ne cessent
de réclamer une enquête fédérale au sujet de cette violence systémique depuis
plusieurs années. L’an dernier, la Commission inter-américaine des Droits de
l’Homme et le Coontrôleur général du Canada ont aussi demandé à l’État canadien
de réagir devant les violences à cet égard. Depuis 1991, des mobilisations ont
lieu le 14 février.
Malgré ces pressions,
le gouvernement conservateur a continuellement refusé d’ouvrir une enquête à ce
sujet. Au contraire, il a ajouté de l’huile sur le feu en éliminant le
financement du projet de base de données proposé par «Soeurs d’Esprit», une
initiative autochtone destinée à soutenir ces femmes et leurs familles.
Harper a
continuellement nié les causes profondes du sexisme et du racisme. Lors d’une
conférence internationale, il a déclaré que le Canada n’a «aucune histoire
coloniale». L’an dernier, il a dit que les meurtres de femmes autochtones
devraient être considérés comme crimes et non comme un «phénomène
sociologique». Ceci reflète la politique intransigeante de criminalisation des
populations les plus vulnérables au Canada par les conservateurs. Au même
moment, le gouvernement se dédouane de toute responsabilité puisqu’il nie que
ces crimes soient enracinés dans les conditions matérielles déplorables qui
sont le lot quotidien des populations autochtones. Ainsi, le gouvernement a
quartier libre pour pousser plus loin leur dépossession et leur aliénation au
grand bonheur des capitalistes canadiens.
Cette année, un
important appel à la mobilisation a été lancé le 13 février dernier. Sous le
mot d’ordre «#ShutDownCanada», les militants ont demandé l’ouverture d’une
enquête tout en liant la problématique de la souveraineté des Premières nations
à celle de la destruction de l’environnement par le système capitaliste. Les
monopoles pétroliers et gaziers exercent un contrôle démesuré sur les
gouvernements provinciaux et fédéral, ce qui leur permet de détruire
l’environnement, d’empoisonner des communautés locales et menacer la planète
entière à cause de changements climatiques irréversibles et ce, plus ou moins
librement. Les communautés autochtones sont les premières touchées au Canada,
menant à ce que l’on pourrait qualifier de «racisme environnemental» et à des
processus de consultation avec l’industrie et le gouvernement qui n’ont rien à
voir avec une entente et encore mois avec le droit à l’autodétermination.
Aujourd’hui, les
peuples autochtones sont plus unis et revendicatifs dans leurs luttes. La YCL -
LJC Canada est solidaire des luttes des femmes autochtones du Canada qui
luttent pour poser un terme à cette violence. Il est temps que l’État canadien
et les entreprises payent leur dû pour les terres volées et la justice bafouée.
Nous exigeons un règlement rapide et juste pour toutes les revendications
territoriales des Premières Nations ainsi que des actions d’urgence pour
améliorer les conditions de vie, l’emploi, la santé et le logement pour les
peuples autochtones. Nous exigeons la fin immédiate de toute pratique de
«fragmentation», l’annulation de l’inversion du flux de pétrole de l’oléoduc 9,
la fin du projet des oléoducs Northern
Gateway, Energy East, Kinder Morgan ainsi que de toutes les
autres atteintes patronales destinées à jouer à la roulette russe pour gagner
des profits.
Nous soutenons aussi
les revendications du Parti Communiste du Canada en faveur d’une relation
d’égalité et de justice entre les nations qui le composent à travers une
nouvelle constitution démocratique basée sur un partenariat égal et volontaire
entre les Premières Nations, le Québec, l’Acadie et le reste du Canada. Nous demandons
la reconnaissance de leurs droits nationaux et du droit à l’auto-détermination
incluant le droit à la séparation. Nous estimons que la solidarité et le
soutien aux luttes des peuples Autochtones et à leur auto-détermination
constitue une partie essentielle de toute tentative de constituer un meilleur
Canada et un futur socialiste.
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