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mercredi 20 juin 2018

Unité et lutte contre le racisme et l'extrême-droite!

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugié.es célébrée le 20 juin depuis l’an 2000 à la suite d’une décision prise par l’Assemblée Générale de l’ONU, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique a témoigné de son appui à la cause des réfugié.es, soulignant qu’en 2017, ce sont 68,5 millions de personnes qui ont été déplacées, soit une moyenne de 44 500 personnes par jour, ou encore 1 personne toutes les deux secondes. Pour la FMJD, le premier responsable de cette crise migratoire à inculper est l’impérialisme.

vendredi 20 octobre 2017

Grande Manifestation contre le racisme et la haine

Plus de 70 groupes sociaux, associations et syndicats appellent à la mobilisation le 12 novembre prochain contre le racisme (Liste des signataires).

L'appel des groupes sociaux explique le contexte dans lequel cette manifestation s'organise : « Depuis plusieurs années maintenant, nous assistons à la montée d’un discours raciste et haineux dans l’espace public québécois. La « charte des valeurs » du Parti québécois en 2013, l’élection de Donald Trump aux États-Unis et la montée des partis populistes et xénophobes en Europe ont galvanisé le développement d’une extrême-droite bien de chez nous. Celle-ci se dévoile au grand jour et multiplie les coups d’éclats et polémiques racistes. Loin de la refroidir, l’attentat à la mosquée de Québec semble avoir propulsé son discours haineux, de plus en plus banalisé, dans l’espace public. Les groupuscules xénophobes et racistes ont depuis multiplié les manifestations, organisé une campagne victorieuse contre un cimetière musulman à Saint-Apollinaire, diffusé un discours xénophobe à l’endroit des demandeuses et demandeurs d’asile Haïtien.ne.s, et ont même réussi à normaliser la peur et l’intolérance dans l’espace public et à légitimer leurs organisations pourtant fondées sur la haine. Les politicien.ne.s et chroniqueurs-poubelles ne sont pas en reste dans le développement de cette ambiance morose. Ils jouent par opportunisme au pyromane en alimentant les flammes de l’intolérance, tout en ignorant la violence grandissante de l’extrême-droite québécoise. »

Plusieurs manifestations anti-racistes ont eu lieu au cours des derniers mois, comme celles à travers le Canada le 4 mars, mais ces actions ont eu lieu en réaction aux manifestations organisées par l'extrême. Il est maintenant temps de prendre les devants!

Rendez-vous le 12 novembre à 14h Place Émilie Gamelin.


lundi 6 mars 2017

La YCL-LJC aux contre-manifs du 4 mars en images








Mobilisons-nous contre la montée du racisme! ; Une déclaration du PCC



*Le parti communiste du Canada et le parti communiste du Québec ont participé aux contre-manifestations organisées à travers le pays en réponse aux rassemblements du Canadian Coalition of Concerned Citizens le 4 mars dernier. JM reproduit le texte qui avait été publié à cette occasion par le comité central du Parti communiste. Celui-ci se réunissait cette fin de semaine pour discuter de la situation politique canadienne et internationale.  
  
Comité central du Parti communiste du Canada 

Le Parti communiste du Canada condamne la montée des actions dirigées par les groupes racistes et néofascistes à travers le pays, telles que les rassemblements anti-musulmans du 4 mars, organisés par la Coalition canadienne des citoyens inquiets (Canadian Coalition of Concerned Citizens - CCCC) dans plus de 60 villes canadiennes. Alors que ce groupe se dit en faveur de la justice, en réalité, il joue sur la peur des travailleurs et des travailleuses qui font face aux impacts de la crise économique capitaliste, au chômage, à l’austérité et aux coupures dans les services sociaux, afin de promouvoir leur véritable agenda suprématiste blanc. 

La vague actuelle de violence xénophobe a été attisée par les récents événements aux États-Unis, mais il ne faut pas oublier que l’État capitaliste canadien a été fondé sur le génocide des peuples autochtones, l’exploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-e-s et dans le but raciste de créer « un pays pour l’homme blanc ». 

Vus dans ce contexte historique, les rassemblements de la CCCC du 4 mars posent une menace sérieuse aux communautés racisées, telle que le meurtre de six hommes musulmans par un suprématiste blanc à Québec, et par le nombre croissant d’incendies criminelles, de menaces à la bombes, d’attaques physiques contre des femmes portant le hijab, de graffitis xénophobes, d’actes de vandalisme, etc.  La violence d’extrême droite cible aussi d’autres groupes d’immigrants et d’immigrantes, les peuples autochtones ainsi que les défenseur-e-s de la terre, la communauté LGBTQ+ (surtout les personnes trans en ce moment), le mouvement syndical, les militantes pour les droits reproductifs et pour l’égalité des femmes, la communauté juive et la gauche politique – notamment le Parti communiste et la Ligue de la jeunesse communiste –, soit les voix politiques antifascistes et antiracistes les plus constantes au Canada depuis 1920.

En tant que communistes, nous solidarisons avec toutes les victimes d’attaques xénophobes en ce moment critique. Nous exprimons notre soutien le plus total aux contre-manifestations opposées aux actions islamophobes du 4 mars et condamnons toutes les tentatives d’éléments d’extrême droite d’instrumentaliser ces provocations visant à diviser et affaiblir les forces antiracistes. Nous continuerons notre travail conjointement avec d’autres forces alliées, afin de faire de ce mouvement de résistance une force puissante, en incluant les syndicats et toutes les organisations populaires et démocratiques. Nous préconisons également de plus grands efforts afin d’exposer et de contrer les idéologies racistes et néofascistes, notamment, en adressant des lettres aux journaux, en participant à des débats sur les médias sociaux ou encore par des rassemblements publics. 

Le Parti communiste exige que le Parlement prenne immédiatement des mesures contre la menace grandissante que représente la violence raciste organisée, y compris des mesures visant à renforcer les lois existantes s’attaquant à la haine et l’adoption rapide de la motion M-103 (une motion personnelle pressant le gouvernement de reconnaitre la nécessité de mettre fin à l’actuel climat de peur et de haine et condamnant l’islamophobie ainsi que toutes les formes de racisme systémique ou de discrimination religieuse). Le refus de la plupart des candidats et candidates à la chefferie du Parti conservateur d’appuyer la résolution M-103, indique que ce parti tend à devenir la courroie de transmission visant à imposer, au Canada, un ensemble de politiques racistes semblables à celles de Trump.

Cependant, une telle conclusion n’est pas inévitable. Elle peut et doit être prévenue par la construction d’une large unité antiraciste dans les rues, dans nos lieux de travail et sur les campus, et dans toutes les communautés durant les prochaines semaines et les prochains mois qui seront critiques.

samedi 4 mars 2017

CONTRE LE RACISME, LA XÉNOPHOBIE ET L'EXTREME-DROITE


Déclaration de la Ligue de la jeunesse communiste du Québec
 
Aujourd'hui, des rassemblements islamophobes, racistes et xénophobes, organisés par la ont lieu dans plus de 60 villes du Canada. Organisées par la Canadian Coalition of Concerned Citizens, une organisation d'extrême droite connue pour ses liens avec le Council of Conservative Citizens aux États-Unis lié à une tuerie survenue dans une église noire de Charleston en 2015 et connu pour ses positions pro-sionistes et néo-nazies, ces grand-messes des suprématistes blancs islamophobes, xénophobes, racistes et misogynes ont de quoi glacer le dos, d'autant plus qu'elles surviennent environ un mois après la tuerie du Centre culturel musulman de Québec et quelques jours à peine après la revendication (malgré démentis) d'une attaque à la bombe à l'université Concordia visant particulièrement les étudiants de confession musulmane.
Depuis plusieurs années déjà, la banalisation des mouvements et des idées d'extrême droite n'est plus une menace rhétorique. Avec la montée du Front national en France (Marine Le Pen étant, selon tous les sondages, garantie d'avoir une place au Second tour), l'accession au pouvoir d'Orbán Viktor en Hongrie, le succès électoral du Parti des «vrais Finlandais» en Finlande, la tuerie perpétrée par Anders Breivik en Norvège et, plus près de nous, l'élection de Trump ou les dizaines de milliers de membres québécois revendiqués par «La Meute», il ne fait aucun doute que l'extrême droite à le vent dans les voiles.
Le plus inquiétant toutefois n'est pas tant l'existence de ces courants qui ont toujours opéré dans un milieu restreint, mais bien leur influence grandissante dans des secteurs élargis de la population. Il est tout aussi inquiétant de constater que les idées d'extrême droite ne sont pas circonscrites au sein de ces partis extrémistes : de plus en plus, des partis de la droite «traditionnelle» sont pénétrés par ces idées. C'est notamment le cas au Québec avec les formations qui, comme le PQ et la CAQ, font pression depuis plusieurs années pour engager un débat identitaire comme celui autour de la Charte des valeurs de 2013. C'est aussi le cas avec l'actuel gouvernement libéral qui, d'un côté, propose le projet de loi 62 et, de l'autre, appuient le maintien du crucifix à l'hôpital du Saint-Sacrement de Québec et au-dessus du siège du Président de l'Assemblée nationale...
Réduire l'émergence des groupes d'extrême droite à l'arrivée de Trump au pouvoir consisterait à placer la charrue devant les bœufs, surtout dans le contexte canadien et québécois. En effet, il est toujours plus facile de poser le blâme sur un acteur externe pour mieux se dissocier des conséquences de ses actes. Les dix ans de règne conservateur et de politiques d'austérité du gouvernement libéral doivent être tenus pour responsables des dégâts qu'ils ont causés.
En quatre ans, les Libéraux ont réussi à sabrer dans la fonction publique, à offrir des cadeaux au patronat s'élevant à plus de 6 milliards de dollars. En dix ans, les Conservateurs ont réussi à saquer l'assurance-chômage, à injecter leur venin partout au Canada afin de justifier leur destruction de l'environnement et leur attitude belliciste à travers le monde et particulièrement au Moyen-Orient. En dix ans, les gouvernements canadien et québécois ont, en bref, tenté de faire porter le blâme de la crise économique sur les travailleurs-euses, sur la jeunesse et les masses populaires.
Les Kellie Leitch et Kevin O'Leary, tous deux candidats à la chefferie du Parti conserveteur, n'ont rien à envier aux Trump et Le Pen de ce monde. Au bout du compte, c'est au «1 %», que profite le racisme, la xénophobie, transphobie et la misogynie.
Jeunes communistes, nous bénéficions d'une longue expérience de lutte contre l'extrême-droite remontant aux années 1920. Que ce soit contre le fascisme dans les années 1930 en Europe, contre les dictatures en Amérique Latine dans les années 1970, contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, contre la colonisation en Afrique et en Asie, nous avons toujours répondu présent-e-s et n'avons, en aucun cas, fléchi devant les menaces et les intimidations de ceux qui ont tenté de nous réduire à néant. Nous n’oublions pas que le Canada a été bâti sur des terres volées aux nations autochtones et nous luttons contre le colonialisme canadien.
Aujourd'hui, nous n'hésitons pas à soutenir les jeunes qui, de part et d'autre de la planète, luttent pour leur liberté et leur émancipation. Nous sommes solidaires des jeunes du Sahara occidental, des jeunes Palestiniens qui luttent contre l'impérialisme, nous sommes aussi solidaires des peuples vénézuélien et cubain, des peuples autochtones ; des femmes, des LGBTQ+ et de tous les groupes marginalisés à travers la planète, car nous savons que notre unité contre les gens de la haute, contre le 1 % est essentielle si nous voulons bâtir un avenir meilleur, mais aussi, parce que chacun et chacune de nous a droit à la justice.
Aux vues des défis qui nous attendent, il ne fait aucun doute que les prochaines années seront violentes contre la jeunesse, les travailleurs-euses et les masses populaires. Nous devons nous organiser, veiller à l'unité des forces réellement démocratiques, des forces vives et de la jeunesse ardente autour d'un programme démocratique garantissant les intérêts du peuple peu importe sa confession, son origine. Nous devons défendre un programme qui réellement permettrait de renverser la vapeur et miner l'hégémonie des grandes compagnies de sorte que tous et toutes ensemble, nous soyons en mesure de nous unir contre le 1 %, contre les exploiteurs et les parasites qui tentent de nous diviser.