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vendredi 9 octobre 2015

Plate-forme électorale du Parti communiste du Canada pour les élections fédérales 2015

Créer des emplois et augmenter les salaires

Faire du plein emploi et de la création d’emplois à temps plein une priorité absolue.
  • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale « Les emplois d’abord » basée sur des investissements publics massifs pour augmenter les emplois à valeur ajoutée dans le secteur manufacturier et dans le secteur industriel secondaire, pour reconstruire et moderniser les infrastructures publiques et municipales du Canada, renforcer les programmes sociaux et la protection de l’environnement, et construire des logements sociaux abordables.

Augmenter les salaires des travailleuses et des travailleurs

  • Augmenter les salaires des travailleuses et des travailleurs à la valeur réelle d’où ils ont stagné ou diminué au cours des 25 dernières années, pendant que la productivité du travail augmentait de près de 40%!
  • Augmenter le salaire minimum à 20 $ / heure; interdire les doubles échelles salariales pour les nouvelles et les nouveaux embauchés.
  • Légiférer pour une semaine de travail de 32 heures sans perte de salaire net et sans perte de service pour le public.
  • Bannir les heures supplémentaires obligatoires, et légiférer pour accorder au moins quatre semaines de vacances annuelles payées.
  • Garantir des avantages sociaux décents pour tous, y compris les travailleuses et les travailleurs à temps partiel, à domicile et contractuels.
  • Consacrer la totalité du fonds d’assurance-emploi aux travailleuses-eurs sans emploi, en accordant des prestations d’AE équivalant à 90% du dernier salaire gagné pour la durée totale du chômage et inclure une couverture pour les demanderesses et les demandeurs d’un premier emploi.
  • Adopter une politique salariale juste et une pleine équité salariale et d’emploi pour les travailleuses.

Développer des programmes sociaux universels – Mettre fin à la pauvreté

  • Agir pour lutter contre la pauvreté, en particulier parmi les peuples autochtones, les nouvelles et nouveaux immigrants, les femmes, les jeunes, les personnes âgées et les personnes handicapées.
  • Abolir le «workfare» et introduire un revenu annuel garanti vivable.
  • Protéger et développer le régime de retraite public universel, incluant une hausse substantielle des prestations du RPC.
  • Promulguer la retraite anticipée volontaire dès l’âge de 60 ans.
  • Rétablir et développer les fonds aux provinces destinés à la santé, à l’éducation, au logement social et au bien-être, et améliorer toutes les normes du Canada, tout en assurant que le Québec conserve le contrôle et l’administration de ses propres programmes.
  • Établir un système de garderie universel de qualité et abordable, financé et administré publiquement, avec des normes pancanadiennes.

Paix et désarmement

  • Adopter une politique étrangère canadienne indépendante de paix, de désarmement et de viabilité environnementale.
  • Mettre fin immédiatement à la participation canadienne à la guerre en Irak et en Syrie, et au conflit interne en Ukraine, et s’opposer à toute nouvelle agression militaire.
  • Respecter le droit international, y compris la souveraineté de tous les États; rejeter les politiques impérialistes de «changement de régime» et de première frappe nucléaire.
  • S’opposer à la militarisation de l’espace et à la militarisation de l’Arctique.
  • Soutenir l’abolition des armes nucléaires et autres armes de destruction massive à l’échelle mondiale.
  • Sortir des alliances de l’OTAN et de NORAD.
  • Annuler l’achat prévu d’avions de combat et de navires de guerre, et réduire le budget militaire de 75%.
  • Convertir les emplois militaires en emplois civils ; mettre fin aux exportations militaires du Canada.
  • S’opposer à l’apartheid israélien et soutenir une paix juste au Moyen-Orient, basée sur le retrait total d’Israël de tous les territoires occupés, sur le droit au retour pour les réfugiés palestiniens, et la formation d’un État palestinien indépendant et viable.
  • Annuler la dette du Tiers-Monde.

Nationaliser l’énergie et les ressources naturelles

  • Adopter un plan populaire pour les ressources énergétiques, incluant la propriété publique et le contrôle démocratique de toute l’extraction des ressources énergétique et naturelles, de la production et de la distribution.
  • Geler et réduire les exportations d’énergie.
  • Geler et réduire les exportations d’énergie.
  • Développer un réseau Est-Ouest de fourniture de l’énergie entre les provinces.
  • Arrêter les nouveaux développements d’exploitation des sables bitumineux en l’Alberta et cesser toutes opérations dans les cinq ans, avec des emplois garantis pour les travailleuses-eurs dans des industries de développement durable avec un salaire équivalent.
  • Compenser les peuples et les communautés autochtones victimes des sables bitumineux.
  • Non aux pipelines d’Enbridge, de Kinder Morgan, de Keystone XL, de Ligne 9 et Énergie Est, et à l’exploration et l’expédition de pétrole et de gaz sur la côte Ouest.
  • Imposer un moratoire sur l’exploration et le développement des ressources de gaz de schiste.

Propriété publique et contrôle démocratique

  • Garder les biens et les services publics à l’abri des profiteurs.
  • Renverser la privatisation et la sous-traitance dans les programmes, les services énergétiques et autres services publics.
  • Arrêter les PPP (partenariats publics-privés).
  • Nationaliser le système bancaire et les assurances et les placer sous contrôle démocratique.
  • Arrêter les tentatives de privatisation de Postes Canada et rétablir le service de livraison du courrier à domicile.
  • Renverser la privatisation d’Air Canada, de Petro-Canada et du CN.
  • Interdire les exportations d’eau douce. Rétablir le financement pour la SRC, et accroître le soutien public pour les arts et la culture canadienne.

Garder les emplois industriels au Canada

  • Mettre fin à la liquidation de l’industrie manufacturière et secondaire et renforcer le secteur de fabrication à valeur ajoutée.
  • Développer l’emploi dans l’industrie en nationalisant les industries de l’acier et de l’automobile, en construisant une voiture canadienne, et en développant la production du transport rapide.
  • Promouvoir de plus fortes industries de machines-outil, de construction navale, d’outillage agricole et d’électroménagers.
  • Utiliser la tarification, le taux de change de la monnaie et d’autres mesures de contrôle du commerce, ainsi qu’une législation ayant des dents, incluant l’imposition d’amendes ou l’expropriation, pour protéger les emplois et éviter des fermetures.
  • Légiférer pour imposer un préavis de deux ans avant des mises à pied.
  • Augmenter les indemnités de départ et le recyclage aux frais des employeurs, et renforcer les lois sur les faillites afin de d’assurer la protection des salaires et des pensions.

Développer les soins de santé publics

  • Arrêter et renverser l’offensive contre notre système de santé publique et le régime d’assurance-maladie universelle.
  • Faire respecter la Loi canadienne sur la santé, et fermer les cliniques et les laboratoires privés à but lucratif.
  • Développer le système d’assurance-maladie publique pour y inclure l’assurance-médicament universelle, les soins dentaires, oculaires, et les soins de longue durée, à domicile et continus.
  • Nationaliser l’industrie pharmaceutique.

Imposer les nantis et non celles et ceux qui sont dans le besoin

  • Adopter une réforme fiscale progressive basée sur la capacité de payer!
  • Doubler le taux d’imposition des sociétés, et imposer à 100% les gains en capital.
  • Fin des échappatoires fiscales et des abris fiscaux; faire payer les impôts différés des sociétés et emprisonner les représentants des sociétés qui pratiquent l’évasion fiscale.
  • Éliminer les impôts sur les revenus inférieurs à 35.000 $ / an.
  • Abolir la TPS régressive et les taxes de vente provinciales.
  • Imposer des impôts sur les fortunes et les successions dépassant $1 million.
  • Éliminer le fractionnement du revenu des Conservateurs qui profite surtout aux riches et fait pression pour que les femmes restent à la maison.

Pour une justice environnementale globale – Légiférer sur les changements climatiques

  • Adopter une loi d’urgence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et soutenir les réparations des pays touchés par les changements climatiques causés par le capitalisme.
  • Investir massivement pour créer des emplois dans des programmes d’énergies renouvelables et dans conservation; éliminer progressivement les centrales au charbon et mettre fin à la dépendance à l’énergie nucléaire.
  • Renforcer substantiellement le transport en commun urbain et en éliminer la tarification.
  • Légiférer de façon stricte pour contrôler les émissions des véhicules.
  • Financer le transport ferroviaire à grande vitesse en tant que meilleure alternative que les routes et le transport aérien.
  • Bannir les “biocarburants” dérivés de céréales fourragères.
  • Infliger de lourdes amendes et peines de prison aux pollueurs et aux pratiques destructrices des entreprises, comme la coupe à blanc, la pisciculture en mer et la drague en haute-mer.
  • Interdire le développement industriel dans les parcs.

Commerce équitable et souveraineté, non à «mondialisation» capitaliste

  • Se retirer de l’ALENA et des autres pactes néolibéraux de « libre-échange».
  • Se retirer du Partenariat Trans-Pacifique (PTP), de l’Accord économique et commercial global Canada-Europe (AECG), de l’Accord sur le commerce, l’investissement et la mobilité de la main-d’oeuvre (TILMA) et autres pactes d’investissement capitalistes qui supplantent et sapent les politiques et les pouvoirs publics locaux.
  • Arrêter et renverser l’expansion du contrôle des secteurs- clés de l’économie canadienne par des transnationales des États-Unis et d’autres pays.

En finir avec les lois sur la « sécurité d’État ».

  • Arrêter la tendance vers un «État policier» au Canada – abroger la loi C-51 et toute autre loi « anti-terroriste » antidémocratique et répressive.
  • Abolir la détention secrète sans procès, les certificats de «sécurité nationale» et la liste d’interdiction de vol.
  • Annuler la « déclaration de sécurité des frontières » qui permet troupes américaines d’entrer au Canada en cas de « situations d’urgences».
  • Non aux lois « d’arrestation préventive ».
  • Interdire le profilage racial par la GRC, les polices provinciales et locales.
  • Défendre le droit à la liberté d’expression et à la dissidence.
  • Arrêter l’espionnage, la violence policière et l’utilisation d’agents provocateurs, et l’utilisation des tribunaux pour réprimer les droits civiques et démocratiques.
  • Renforcer le contrôle parlementaire des forces armées et le contrôle civil de la GRC;
  • Dissoudre le SCRS et le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC).
  • Défendre et développer le droit à la vie privée dans les communications en ligne.
  • Renforcer et appliquer des sanctions pour les méfaits de la police.
  • Interdire l’utilisation des pistolets Taser.

Justice pour les peuples autochtones, acadien et québécois

  • Reconnaître les droits nationaux des peuples autochtones et du Québec à l’autodétermination, jusqu’à et y compris la sécession.
  • Élaborer et adopter une nouvelle constitution démocratique, fondée sur un partenariat égal et volontaire des peuples autochtones (Premières Nations, Métis et Inuits), québécois, acadien et canadien anglais.
  • Annuler la Loi sur la clarté référendaire.
  • Abolir le Sénat.
  • Éliminer les vestiges du colonialisme de toutes les lois fédérales; agir maintenant en faveur d’un règlement juste des revendications territoriales, y compris des accords sur le partage des ressources naturelles, sans extinction des droits autochtones inhérents.
  • Mettre en œuvre les recommandations de la Commission Vérité et Réconciliation.
  • Prendre des mesures d’urgence pour améliorer les conditions de vie, l’emploi, la santé et de logement des peuples autochtones, et mettre fin immédiatement au plafond raciste et discriminatoire sur le financement de l’éducation et de la santé pour les Premières nations.
  • Soutenir la demande des peuples autochtones d’une pleine enquête publique sur la tragédie des femmes et des filles autochtones assassinées et disparues partout au Canada.

Pleine égalité des sexes MAINTENANT!

  • Renverser les attaques d’Harper sur les programmes d’égalité pour les femmes.
  • Combler l’écart salarial – légiférer pour la pleine équité des salaires et de l’emploi.
  • Garantir l’avortement accessible et financé par l’État et les services sur les droits en matière de reproduction dans chaque province et territoire.
  • Mettre en place un système universel de services de garde d’enfants, de qualité, abordables avec des normes pancanadiennes, financé et administré publiquement.
  • Hausser les salaires des travailleuses-eurs en garderie.
  • Protéger le droit des femmes à des prestations de maternité; étendre les prestations parentales à 52 semaines.
  • Financer les groupes de femmes luttant pour l’égalité des hommes et des femmes.
  • En finir avec la violence contre les femmes et assurer un financement adéquat des centres de crise et des maisons de transition.
  • Abroger la nouvelle loi d’Harper sur la prostitution (C-36).

Combattre le racisme, le sexisme et l’homophobie

  • S’opposer à toutes formes de racisme et de discrimination.
  • Renforcer et appliquer des programmes d’action positive pour l’équité en emploi pour les peuples autochtones, les communautés racialisées et les personnes handicapées.
  • Interdire toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle ou l’identité et l’expression de genre.
  • Garantir les droits des peuples autochtones et des personnes handicapées à l’égalité d’accès aux services et aux installations des services sociaux, médicaux et éducatifs.
  • Renforcer les lois et leur application contre les crimes haineux et les groupes néo-fascistes, et poursuivre les criminels de guerre vivant au Canada.

Une politique d’immigration démocratique

  • Personne n’est illégal; arrêter les déportations des personnes immigrantes et des réfugiées, et renverser les coupures à l’aide juridique.
  • Mettre fin à la politique de citoyenneté à deux vitesses de Harper.
  • Mettre fin au système de quotas racistes qui discriminent les personnes immigrantes provenant des pays en développement. Cesser de criminaliser les personnes réfugiées qui entrent au Canada.
  • Réparation intégrale pour les immigrant(e)s chinois à qui on a fait payer une taxe discriminatoire pour eux et leurs familles.
  • Annuler le programme des travailleuses-eurs étrangers temporaires, le programme des travailleurs-euses agricoles saisonniers et le programme des « fournisseurs-euses de soins à domicile » et fournir une voie claire et accessible pour acquérir la résidence permanente et la citoyenneté pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs étrangers et migrants au Canada.

Un avenir pour les jeunes – L’éducation pour tous!

  • Accroître le soutien fédéral pour une éducation publique universelle de qualité à tous les niveaux; rabaisser et éliminer les frais de scolarité pour l’enseignement post-secondaire.
  • Arrêtez la tendance à adapter l’éducation aux intérêts des entreprises, et protéger la liberté d’expression sur les campus.
  • Remplacer les prêts par des bourses pour l’aide aux étudiantes-ts.
  • Augmenter considérablement le financement et l’accès aux programmes de formation et d’apprentissage.
  • Construire des écoles et des collèges de meilleure qualité plutôt que des prisons et des « boot camps ».
  • Rejeter les tentatives de criminaliser la jeunesse; réduire l’âge du consentement à 14 ans.

Une Charte des droits du Travail

  • Inscrire dans la Constitution le droit des travailleuses-eurs de s’organiser, le droit de grève, de négocier collectivement, et le droit de mener une action politique collective.
  • Interdire les briseurs de grève. Renforcer les normes du travail; bloquer les lois anti-ouvrière sur le « droit au travail ».
  • Mettre les ouvrières et ouvriers agricoles, les travailleuses-eurs domestiques, et les travailleuses-eurs migrants sous juridiction fédérale, en leur donnant plein droit aux normes du travail, le droit de se syndiquer et de négocier collectivement.
  • Légiférer pour accorder un minimum de quatre semaines de congés annuels payés.
  • Garantir avantages et bénéfices marginaux pour les travailleuses et les travailleurs à temps partiel, à domicile et contractuels.

Le logement est un droit fondamental!

  • Prendre des mesures d’urgence pour construire 1 million d’unités de logement social et abordable durant les 4 prochaines années.
  • Création d’emplois directs et indirects du fait de la construction de nouveaux logements sociaux, coopératifs et sans but lucratif à vendre ou à louer.
  • Établir des banques de terrains fédérales-provinciales-municipales.
  • Bannir les expulsions, les saisies hypothécaires et les coupures de services à cause du chômage.
  • Appuyer les demandes pour un contrôle significatif des loyers.

Faire que chaque vote compte

  • Adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et le droit de rappeler les députés.
  • Garantir un traitement équivalent à tous les partis politiques enregistrés.
  • Abroger la soi-disant Loi sur l’intégrité des élections d’Harper.
  • Modifier la Loi sur la radiodiffusion afin d’accorder un temps égal à tous les partis, de sorte que les électeurs puissent faire des choix éclairés.
  • Réduire l’âge du droit de vote à 16 ans.
  • Faire un recensement exhaustif avant chaque élection. et renforcer les recours juridiques contre toute forme de suppression d’électrices et d’électeurs Supprimer les restrictions au droit des syndicats de contribuer financièrement aux partis politiques, et renforcer l’interdiction des dons par les entreprise.
  • Les membres du Parlement ne doivent pas recevoir plus que le salaire et les bénéfices de la travailleuse ou du travailleur moyen.

Assister les fermes familiales – défendre la souveraineté alimentaire du Canada

  • Assurer la souveraineté alimentaire du Canada grâce à des politiques qui profitent aux fermes familiales et aux pêcheurs, incluant le soutien du revenu – pas davantage de faillites!
  • Restaurer la Commission canadienne du blé, élue par les agricultrices et agriculteurs des Prairies et rétablir le guichet de vente unique pour la vente de céréales.
  • Réduire les taux de fret ferroviaire et lutter contre les monopoles agro-industriels; établir des contrôles de prix pour réduire le coût des intrants agricoles.
  • Augmenter les inspections de sécurité des denrées alimentaire.
  • Établir des contrôles de prix sur les aliments de base pour les communautés du Nord.
  • Soutenir l’agriculture biologique; réduire l’utilisation des antibiotiques, des engrais, des pesticides et autres intrants agricoles potentiellement nocifs, et interdire les semences “Terminator” au Canada.
  • Exiger l’étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés, et réduire l’ampleur du système alimentaire des OMG.

Un nouveau pacte pour les villes

  • Donner le pouvoir constitutionnel aux municipalités de taxer la richesse.
  • Retourner 50% des taxes prélevées sur l’essence et sur l’usage des routes aux municipalités.
  • Augmenter le financement de base pour les coûts d’investissement et d’exploitation du transport en commun urbain.
  • Reconstruire les infrastructures municipales et provinciales.
  • Renverser le transfert de responsabilités consistant à faire payer les villes pour les programmes sociaux.
  • Rétablir des prêts à faible taux d’intérêt pour les villes et les villages.

vendredi 10 avril 2015

Les organisations canadiennes de défense des droits humains lancent un appel urgent pour le retrait du Projet de loi C-51


Pour diffusion immédiate
Aujourd’hui, alors que le Comité permanent de la Chambre des communes de la sécurité publique et la sécurité nationale commence son examen article par article du Projet de loi C-51 (Loi antiterroriste, 2015), sept des principales organisations de défense des droits humains du Canada ont demandé à nouveau son retrait de l'ordre du jour.
Dès le début des audiences du Comité le 9 mars 2015, des témoins experts représentant une vaste gamme de points de vue et d'opinions se sont dits préoccupés par ce Projet de loi. À mesure que les Canadiens comprennent mieux ce qu'il représente, on note une montée des inquiétudes et de l'opposition du public, comme le montre le nombre croissant des gens qui participent aux manifestations et qui signent des pétitions et des lettres. Entre-temps, des éditoriaux et commentateurs représentant toutes les tendances de l'échiquier politique continuent de critiquer le C-51, ainsi que le cadre utilisé pour son examen au Parlement.
Dès l'annonce du C-51, Amnistie internationale, l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, l’Association canadienne des libertés civiles, l’Association canadienne des avocats musulmans, l’International Civil Liberties Monitoring Group, la Ligue des droits et libertés et le Conseil national des musulmans canadiens ont déclaré que les atteintes aux droits humains y étaient si nombreuses et qu'elles étaient liées de façon si inextricable que son retrait s'imposait. Ces organisations ont déclaré qu'avant toute reforme des lois sur la sécurité nationale, il fallait d'abord en démontrer la nécessité de manière convaincante et que si le gouvernement décidait d'aller de l'avant, il devait le faire d'une façon totalement harmonisée avec la Charte de droits et libertés et conformément aux obligations internationales du Canada en matière de droits humains.
« Toute loi qui accepte comme prémices qu'en réponse aux menaces touchant la sécurité du Canada, il est pertinent et acceptable d'accorder au SCRS des pouvoirs juridiques explicites qui l'autorisent à violer la Charte des droits, et qui tente de donner un air de légitimité à ce processus en donnant aux juges le pouvoir d'autoriser de telles infractions à la Charte, eh bien, cette loi part sur un bien mauvais pied », proteste Alex Neve, secrétaire général d'Amnistie internationale Canada (section anglophone). « On ne peut défendre la sécurité nationale en invitant des juges à se porter garants d'infractions contre la Charte. Le Projet de loi C-51 fait fi de l'importance primordiale des droits humains pour le maintien de la sécurité nationale et pour cette raison, il doit être retiré. »
« Le Projet de loi C-51 mérite un débat authentique, approfondi et sérieux. Malheureusement, ceux qui l'ont critiqué ont souvent été la cible d'attaques partisanes mettant en cause leur volonté de protéger le Canada du terrorisme. Il semble qu'on observe une fâcheuse tendance à répondre à toute critique sérieuse du C-51 en attaquant la crédibilité des porte-parole », déplore Carmen Cheung, conseillère juridique principale de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique. « Il ne fait aucun doute que liberté et sécurité doivent marcher main dans la main et pour cette raison, l'efficacité du C-51 à assurer la sécurité du public reste à démontrer. Nous croyons que, compte tenu des graves dangers qu'il représente pour les libertés civiles et les droits humains, ce Projet de loi doit être retiré. »
« Dans l'ensemble, les audiences du Comité n'ont offert qu'un bien mince aperçu de la question, tout à fait inapproprié pour présenter aux Canadiens – et même aux membres du Comité – une explication adéquate des pouvoirs inédits proposés par le C-51, ainsi que pour montrer le changement radical qu'il constitue par rapport au cadre législatif actuel régissant les questions de sécurité nationale », déclare Sukanya Pillay, avocate générale et directrice exécutive de l'Association canadienne des libertés civiles.
« On demande aux Canadiens de faire confiance aux autorités et de croire qu'elles ne permettront pas que les pouvoirs excessifs et la portée démesurée du C-51 aient des effets néfastes pour les gens du public qui respectent les lois, même si ces pouvoirs sont si étendus qu'ils font le lit de toutes sortes de dérives. En fait, le C-51 ne comporte aucune disposition juridique substantielle limitant celles-ci. Or, c'est le devoir de nos parlementaires de rédiger des lois claires et précises, assorties de mécanismes d'imputabilité appropriés, surtout si la sécurité et la liberté sont en jeu. Pour ces raisons, ce Projet de loi doit être retiré. »
« Nous avons insisté sur le fait que le Projet de loi C-51 est farci de clauses qui violent la Charte des droits et d'autres dispositions des lois canadiennes. Tel est le message qui a été répété maintes fois par des sommités juridiques des milieux universitaires, d'anciens parlementaires et de nombreux autres experts qui ont témoigné devant le Comité. De plus, le gouvernement a refusé de divulguer les avis juridiques qu'il a reçus de ses propres conseillers juridiques quant à la conformité du Projet à la Charte, » note Ziyaad Mia, de l'Association canadienne des avocats musulmans. « Pourquoi le gouvernement est-il donc si déterminé à promouvoir des lois controversées qui seront sans doute à l'origine d'une pléthore de litiges dont le règlement nécessitera beaucoup de temps, et qui entraîneront presque certainement l'invalidation de grands pans de celles-ci? Les Canadiens s'attendent à mieux, et ils le méritent; ce Projet de loi doit être retiré. »
« Au tout début, les Canadiens ont manifesté un important appui au C-51, car, selon la plupart de ses promoteurs, il s'agissait d'un instrument qui donnait aux organismes canadiens d'application des lois et de protection de la sécurité les pouvoirs nécessaires pour prévenir le terrorisme », explique Roch Tassé, coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles. « Or, cet appui populaire s'est dégonflé rapidement et de façon spectaculaire à mesure que les hommes, femmes et jeunes gens de tout le pays ont compris la signification du C-51, et ce, en dépit des efforts du gouvernement pour le faire adopter à toute vapeur, notamment en limitant la durée de la période d'examen et les occasions d'en évaluer les véritables enjeux. Les appuis pour ces mesures draconiennes sans précédent sont en chute libre, et il est clair que ce Projet doit être retiré. »
« Parmi les nombreux et graves problèmes qui ont fait surface pendant les audiences, il faut noter les inquiétudes des nations autochtones, des groupes environnementaux, des milieux du travail, des organisations de défense des droits humains et d’autres groupes, qui soutiennent que le C-51 menace le droit de manifester au Canada, car il n'accorde une protection explicite qu'à ceux qui participent à des manifestations jugées « légitimes », constate Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés. « À ceux qui s'inquiétaient de cette lacune devant le Comité, le gouvernement répondait qu'ils étaient mal renseignés et que ces nouveaux pouvoirs ne seraient jamais utilisés de façon abusive. Or, ces promesses sonnent creux parce que de toute évidence, le gouvernement ne semble pas vouloir mettre en œuvre un robuste mécanisme de surveillance et d'examen susceptible d'évaluer adéquatement l'efficacité et la légalité des activités de sécurité nationale au Canada. Ce Projet de loi doit donc être retiré. »
« Compte tenu de l'impact disproportionné qu'ont eu les mesures de sécurité et les lois antérieures sur les musulmans du Canada, il n'est pas étonnant que ceux-ci craignent de devenir les victimes indirectes de ce filet de pouvoirs illimités ou du partage sans restriction des renseignements personnels, voire même d'être visés directement par des mesures d'examen iniques », avertit Ihsaan Gardee, directeur exécutif du Conseil national des musulmans canadiens. « Alors que le gouvernement aurait dû tenter d'apaiser ces inquiétudes légitimes, nous avoir été témoins de tentatives de marginalisation des musulmans canadiens et de leurs institutions, ainsi que d'interprétations erronées à leur sujet. En effet, pendant les audiences du Comité, au Parlement, dans les médias et au cours d'événements publics, des élus, des sondeurs et d'autres commentateurs de la scène politique ont vilipendé les musulmans du Canada et les organisations qui les représentent. Nous avons entendu des commentaires incendiaires, discriminatoires ou même carrément faux concernant ces gens, leurs croyances ou leurs sympathies, et nous avons été témoins de tentatives répétées d'amalgame de l'Islam et des musulmans avec le terrorisme. Par de tels agissements, on a exploité cyniquement les préjugés populaires et on a tenté de semer la peur et la méfiance au sein du peuple dans le seul but de faire des gains politiques. Ce Projet de loi ne peut que créer un faux sentiment de sécurité, alors qu'il devrait jeter les bases d'un cadre de travail facilitant une saine collaboration avec des communautés qui contribuent déjà au maintien d'un Canada fort et sécuritaire. C'est pourquoi ce Projet de loi doit être retiré. »

dimanche 29 mars 2015

Le protocole d'entente Canada-Israël et le projet de loi C-51


Journal Clarté

Lorsque John Baird a démissionné de son poste au cabinet fédéral au début de février, on a pu voir une « consternation » profondément ridicule et la question s’est posée: comment Israël pourra-t-il fonctionner avec un seul ministre des Affaires étrangères?

Probablement est-ce juste une coïncidence, mais son soudain départ est survenu deux semaines seulement après un "protocole d'entente" choquant qui a été co-signé par Baird au nom du Canada, et le faucon sioniste notoire, Avigdor Lieberman, l’actuel ministre des Affaires étrangères d'Israël. Les lectrices et les lecteurs sont invités à consulter le protocole d'entente sur Internet, mais quelques extraits suffisent à expliquer son contenu.

« Profondément préoccupés par les efforts de critiquer et d’isoler l'État d'Israël, y compris à l'échelle internationale par les appels au boycott de l'État d'Israël, pour la cession des investissements, et pour des sanctions à imposer à Israël (et), Reconnaissant que le ciblage sélectif d'Israël reflète le nouveau visage de l'antisémitisme, (les deux états) vont travailler ensemble pour s’opposer aux efforts pour cibler ou isoler l'État d'Israël à travers: le développement d’une initiative de diplomatie publique coordonnée ... »

Pris dans le contexte des dénonciations vitrioliques du gouvernement Harper des mouvements de solidarité avec la Palestine, ce protocole d'entente donne au projet de loi C-51, la législation actuellement devant le Parlement, une nouvelle et terrifiante dimension. Essentiellement, le Canada a signé un engagement à définir toute partisane et tout partisan du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre la politique d'apartheid d'Israël comme une et un terroriste potentiel sujet à un large éventail de surveillance policière, aux détentions préventives, à la saisie d'ordinateurs, et autres sales trucs et à la répression étatique. Les partisan(ne)s de l'occupation israélienne des territoires palestiniens et de l'assassinat brutal de civil(e)s palestinien(ne)s par les forces de défense israéliennes et les colons sionistes dérangés, seront bien sûr traités comme des héros. La puanteur de l'hypocrisie raciste sur la Colline du Parlement ces jours-ci est accablante.

mercredi 25 mars 2015

DÎTES AU PARLEMENT QU'IL DOIT DÉFAIRE LE PROJET DE LOI D'ÉTAT POLICIER C-51!


Déclaration du Comité exécutif central du Parti communiste du Canada, le 5 février 2015

Partout au Canada, l’alarme est sonnée contre le projet de loi C-51, la soi-disant « Loi anti-terroriste 2015 », qui donne à l'État canadien de nouveaux pouvoirs pour criminaliser la dissidence publique. En premier lieu, il vise celles et ceux qui sont critiques des politiques d'austérité néolibérales, de la destruction de l'environnement, et de la guerre impérialiste. Ce dangereux projet de loi conservateur aiderait en outre à transformer le SCRS en une force de police secrète, échappant au contrôle du public ou même du Parlement. Le Parti communiste du Canada soutient que le projet de loi C-51 ne peut pas être « amendé » ou « amélioré »; il doit être rejeté par le Parlement, et le SCRS lui-même devrait être démantelé et non pas renforcé.

Ce projet de loi constitue peut-être la plus grave menace pour la liberté d'expression et pour les libertés civiles au Canada depuis l'époque de la Loi des mesures de guerre qui, de la Première Guerre mondiale jusqu’aux années 1970, a été proclamée à plusieurs reprises par les gouvernements afin de suspendre les droits démocratiques, permettant des incarcérations massives de groupes ethniques particuliers, de communistes, de dirigeantes et de dirigeants syndicaux et d’un large éventail de forces démocratiques au Québec, jusqu'à ce qu'elle fusse finalement abrogée par le Parlement en réponse à une large pression publique.

Le but allégué du projet de loi C-51 est de protéger les Canadiennes et les Canadiens contre le «terrorisme», mais son véritable but est d'aider le Parti conservateur à élargir sa base politique en prévision de l'élection fédérale de 2015, en usant de tactiques de peur et d'intimidation. L'objectif sous-jacent est de limiter les doits civiques, les droits des travailleuses et des travailleurs, les droits démocratiques de toutes les citoyennes et citoyens, ainsi que de toutes les résidentes et résidents canadiens, et d'élargir les pouvoirs d'un État de plus en plus autoritaire.

Tenant des discours racistes singularisant les mosquées d'une attention particulière, le premier ministre a ouvertement signifier que des pans entiers de la population sont placés dans une catégorie de terroristes potentiels, considérés «coupables jusqu'à preuve du contraire.» Même le Globe and Mail a averti que «la campagne de peur du Premier Ministre » est utilisée pour changer le SCRS en «quelque chose qui ressemble de façon inquiétante à une force de police secrète.»

Selon cette loi, les agentes et agents du SCRS seront autorisés à agir contre toute «menace pour la sécurité du Canada» perçue, sans mandat judiciaire s’ils affirment que leurs activités ne contreviennent pas à la Charte des droits ou à la loi. Le SCRS serait autorisé à interrompre des sites internet vaguement définis comme «radicaux», et à appliquer des ordonnances judiciaires pour retirer la «propagande terroriste» d'Internet. Le projet de loi abaisse le seuil légal permettant la détention de personnes sans inculpation pénale, et élargit la portée de la « no-fly list ».

Les agentes et les agents du SCRS seront autorisés à pénétrer dans les maisons et les bureaux, à saisir des documents, à enlever tout ce qu'ils trouvent, à installer des dispositifs de surveillance, ou à se livrer à tous les «coups tordus» ou toutes les activités perturbatrices qu’un juge trouvera «raisonnables».

Depuis que le gouvernement a déclaré que le Canada est en guerre, il ya tout lieu de croire que les limites judiciaires de ces pouvoirs policiers seront au mieux minimales, et que ces activités seront intégrées aux «opérations sales» de la CIA à travers le monde. Tout aussi inquiétant, il n'y aura même pas de mécanisme pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent simplement surveiller le SCRS, n’autorisant que le Bureau du premier ministre et une petite clique de fonctionnaires, impuissants et complices, à avoir connaissance de ses actions.

La section 16 de C-51 qui interdit de «défendre et de promouvoir le terrorisme", soulève un large éventail de questions laissées sans réponse. Par exemple, le ministre de la Sécurité publique Blaney a refusé de donner une réponse directe, tant au Parlement ou qu’aux médias, concernant les protestations non-violentes de désobéissance civile contre l'extraction et l'exportation du pétrole des sables bitumineux. L'implication claire des commentaires du ministre Blaney est que toutes les protestations dirigées contre l'industrie de l'énergie sont par définition potentiellement dangereuses, et pourraient tomber dans le cadre général de l'activité «terroriste». De même, les ministres conservateurs qui calomnient à répétition les larges mouvements qui s’opposent à l'occupation de style apartheid par Israël des territoires palestiniens– tel que la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions – marquent en fait ces mouvements comme cibles des actions du SCRS.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, le gouvernement Harper s’est engagé dans la surveillance massive des mouvements des peuples autochtones, et a fréquemment utilisé la loi pour forcer le retour au travail contre les syndicats des employé(e)s sous juridiction fédérale, affirmant que les grèves à Air Canada, à Postes Canada, etc., constituaient des menaces pour l'économie. Maintenant, le projet de loi C-51 va criminaliser des actions qui « interfèrent avec la capacité du gouvernement canadien de maintenir la stabilité économique ou financière », une menace évidente à la fois contre le mouvement syndical et le droit de grève, et même contre tout mouvement qui résiste au programme des banques et des compagnies. Les syndicats et les peuples autochtones seront des cibles de choix du SCRS renforcé, comme ils l’étaient pour la GRC qui a été utilisée pendant des décennies par les gouvernements fédéral et provinciaux pour briser les grèves et cibler les militantes et militants autochtones.

En d'autres termes, les Conservateurs de Stephen Harper donnent au SCRS des pouvoirs qui vont bien au-delà de ceux qui ont été retirés à la GRC il y a plus de 30 ans à la suite de ses activités illégales, telles que la grange incendiée au Québec et l’espionnage du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP), et en même temps les Conservateurs sont implicitement en train d’établir le programme politique pour les opérations de cette nouvelle police secrète.

Un nombre grandissant de critiques est en train d'émerger, y compris de la part de certains médias et par les groupes de défense des libertés civiles. La chef du Parti vert, Elizabeth May, MP, a condamné C-51 comme ayant une portée si excessive qu'il « pourrait s’appliquer à n’importe quoi ». Les néo-démocrates, les Libéraux et le Bloc québécois ont soulevé des questions sur le manque de contrôle public du SCRS, mais, malheureusement, ces partis d'opposition n’ont pas encore pris une position de principe pour bloquer C-51 au Parlement.

Le Parti communiste fera tout en son pouvoir pour aider à défaire le projet de loi C-51. Nous encourageons vivement les mouvements ouvrier et démocratiques, les groupes environnementaux, les peuples autochtones, les mouvements de solidarité avec la Palestine et les mouvements anti-guerre, les groupes de défense des libertés civiles, et toutes celles et ceux qui se soucient des droits civiques, des droits des travailleuses et des travailleurs, et des droits démocratiques, d’aider à bâtir une campagne puissante, massive et unitaire contre cette loi d'État policier. Une telle lutte à grande échelle peut gagner en mobilisant l'opposition du public à travers le pays!

vendredi 13 mars 2015

MOBILISONS-NOUS, SAMEDI LE 14 MARS CONTRE LE BILL C-51!



Partout à travers le Canada, diverses mobilisations des syndicats, des groupes communautaires et étudiants, tout comme des personnes éprises de démocratie, contre le projet de loi omnibus C-51 auront lieu demain, le 14 mars pour une journée pancanadienne d’action. Nous exhortons tous les gens à aider à bâtir, à élargir et renforcer ces évènements dans les diverses localités à travers le pays. Une opposition publique visible au projet de loi anti-démocratique – que les Conservateurs d’Harper veulent faire passer rapidement - est cruciale pour en bloquer l’adoption.

À Montréal, le 14 mars se tiendra la première, et non la dernière, Marche Silencieuse Contre C51. Nous allons visiter le bureau de Justin Trudeau, au 529 rue Jarry Est. Nous demandons à toutes et tous de se fixer un papier collant sur la bouche (votre choix). Cette marche sera symbolique de l’avenir si nous laissons encore une fois un projet de loi nous voler nos droits. Cette fois, nous n’allons pas céder. Nous visons l’abrogation de ce projet de loi, et nous n’arrêterons pas tant et aussi longtemps que ce projet de loi est sur la table. Marchez avec nous; pour votre vie privée, pour vos droits et libertés, pour votre tranquilité d’esprit.

Rassemblement au 285 rue Gary-Carter, au Parc Jarry, à 14h00

Pour tous les événements à travers le Canada en cette journée d'action, voici quelques liens  : 

Bancroft
Barrie
Brantford
Calgary
Castlegar, BC
Charlottetown
Collingwood
Courtenay
Edmonton
Fergus
Fredericton
Hamilton
Kitchener
Lindsay, ON
London
Moncton
Montreal
Nanaimo
Nelson, BC
Newmarket-Aurora
Orangeville
Orillia
Ottawa
Peterborough, ON
Prince George
Regina
Saint John, NB
Salt Spring
Sarnia
Saskatoon
Stratford, ON
Thornton, ON
Toronto
Vancouver
Vernon, British Columbia
Victoria 
Winnipeg
West Kootenays
Windsor

samedi 7 mars 2015

14 MARS, JOURNÉE PANCANADIENNE D'ACTION CONTRE C-51


Le 14 mars se tiendra la première, et non la dernière, Marche Silencieuse Contre C51. Nous allons visiter le bureau de Justin Trudeau. Nous demandons à toutes et tous de se fixer un papier collant sur la bouche. Cette marche sera symbolique de l’avenir si nous laissons encore une fois un projet de loi nous voler nos droits. Cette fois, nous n’allons pas céder. Nous visons l’abrogation de ce projet de loi, et nous n’arrêterons pas tant et aussi longtemps que ce projet de loi est sur la table. Marchez avec nous; pour votre vie privée, pour vos droits et libertés, pour votre tranquillité d’esprit.

Rendez-vous le 14 mars 2015 au métro Jarry à 14h00

La législation soumise par le gouvernement conservateur concernant le projet de loi C-51 devrait tous nous consterner. Cela constitue clairement une violation de notre charte des droits et liberté, donnant non seulement comme pouvoir au gouvernement d'espionner des canadiennes et canadiens innocents, mais leur permettant aussi d'instaurer des unités de police secrètes qui pourrons nous surveiller et qui ne seront soumis à aucune responsabilité face à leurs actes. Nous réclamons au gouvernement le retrait de la législation concernant le projet de loi. De plus, nous leur demandons d'informer le public concernant de nouveau choix de législature englobant ce projet avant de le faire passer à l'ordre du jour.

Informez-vous pour voir si un évènement est organisé dans votre ville, ou s'il y a un rassemblement devant le bureau de votre député.

Campagne OpenMedia.ca [en]:
https://openmedia.org/spyonus 

Campagne Leadnow.ca - À l'Action [en]:
https://leadnow.netdonor.net/ea-action/action… 

Information concernant les impacts du projet de loi C-51 by the BCCLA [en]:
https://bccla.org/…/release-canadian-rights-groups-decry-l…/

Événement facebook pour l'action à Montréal :
https://www.facebook.com/events/335605546631580/