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mercredi 20 juin 2018

Unité et lutte contre le racisme et l'extrême-droite!

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugié.es célébrée le 20 juin depuis l’an 2000 à la suite d’une décision prise par l’Assemblée Générale de l’ONU, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique a témoigné de son appui à la cause des réfugié.es, soulignant qu’en 2017, ce sont 68,5 millions de personnes qui ont été déplacées, soit une moyenne de 44 500 personnes par jour, ou encore 1 personne toutes les deux secondes. Pour la FMJD, le premier responsable de cette crise migratoire à inculper est l’impérialisme.

mercredi 4 octobre 2017

Bella Ciao

Alla matina, mi son svegliata, o bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao... 

Voici les premiers vers d’une chanson connue internationalement. Reconnue comme hymne de la Résistance du peuple italien contre la fascisme, Bella Ciao est entonnée par pratiquement tous les progressistes qui s'identifient à ce chant traduit en une soixantaine de langues, que ce soit en italien, français, anglais ou en arabe par exemple. Mais quelle en est l’origine ?
 
Si les versions sont nombreuses, dans plusieurs langues et avec plusieurs mélodies, il reste que la version qui semble faire école à travers le monde est, à peu de différences près, celle de Banda Bassoti (qui a participé au 18e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Quito en 2013), des Modena City Ramblers ou de Maro Calliari, c’est à dire la version des partisans, la version partigiana.
 
Pourtant, peu sont ceux et celles qui savent qu’à la base, Bella Ciao serait dérivée d’une mélodie klezmer, donc juive d’Europe de l’Est, composée par Mishka Ziganoff: Koilen. Aussi peu nombreux sont ceux qui connaissent une autre version italienne, sans doute précédente à la version partigiana. Il s’agit de celle des Mondine, femmes travailleuses saisonniaires dans les rizières des plaines padanes et veneto-frioulanes du nord de l’Italie. Dans cette version, la mélodie est très semblable de la version des partisans, mais le texte en est différent principalement en ce sens qu’il se consacre principalement aux difficiles conditions de travail de ces femmes exploitées dans les rizières du nord de l’Italie, comme en témoigne la conclusion du chant :  « ma verra un giorno che tutti quanti lavoreremo in libertà » (un jour viendra où tous et toutes, nous pourrons travailler en liberté). La préséance de cette version sur celle du chant partisan est encore discutée, mais il semble que ce serait la trouvère Giovanna Daffini, engagée dans la Résistance italienne lors de la 2e Guerre mondiale qui aurait popularisé ce chant appris de son grand-père auprès des Résistants du nord de l’Italie. C’est ainsi que ce chant de travail, avec quelques modifications au texte, se serait ajouté aux hymnes de la résistance anti-fasciste.  
 
De là, comment en vient-on à un hit que la gauche internationale a fait sien ?
 
Il faut d’abord savoir que Bella Ciao n’était connu que d’un groupe assez restreint de résistants du nord de l’Italie. Lors de la 2e Guerre mondiale, le chant de ralliement de la Résistance étant plutôt Fischia il Vento, entonné sur l’air de Katioucha, donc ostensiblement pro-soviétique. Selon plusieurs en effet, Bella Ciao n’était connu que d’une minorité de résitant-e-s et de militant-e-s anti-fascistes, en particulier des communistes.
 
Il faut donc attendre le 1er Festival de la jeunesse et des étudiants, tenu à Prague en 1947, pour que la jeunesse démocratique et progressiste du monde, triomphante de la barbarie fasciste et nazie, entonne ce chant anti-fasciste. Si la jeunesse communiste et anti-impérialiste avait déjà fait sienne cette chanson dans les années d’après guerre, Bella ciao reste un chant politique lié à une mouvance politique. Il faut attendre le début des années 1960 pour que ce chant, notamment grâce à la version d’Yves Montand (militant de la jeunesse communiste jusqu’en 1968), connaisse un succès mondial.

jeudi 27 septembre 2012

En Grèce, la police vous conseille plutôt d’appeler les néonazis


(De Kalamata, Grèce) Kalamata, au sud-ouest du Péloponnèse, est une petite ville calme, endormie sous les rayons écrasants du soleil de l’été malgré l’ombre imposante de la chaîne montagneuse du Taygète. Un endroit sans histoire, où le temps semble s’écouler à un rythme plus lent, sans aucun lien avec les mégalopoles comme Athènes ou Thessalonique, d’où nous parviennent de temps en temps quelques images inquiétantes de pauvreté ou de montée de la violence.
Et pourtant, Kalamata a elle aussi ses problèmes dus à la crise qui frappe la Grèce : des groupes de mendiants à chaque carrefour, le plus souvent des immigrés illégaux venus d’Asie et d’Afrique et laissés à la dérive après avoir franchi la porte d’entrée de l’Europe. Enfin, disons plutôt que Kalamata avait elle aussi ce genre de problème.

Un étrange « miracle » durant l’hiver

Durant l’hiver, un « miracle » étrange s’est produit : il n’y a plus de mendiants aux carrefours, plus d’immigrés clandestins vendant à la sauvette des CD piratés. D’abord, naïvement, on se dit que l’Etat grec a enfin décidé de gérer le problème de l’immigration clandestine, et de s’occuper de tous ces pauvres gens laissés à la merci des mafias prêtes à leur tendre une main secourable, le tout pour un prix modique. Et puis, au détour d’un article de l’un des journaux régionaux, la vérité se révèle. Noire comme une nuit de la fin des années 30.

Non, ce n’est pas la police qui est intervenue, non, ce n’est pas l’Etat qui a décidé d’enfin assumer ses responsabilités.


Nikolaos Michaloliakos, leader d’Aube dorée, en conférence de presse le 6 mai 2012 à Athènes (Louisa Gouliamaki/AFP)

C’est Aube dorée, « Chrissi Avgi » en grec. Ce groupement est plus une milice paramilitaire qu’un parti politique. Son idéologie est clairement affichée, sans le moindre complexe ou la moindre dissimulation : ouvertement raciste, xénophobe, Aube dorée revendique son attachement à l’idéologie nazie, arborant des photos d’Adolf Hitler – dont elle qualifie le jour de la mort de terriblement triste – et un symbole voisin de la svastika comme emblème.

Des pogroms dans les banlieues d’Athènes

C’est Aube dorée qui a nettoyé les carrefours de Kalamata, qui a organisé les bastonnades, ratonnades et passages à tabac nécessaires pour chasser de la ville des pauvres gens sans ressources et sans défense – pour nettoyer les rues comme on le ferait pour de la vermine.

Ce sont les milices d’Aube dorée qui se sont substituées à la police et à l’Etat grec en toute impunité, et qui revendiquent ouvertement leurs exploits dans les journaux.

Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Durant l’été, les lecteurs attentifs ont pu lire les récits des pogroms organisés par Aube dorée dans les banlieues défavorisées d’Athènes. Lire un article est une chose. Entendre directement le récit de crimes encouragés – suscités – par la police grecque près de vous est tout autre chose.

La police ne viendra pas : pas les moyens

Un soir à Kalamata, une Grecque aperçoit un homme de couleur dans son jardin. Inquiète, elle téléphone à la police. La réponse de la maréchaussée est rapide, et très claire : non, la police n’enverra aucun de ses officiers sur place, cependant, la dame peut appeler Aube dorée, qui viendra faire le nécessaire.

Serviable, le policier à l’autre bout du fil donne à la dame le numéro de téléphone à composer pour obtenir l’assistance des milices du parti néonazi. Choquée, la femme raccroche et se refuse à obtempérer.

Elle attend.

Toujours inquiète, elle finit par retéléphoner à la police. Même réaction : qu’elle appelle donc Aube dorée, et son problème sera réglé. Non, la police n’interviendra pas, elle n’en a pas les moyens. A nouveau, la femme raccroche. Il n’est pas question pour elle de demander aux néonazis de venir.
Pourtant, quelques minutes plus tard, les milices d’Aube dorée déboulent. Il n’y a plus personne dans le jardin de la femme. Mais, à quelques dizaines de mètres de là, se trouve une maison occupée par un Pakistanais. En quelques minutes, les gorilles en uniformes paramilitaires l’encerclent. Puis ils y foutent le feu.

Fin de l’histoire.

Nous ne sommes pas en 1938. Nous ne sommes pas en Allemagne. Nous sommes en 2012, en Grèce, un pays connu pour sa douceur de vivre et l’hospitalité de ses habitants. Un pays ruiné par une gestion corrompue, et surtout par les volontés absurdes de gouvernements étrangers et de banquiers centraux qui n’ont aucune idée, aucune conscience du monstre qu’ils sont en train de réveiller et de nourrir, encore et encore, avec chaque mesure d’austérité inique et inefficace qu’ils imposent par la force à un pays exsangue.

Ce mécanisme est pourtant bien connu

Lors des élections de mai, les néonazis d’Aube dorée récoltèrent 8% des suffrages. En juin, leur score était de 7%, suffisamment pour envoyer 21 députés au parlement grec, institution démocratique qu’ils attaquent tous les jours, expliquant fièrement et sans la moindre ambiguïté, qu’ils mèneront le combat dans la rue avec leurs troupes d’assaut dès qu’ils seront prêts.

Les derniers sondages placent Aube dorée à plus de 10%, devant le Pasok. Chaque coup asséné à la Grèce, chaque mesure imposée de l’extérieur, en notre nom, nous qui sommes européens et avions basé notre Europe sur le serment du « plus jamais ça », chaque exigence d’austérité aveugle qui vise toujours les mêmes couches de la population et arrache aux gens simples le peu qui leur reste, les pousse plus avant dans l’étreinte noire d’Aube dorée.

Le mécanisme est d’une simplicité terrible, et déjà bien connu de toute personne ayant quelques notions d’histoire : détruire un pays de l’extérieur en employant des méthodes de colonisation économique à peine voilée, détruire ses services publics – santé, éducation et autres –, tout en laissant en place les administrations et les gouvernements corrompus qui sont à la base du problème, conduit au délitement complet de l’Etat de droit. Tout s’effrite, et la démocratie se craquèle, puis tombe, morceau par morceau, comme un papier peint pourri.

La police et l’armée, riches en nostalgiques de la sinistre dictature d’extrême droite des colonels et où les néonazis font leurs plus hauts scores électoraux, profitent des circonstances pour simplement laisser aller un peu plus, et pousser une population déboussolée, sans perspective d’avenir, à la recherche désespérée de sécurité, dans les bras d’Aube dorée.

Aujourd’hui, des néonazis constituent le troisième parti grec, devant le parti social-démocrate historique.

Non, nous ne sommes pas en 1938.

Mais nous y allons.

Nous y courons.

dimanche 29 avril 2012

En souvenir de Franco

27 avril 2012 11h21 · Marc-André Cyr

L’État canadien veut permettre l’espionnage électronique sans mandat. La Ville de Montréal veut interdire le port du masque pendant les manifestations. Le SPVM a une escouade politique « antianarchiste ».

L’antiémeute intervient pour briser des manifestations pacifiques et des lignes de piquetage. Les arrestations et les entraves à la déontologie policière se comptent par centaines…

Et plusieurs chroniqueurs traitent les étudiants de « terroristes »…

Et Stéphane Gendron veut que le sang coule…

Et Eric Duhaime se demande si l’armée devrait intervenir pour «étouffer les problèmes des multiples manifestations» …

La tendance est lourde. Que ce soit en Europe ou au Québec, l’État se défait lentement de ses apparences plus ou moins séduisantes pour revêtir celui de l’État policier. En temps de crise, il ne saurait en être autrement. Héritière d’un lourd passé autoritaire, l’Espagne est à l’avant-garde de cette dérive qui, ici comme ailleurs, est cautionnée par les tenants de la liberté individuelle et de la démocratie.

Plage, paella et torture                                 
La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernàndez Dìaz a annoncé son plan pour lutter contre les « collectifs antisystèmes » qui pratiquent des « techniques de guérilla urbaine » [1]. Le code pénal sera réformé en profondeur afin d’étendre les prérogatives de la Loi antiterroriste [2]. Cette loi est pourtant décriée par la vaste majorité des organisations de défense des libertés. Voici comment Amnistie Internationale décrivait la situation des droits de la personne en Espagne en 2004 :

« A plusieurs reprises, des politiciens ou des gardes civils auraient fait usage de leurs armes à feu de manière inconsidérée. De nombreux candidats à l’immigration se sont noyés en tentant de gagner l’Espagne depuis l’Afrique du nord par la mer. Des détenus ont déclaré avoir été torturés et maltraités. Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitement inhumains ou dégradants (CPT) a vivement critiqué l’absence persistante de garanties fondamentales devant protéger les personnes détenues en vertu des lois « antiterroristes » contre les mauvais traitements […] » [3]


Cette réforme veut que la « résistance passive »  soit désormais considérée comme un « délit d’attentat contre l’autorité ». En d’autres mots, elle veut que la désobéissance civile non-violente soit considérée équivalente au terrorisme. Elle veut également réprimer la diffusion de manifestations sur les réseaux sociaux. La diffusion de tels événements sera désormais considérée comme un « délit d’appartenance à une organisation criminelle ». Cet aspect vise tous les rassemblements qui « n’auraient pas été notifiés et qui s’accompagneraient du refus de vider les lieux malgré l’avertissement de la Police ». Elle s’attaque entre autres aux différentes occupations de lieux publics par les Indignés en mai dernier.

Démocratie autoritaire
Comment expliquer des telles entorses aux droits les plus élémentaires ? L’Espagne n’est-elle pas une « démocratie » ?

C’est bien le pire, car l’Espagne, qui célèbre cette semaine le 75e anniversaire des bombardements de Guernica, est effectivement un régime libéral. Mais si elle s’est débarrassée de la dictature militaire, elle n’en a toujours pas fini avec le fascisme. Suite à la transition démocratique (sorte de Révolution tranquille espagnole), les francistes ne sont pas disparus du paysage social et politique. Bien au contraire. Plusieurs d’entre eux ont joint le Parti populaire (présentement au pouvoir), d’autres sont toujours à la tête des cours de justice et des corps policiers. Ils ont continué à diriger les banques et les entreprises, à enseigner dans les universités, etc. L’exemple le plus évident de cette continuation est celui de Manuel Fraga Iribarne, ministre sous Franco et rédacteur de la Constitution (!) de 1978, qui dirigea la province de la Galicie jusqu’en… 2005.

C’est ce triste héritage qui donne aux Espagnols une longueur d’avance en ce qui concerne la répression de la contestation. En fait, l’Espagne nous enseigne que la frontière entre la démocratie libérale et l’État policier est mince, très mince. Espérons que cette tendance à la criminalisation de la contestation cesse avant qu’elle ne nous plonge plus profondément dans cette espèce de tyrannie démocratique dans laquelle nous nous enfonçons progressivement.

Notes
[1] Front de gauche : Place au peuple, « Espagne : le ministère de l’Intérieur projette de qualifier la résistance passive d’attentat contre l’autorité », 16 avril 2012 : http://www.placeaupeuple2012.fr/espagne-le-ministere-de-l%E2%80%99interieur-projette-de-qualifier-la-resistance-passive-d%E2%80%99attentat-contre-l%E2%80%99autorite/
[2] La loi antiterroriste, qui visait au départ à lutter contre l’E.T.A. (Euskadi Ta Askatasuna : Pays basque et liberté), permet à l’État de détenir « incommunicado » (sans contact avec l’extérieur) et pendant plusieurs jours un individu soupçonné d’avoir des liens avec cette organisation armée. Ces quelques jours d’isolement permettent évidemment aux policiers de procéder à de nombreux abus de pouvoirs. Plusieurs rapports font état de la torture affligée aux militants de la gauche indépendantiste basque, qui compte plus de 700 prisonniers politiques. Mais cette loi ne vise pas seulement les militants radicaux. Elle a  également permis de rendre illégales d’innombrables manifestations (il est désormais interdit de manifester nommément pour l’indépendance au Pays basque), divers partis politiques (dont Batasuna, qui change de nom pratiquement chaque année), des journaux, (Egunkaria, Egin), des organisations politiques (Jarraï), etc.
[3] Source : Amnistie internationale, rapport 2004, p.328.

mardi 13 décembre 2011

Déclaration de l’Association : Krasnoff est un assassin, pas un héros !

Certains secteurs de l’extrême droite chilienne, appuyés par d’anciens membres de groupes criminels pinochetistes (DINA* et CNI**), ont organisé une cérémonie publique en hommage de l’assassin Miguel Krasnoff Marchenko. Cet acte a compté avec la participation active de Cristian Labbée, actuel maire de la commune de Providencia, ancien officier des services répressifs de la dictature militaire.

Que dans un pays qui se targe d’être redevenu une « démocratie », des criminels convaincus d’assassinats, jugés et condamnés à de lourdes peines par la justice chilienne, soient l’objet d’hommages publics soutenus par des autorités politiques en dit long sur le manque de reconnaissance des crimes de la dictature. Cela montre l’absence totale d’esprit de « réconciliation » dont se sont réclamés les gouvernements, les églises et les forces armées depuis plus de vingt ans.

Dans des pays ayant subi, et par la suite jugés les crimes nazis, il serait légalement impossible de rendre hommage à des criminels de guerre tels que Herman Goering, Adolf Hitler ou Martin Borman… Ces provocations constitueraient des « actes révisionnistes » et de l’« apologie des crimes de guerre », manifestations punies par la loi. En revanche, au Chili cela est parfaitement possible. Possible que parce que la justice n’a jamais vraiment fait son travail et parce que la classe politique a « tourné la page » de ces crimes, dans une attitude résignée et impuissante.

Nous manifestons notre plus profond dégout et notre écœurement absolu face à cet acte ignoble qui porte une grave menace à la reconstruction d’un Chili plus juste, plus équitable, délivré à jamais des dangers de tyrannies et de dictatures.

Nous voulons saluer très chaleureusement les jeunes étudiants de l’Université Catholique du Chili qui, en même temps que le pays était témoin de la provocation pinochetiste autour de Krasnoff, ont honoré la mémoire de la presque trentaine d’étudiants, professeurs et membres du personnel victimes de la dictature militaire chilienne.

Pour une véritable justice, pour un réel travail de mémoire, pour l’interdiction de toute apologie des crimes pinochetistes !

Association d’Ex-Prisonniers Politiques Chiliens - France Paris, 21 novembre 2011

DINA* et CNI**, services de répression et de crime politique existant à l’époque de la dictature du général Pinochet.