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mardi 6 août 2019

Solidarité avec les habitant-es de Çanakkale (Turquie) en lutte contre l’entreprise minière canadienne Alamos : « Contre le pillage : socialisme! »


Adrien Welsh

C’est avec ce cri de ralliement que les militant-es de la section de Çanakkale du Parti communiste turc se sont joints aux milliers de manifestant-es qui ont pris d’assaut le site du projet de mine d’or de Kirazli opéré par la minière canadienne Alamos. Malgré quelques altercations avec le personnel de sécurité, une marée humaine de milliers de manifestant-es déterminés à faire entendre leur opposition à la déforestation annoncée a eu raison des agents de sécurité de la compagnie. Une fois sur le site, la manifestation s’est déroulée sans anicroches, les manifestant-es étant venus entre autres pour poser un geste éminemment symbolique : planter des arbres.

mardi 25 décembre 2018

L'Union européenne complice de la colonisation marocaine du Sahara occidental

Omar Hasana, dirigeant de la jeunesse du Front Polisario 

Adrien Welsh

Le 10 décembre dernier, la Commission du commerce international de la Commission européenne a adopté un rapport entérinant l’extension des droits de pêche convenus en vertu du traité de pêche Maroc – UE aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, occupé par un Maroc nostalgique de l’Empire chérifien depuis 1976. Or, la Cour de justice de l’Union européenne avait justement invalidé cet accord en raison du fait que le territoire sahraoui était compris comme partie intégrale du Maroc et ce, sans aucune consultation du Front Polisario, reconnu comme le représentant du peuple sahraoui par l’ONU.

En effet, en 2017, la CJUE accordait une victoire symbolique à la République arabe sahraouie démocratique en statuant invalide l’accord de pêche UE-Maroc, celui-ci « ayant été conçu sur la base de l’intégration unilatérale du Sahara occidental [au territoire marocain] et de l’affirmation de sa souveraineté sur ce territoire, le peuple sahraoui n’a pas librement disposé de ses ressources naturelles, comme l’impose pourtant le droit à l’autodétermination. » Un jugement similaire avait été rendu en 2016 au sujet d’un accord agricole entre Rabat et l’UE.

jeudi 8 novembre 2018

Tous à la rue le 10 novembre pour défendre la justice environnementale !

Cet article est également publié dans l'édition de novembre 2018 du journal Clarté

Changeons le système, pas le climat! 

Alors que le samedi 10 novembre prochain, des milliers de progressistes et environnementalistes sont attendus dans les rues de Montréal pour faire « rentrer l’environnement au Parlement », la question environnementale se pose avec plus d’urgence que jamais. Des records de chaleur ont été battus ces dernières années, causant plusieurs décès dont les 40 causés par la canicule qui s’est abattue sur le Québec cet été alors que les catastrophes naturelles s’enchainent à un rythme effréné. En conséquence, on calcule que d’ici 2050, la Terre comptera plus de 250 millions de réfugiés climatiques. Ceux-ci seraient aujourd’hui déjà plus nombreux que les réfugiés fuyant guerres et conflits. 

lundi 16 avril 2018

Encore une agression impérialiste contre la Syrie


par LJCQ Montréal

Ravagée par la guerre depuis 2011, la Syrie est à nouveau bombardée par les forces impérialistes. Samedi dernier, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené des frappes contre la Syrie, soi-disant pour punir Bachar al-Assad accusé d’avoir mené des attaques chimiques contre la population civile. Ces frappes ont évité les positions russes, mais marquent un regain de tensions, faisant craindre une escalade militaire. 

La doctrine de la responsabilité de protégé a fait bien des dommages. Les organisations historiquement impliquées dans le mouvement pour la paix ont de la difficulté à se positionner contre ces interventions militaires qui sont présentées par les gouvernements occidentaux comme des actions humanitaires. La propagande impérialiste mise sur le sentiment légitime des gens de vouloir agir pour aider les personnes prises dans les horreurs de la guerre. Elle justifie alors ses propres bombardements, sa propre guerre qui fait encore et toujours des victimes civiles. Ces pays, nos gouvernements occidentaux, cachent du même coup leur véritable agenda qui n'a rien d'humanitaire. Cette même propagande offre une vision manichéenne et raciste des peuples et gouvernements d'Orient et d'Asie pour occulter les solutions diplomatiques et rejeter l'ouverture de nos frontières aux réfugié-e-s. Le conflit en Syrie n'a rien de simple, mais on peut résumer la propagande ainsi : voici les grands méchants loups, la Russie et Bachar, qu'il faut bombarder pour rétablir la paix et l'harmonie dans le monde, et s'assurer que les terroristes restent chez eux. L'action humanitaire n'a ici plus rien d'humain.

Notre Trudeau national appuie entièrement les leçons de droit international donné par Donald Trump. Dans un communiqué il dit : « Le Canada appuie la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime Assad de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens. » Autrement dit, pas besoin de s'appuyer sur des faits pour partir en guerre, puisqu'on ignore toujours qui a lancé cette attaque chimique. En fait, plusieurs personnes dénoncent que l'intervention occidentale est eu lieu juste avant que les enquêteurs de l'ONU est pu se rendre sur place. À ce propos, la ministre Chrystia Freeland avait dit : « Bien sûr, il est important pour le Canada d’être un pays qui agit en se basant sur des faits. Mais il est également important pour nous d’être conscients des tactiques de distraction que certains acteurs mondiaux emploient aujourd’hui, et de ne pas permettre à ces tactiques de fonctionner. » Il ne semble toutefois pas important pour Mme Freeland de changer le fait que le Canada soit un des plus grands exportateurs d'armes, le 2e plus grand exportateur d'armes au Moyen-Orient.

Mobilisation pour dénoncer les bombardements

Malgré les difficultés du mouvement pour la Paix, plusieurs manifestations ont été appelées à la suite de l'annonce des bombardements occidentaux en Syrie. À Montréal suite à l'appel du mouvement québécois pour la paix et de la Syrian House in Canada, plusieurs dizaines de personnes se sont réunis dimanche au carré Normand Bethune, dont quelques membres de la Ligue de la jeunesse communiste du Québec. On pouvait lire entre autres sur les pancarte « Non à l'OTAN! », « Fuck vos missiles, ouvrez les frontières », « Pas touche à la Syrie » et « Bombarder ne protège pas les gens, ça les tues! ». 



(photographies : rassemblement à Montréal au carré Normand Bethune)

À Vancouver, la YCL-LJC, le Congrès canadien pour la paix, la Coalition Stop War et la Canada Palestine association ont organisé un piquetage d'urgence sous le slogan « Hand off Syria » (Ne touchez pas à la Syrie).



(photographie : Piquetage à Vancouver, par The Star Vancouver)


D'autres piquetages semblables ont eu lieu dans plusieurs grandes villes canadiennes, mais aussi ailleurs dans le monde. Différents groupes pour la paix ont organisé des rassemblements d'urgence dans les ville américaines, eux aussi sous le slogan « Hand off Syria ». Une centaine de personnes se sont rassemblée devant le Capitole. Un des porte-parole affirmait à Fox news que : « Nous croyons que cette frappe est en violation directe du droit international, nous croyons qu'elle a le potentiel d'escalader les conflits contre une autre puissance nucléaire à un moment où ce dont nous avons réellement besoin est la désescalade et de plus grandes négociations ». (Notre traduction)

À Athènes, se sont des milliers de personnes qui se sont réunis dans une grande manifestation à l'appel du Parti communiste grec. Dimitris Koutsoumbas, le chef du parti communiste, a dénoncer les politicien-ne-s grecs pour avoir cru « aux maigres excuses sur l'utilisation d'armes chimiques » par la Syrie. En s'adressant à la foule, il a également critiqué leur soumission à l'Union Européenne et à l'OTAN, ainsi que leur soutien à Israël. Le gens se sont réunis sous le slogan « Non à l'intervention en Syrie. USA-OTAN-UE font saigner les peuples. Le gouvernement soutient ce crime ». (notre traduction) 


(video: par le KKE, diffusé sur Youtube)

dimanche 15 avril 2018

Mettons fin à l’agression et à la guerre dirigée par les États-Unis contre la Syrie

Le Parti communiste du Canada dénonce les attaques aériennes meurtrières et illégales dirigées contre la Syrie par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne le 13 avril ainsi que l’appui dont elles ont bénéficié de la part du Premier Ministre Justin Trudeau. Nous demandons au Parlement de dénoncer ces attaques aériennes illégales selon le droit international, selon le droit des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France. Selon la Charte des Nations unies, à laquelle ces pays sont censés adhérer, ces attaques représentent des crimes de guerre.



Les attaques se sont déroulées un jour avant que l’Organisation des Nations Unies pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne se rende à Douma, en Syrie, afin d’examiner le site où, selon les allégations des États-Unis et de leurs alliés, des armes chimiques auraient été utilisées contre des civils syriens. L’OIAC se rendait en Syrie le 14 avril malgré les objections du gouvernement des États-Unis qui avait préalablement opposé son veto à une motion de la Russie à l’effet d’envoyer l’OIAC afin d’enquêter pour savoir si des armes chimiques avaient été employées ou pas. À la suite du véto américain, le gouvernement syrien a invité l’OIAC qui était d’accord, à mener l’enquête malgré tout. L’OIAC est arrivée en Syrie le 14 avril pour faire l’enquête malgré les attaques aériennes survenues quelques heures plus tôt.
  
Contrairement aux allégations des États-Unis, il n’existe aucune preuve que des armes chimiques auraient été utilisées ou trouvées à Douma. Des officiers de l’État-Major états-unien, incluant le secrétaire à la Défense James Mattis, ont admis le 12 avril –une journée avant les frappes aériennes,- qu’il n’existe aucune preuve corroborant l’existence d’une attaque à l’arme chimique à Douma. Néanmoins, le Président Trump, après avoir « tweeté » ses plans de guerre au monde entier, a asséné la Syrie de frappes aériennes avec l’appui de la Première Ministre britannique Theresa May et du Président français Emmanuel Macron sans l’appui de leur parlements ou gouvernements respectifs.
  
Ces attaques nous rappellent celles de l’an dernier, également basées sur des informations fallacieuses et vendues au public sous le prétexte de la « responsabilité de protéger » des États-Unis et de l’Union européenne. En fait, cette doctrine et ces déclarations de guerre protègent les profits faramineux des grandes entreprises et de l’industrie de l’armement. Cette doctrine guerrière est responsable de la mort de 2 millions de personnes alors qu’elle dévaste la région depuis 2001. L’appui du Gouvernement canadien à cette doctrine a fait du Canada un acteur dans les sales guerres d’agression des États-Unis et de l’OTAN à travers le monde, en plus d’imposer une hausse de 70% des dépenses militaires, plus d’argent consacré à l’OTAN, réduisant ainsi à néant la promesse de Trudeau de transformer la politique étrangère canadienne de guerrière en une de paix.  Le Canada demeure pieds et poings liés à l’impérialisme É.U. et aux va-t-en-guerre de partout à travers le monde, toujours paré à la manœuvre quand il s’agit de renverser des gouvernements qu’il n’aime pas et de transgresser la Charte des Nations Unies qui établit que ce sont des crimes de guerre.

La fabulation aujourd’hui reconnue de tous autour des armes de destructions massives en Irak, prétexte à la guerre de 2003, s’est avérée être une totale fabrication du gouvernement états-unien. Dans le même ordre d’idées, les États-Unis ont déclaré que du gaz sarin avait été utilisé par le gouvernement syrien, ce qui s’est avéré être sans fondement, bien que les médias aient relayé la nouvelle comme s’il s’agissait d’une vérité de la Palice. Ce sont des mensonges créés de toute pièce par le gouvernement des États-Unis pour justifier leurs agressions et leurs guerres à travers le monde, ainsi que celles de l’OTAN.

Toutes les preuves tendent à soutenir le fait que les attaques aériennes contre la Syrie du 13 avril ont été dirigées afin de mettre la paix en péril et provoquer une escalade pouvant mener à un conflit conventionnel entre les États-Unis et la Russie, maintenant que le gouvernement syrien appuyé par la Russie a gagné la guerre et défait les forces rebelles soutenues par les États-Unis comme l’ÉI, le Front An-Nusra, l’Armée de l’Islam et autres extrémistes et terroristes opposés au gouvernement syrien de Bachar al-Assad. La vraie raison des attaques du 13 avril est le refus des États-Unis d’accepter la défaite militaire et une transition pacifique sur le point d’être négociée en accord avec le droit international, ce qui inclurait des négociations entre le gouvernement syrien, les États-Unis, la Russie et d’autres acteurs.

Ceci est indubitablement en lien avec l’accélération de la course vers la guerre dans les semaines précédant l’attaque du 13 avril soutenue par une campagne de désinformation relayée par les médias et dans les médias sociaux à travers les pays capitalistes, ce qui a engendré une immense confusion quant à la situation réelle en Syrie et de ceux qui sont responsables. Ce n’est pas la première fois que les Canadien.nes sont pris pour les dindons de la farce. C’est assez! Les attaques perpétrées par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne n’ont rien à voir avec la protection du peuple syrien, mais tout à voir avec la quête de profits et le renversement de gouvernements qui refusent de se soumettre aux dictats de l’impérialisme américain.

Ces frappes aériennes ne menacent pas seulement la Syrie, mais la stabilité et la paix à travers le monde. Il s’agit de provocations délibérées par les États-Unis du gouvernement russe qui a indiqué qu’il répliquerait à toute frappe en visant le site de lancement. La décision anglo-franco-américaine de lancer ces missiles est la recette d’une guerre mondiale, pouvant impliquer des armes atomiques.
 
Nous appelons les mouvements pour la paix, ouvriers et démocratiques, ainsi que et tous les peuples épris de paix, d’exiger que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France mettent fin immédiatement à leur guerre d’agression et retirent leurs armes, leurs troupes et leurs navires de la région, de sorte que les négociations de paix en Syrie puissent avoir lieu. L’opposition publique de masse dans les rues est décisive pour arrêter l’escalade de guerre contre la Syrie.

Nous appelons les parlementaires canadiens à intervenir d’urgence en faveur de la paix et contre la guerre illégale et les crimes de guerre perpétrés par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre la Syrie. Le Canada ne doit pas se rendre complice de crimes de guerre et doit dénoncer l’agression américaine qui pourrait « détruire totalement» la Syrie et le Moyen-Orient, voire dégénérer en une confrontation mondiale impliquant la Russie et les États-Unis, au nom de la doctrine hypocrite de « responsabilité de protéger ».

vendredi 30 mars 2018

Lettre de Soutien à la Médiation au Venezuela, pas aux Sanctions

La lettre a été publié dans L'Aut'Journal à l'adresse suivante: http://lautjournal.info/20180312/lettre-de-soutien-la-mediation-au-venezuela-pas-aux-sanctions
Nous exhortons les gouvernements des États-Unis et du Canada à retirer immédiatement leurs sanctions illégales* contre le Venezuela et à soutenir les efforts de médiation entre le gouvernement du Venezuela et les segments non violents de l'opposition politique.
Nous, les organisations et individus aux États-Unis et au Canada soussignés, soutenons des relations hémisphériques fondées sur le respect de la souveraineté de tous les peuples des Amériques. Nous sommes profondément préoccupés par l'utilisation de sanctions illégales, dont l'effet se fait le plus sentir dans les secteurs les plus pauvres et les plus marginaux de la société, pour contraindre le changement politique et économique dans une démocratie sœur. Nous constatons depuis les années 1990 que les sanctions ne servent qu'à appauvrir les familles ordinaires et à déstabiliser l'ordre public. Nous sommes incapables de citer un seul cas où les sanctions ont eu un impact positif.
Les sondages au Venezuela montrent que la grande majorité des Vénézuéliens s'oppose aux sanctions, indépendamment de leur opinion sur le gouvernement Maduro. Les sanctions ne font que compliquer les efforts déployés par le Vatican, la République dominicaine et d'autres acteurs internationaux pour négocier une résolution de la polarisation profonde au Venezuela. De plus, les sanctions sapent les efforts du gouvernement démocratiquement élu et de l'Assemblée constituante pour résoudre les problèmes économiques critiques et déterminer leur propre destin politique.
Malgré la rhétorique de haut niveau des fonctionnaires de Washington et d'Ottawa, ce n'est pas un véritable souci de démocratie, de droits de l’homme et de justice sociale qui pousse cette position interventionniste belliqueuse à l'égard de Caracas. Du décret du président Obama qui, de l’aveu général, est faux, sur le Venezuela représentant une menace pour la sécurité nationale aux États-Unis, à la déclaration de l’ambassadeur Nikki Haley disant que le Venezuela est un « narco-état de plus en plus violent » qui menace le monde, l'utilisation de l'hyperbole dans les situations diplomatiques contribue rarement à des solutions pacifiques sur la scène internationale.
Ce n'est un secret pour personne que le Venezuela, contrairement au Mexique, au Honduras, à la Colombie, à l'Egypte ou à l'Arabie Saoudite, est la cible d’une mission de changement de régime par les États-Unis précisément à cause des qualités de leader du Venezuela dans la résistance à l'hégémonie américaine et à l’imposition du modèle néolibéral en Amérique latine. Et bien sûr, le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole au monde, ce qui attire encore plus l’attention non désirée de Washington.
Les États-Unis et le Canada ont essayé puis échoué à utiliser l'Organisation des États Américains (OEA) pour construire un bloc qui évoque la Charte démocratique contre le Venezuela de façon hypocrite. Récemment, Luis Almagro, le secrétaire général véreux de l'OEA, est allé jusqu'à soutenir publiquement l'assermentation d'une Cour suprême parallèle, nommée de façon inconstitutionnelle par les législateurs de l'opposition et leur a permis d'utiliser le siège de l'OEA à Washington, DC pour leur cérémonie (sans l'approbation de quelconque état membre de l'OEA). Almagro a ainsi délégitimé l'OEA, enhardi les éléments les plus extrêmes et les plus violents de l'opposition vénézuélienne, et mis de côté les efforts de médiation.
Les sanctions canado-américaines sont une utilisation cynique du pouvoir économique coercitif pour attaquer une nation qui fait déjà face à l'hyperinflation et à la pénurie de produits de base. Bien que prétendument faites au nom de la promotion de la démocratie et de la liberté, ces sanctions violent le droit humain fondamental du peuple vénézuélien à la souveraineté, tel que cela est énoncé dans les Chartes des Nations Unies et de l'OEA.
Nous appelons les dirigeants politiques des États-Unis et du Canada à rejeter la rhétorique déchaînée et à contribuer à la recherche de solutions réelles aux problèmes politiques et économiques du Venezuela. Nous exhortons les gouvernements américain et canadien à annuler leurs sanctions et à soutenir les efforts de médiation déployés par le chancelier de la République dominicaine Miguel Vargas, le président de la République dominicaine Danilo Medina, l'ancien premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, le Vatican et soutenus par un nombre croissant de nations latino-américaines.
* L’Article 19 du Chapitre 4 de la Charte de l'OEA stipule :
Aucun État ou groupe d'États n'a le droit d'intervenir, directement ou indirectement, pour quelque raison que ce soit, dans les affaires intérieures ou extérieures d'un autre état. Le principe précédent interdit non seulement la force armée, mais aussi toute autre forme d'ingérence ou de tentative de menace contre la personnalité de l'état ou contre ses éléments politiques, économiques et culturels.
signataires,
Les États-Unis d'Amérique
Noam Chomsky
Danny Glover, Citizen-Artist
Estela Vazquez, Executive Vice President, 1199 SEIU
Bishop Thomas J. Gumbleton, Archdiocese of Detroit
Jill Stein, Green Party
Peter Knowlton, General President, United Electrical Workers
Dr. Frederick B. Mills, Department of Philosophy, Bowie State University
Dr. Alfred de Zayas, former Chief, Petitions Dept, UN High Commissioner for Human Rights
Medea Benjamin, co-founder, Code Pink
Dan Kovalik, Counsel, United Steelworkers Union
Clarence Thomas, ILWU Local10 (retired)
Natasha Lycia Ora Bannan, President, National Lawyers Guild
Chuck Kaufman, National Co-Coordinator, Alliance for Global Justice
James Early, Articulation of Afro Descendants in Latin America and the Caribbean
Gloria La Riva, coordinator, Cuba and Venezuela Solidarity Committee
Karen Bernal, Chair, Progressive Caucus, California Democratic Party
Kevin Zeese, Margaret Flowers, co-directors, Popular Resistance
Chris Bender, Administrator, SEIU 1000, retired
Mary Hanson Harrison, President Women’s International League for Peace and Freedom, US Section
Alfred L. Marder, President, US Peace Council
Tamie Dramer, Executive Boardmember, California Democratic Party
Greg Wilpert, journalist
School of Americas Watch (SOAW) Coordinating Collective
Gerry Condon, President, Board of Directors, Veterans for Peace
Tiana Ocasio, President, Connecticut Labor Council for Latin American Advancement
Leah Bolger, Coordinator, World Beyond War
Alexander Main, Senior Assoc for Intl Policy, Center for Economic and Policy Research
Kevin Martin, President, Peace Action and Peace Action Education Fund
Dr. Robert W. McChesney, University of Illinois at Urbana-Champaign
Berthony Dupont, Director, Haiti Liberté Newspaper
Marsha Rummel, Adlerperson, City of Madison Common Council, District 6
Monica Moorehead, Workers World Party
Kim Ives, Journalist, Haiti Liberté
Cindy Sheehan, Cindy’s Soapbox
Claudia Lucero, Executive Director, Chicago Religious Leadership Network on Latin America
William Camacaro, Venezuela activist
Baltimore Phil Berrigan Memorial Chapter Veterans For Peace
David W. Campbell, Secretary-Treasurer, USW Local 675 (Carson, CA)
Alice Bush, retired Northwest Indiana Division Director SEIU Local 73
Teresa Gutierrez, Co-Director International Action Center
Claire Deroche, NY Interfaith Campaign Against Torture
Eva Golinger, journalist and writer
The Cross Border Network (Kansas City)
Antonia Domingo, Pittsburgh Labor Council for Latin American Advancement
David Swanson, Director of World Beyond War
Matt Meyer, National Co-chair, Fellowship of Reconciliation
Rev. Daniel Dale, Christian Church (Disciples of Christ), CLRN Board of Directors
Daniel Chavez, Transnational Institute
Kathleen Desautels, SP (8th Day Center for Justice*)
Michael Eisenscher, National Coord. Emeritus, U.S. Labor Against the War (USLAW)
Dr. Paul Dordal, Director, Christian Network for Liberation and Equality
Dr. Douglas Friedman, Director International Studies, College of Charleston
Fr. Charles Dahm, Archdiocesan Director of Domestic Violence Outreach
Blase Bonpane, Director, Office of the Americas
Larry Birns, Director, Council on Hemispheric Affairs
Task Force on the Americas
Dr. Sharat G. Lin, former president, San Jose Peace and Justice Center
Stansfield Smith, Chicago ALBA Solidarity
Alicia Jrapko, U.S. coordinator, International Committee for Peace, Justice and Dignity
National Network on Cuba
Diana Bohn, Co-coordinator, Nicaragua Center for Community Action
Joe Jamison, Queens NY Peace Council
Jerry Harris, National Secretary, Global Studies Association of North America
MLK Coalition of Greater Los Angeles
Charlie Hardy, author, Cowboy in Caracas
Dan Shea, National Board, Veterans For Peace
Houston Peace and Justice Center
Dr. Christy Thornton, Fellow, Weatherhead Center for International Affairs, Harvard University
Code Pink Houston
Workers Solidarity Action Network.org
Rochester Committee on Latin America
Patricio Zamorano, Academic and International Affairs Analyst
Cliff Smith, business manager, Union of Roofers, Waterproofers and Allied Workers, Local 36
Michael Bass, Convener, School of the Americas Watch-Oakland/East Bay
Joe Lombardo, Marilyn Levin, Co-Coordinators of United National Antiwar Committee
Dr. Jeb Sprague-Silgado, University of California Santa Barbara
Portland Central America Solidarity Committee (PCASC)
Dr. Pamela Palmater, Mi’kmaq lawyer Chair in Indigenous Governance Ryerson University
Lee Gloster, Steward IBT 364, Trustee, N. Central IN Labor Chapter, N. IN Area Labor Federation
Celeste Howard, Secretary, WILPF, Portland Branch (Oregon)
Mario Galván, Sacramento Action for Latin America
Hector Gerardo, Executive Director, 1 Freedom for All
Jorge Marin, Venezuela Solidarity Committee
Ricardo Vaz, writer and editor of Investig’Action
Dr. T.M. Scruggs, University of Iowa, Professor Emeritus
Dr. Mike Davis, Dept. of Creative Writing, Univ. of CA, Riverside; editor of the New Left Review
Dr. Lee Artz, Dept of Media Studies; Director, Center for Global Studies, Purdue University Northwest
Dr. Arturo Escobar, Dept. of Anthropology University of North Carolina, Chapel Hill
Cheri Honkala, Director, Poor Peoples Economic Human Rights Campaign
Suren Moodliar, Coordinator, Encuentro5 (Boston)
Dr. Jack Rasmus, Economics Dept., St. Mary’s College, Moraga, California
Alice Slater, Nuclear Age Peace Foundation
Rich Whitney, Co-chair, Green Party Peace Action Committee
David Bacon, independent photojournalist
Dr. Kim Scipes, Department of Sociology, Purdue University Northwest
Jeff Mackler, National Secretary, Socialist Action
Committee in Solidarity with the People of El Salvador (CISPES)
Henry Lowendorf, Co-chair, Greater New Haven Peace Council
Judith Bello, Ed Kinane (founders), Upstate Drone Action
Dr. Daniel Whitesell, Lecturer in the Dept. of Spanish & Portuguese, UCLA
Dr. William I. Robinson, Sociology and Global and International Studies, UC-Santa Barbara
Emmanuel Rozental, Vilma Almendra, Pueblos en Camino, Abya Yala
Ben Manski, President, Liberty Tree Foundation for the Democratic Revolution
Frank Pratka, Baltimore-Matanzas Association/Maryland-Cuba Friendship Coalition
Dr. Hilbourne Watson, Emeritus, Department of International Relations, Bucknell University
Dr. Minqi Li, Economics Department, University of Utah
Christina Schiavoni, PhD researcher, Boston
Dr. Robert E. Birt, Department of Philosophy, Bowie State University
Topanga Peace Alliance
Judy Somberg, Susan Scott, Esq., Co-chairs, National Lawyers Guild Task Force on the Americas
Audrey Bomse, Esq., Co-chair, National Lawyers Guild Palestine Subcommittee
Daniel Chavez, Transnational Institute
Barby Ulmer, Board President, Our Developing World
Barbara Larcom, Coordinator, Casa Baltimore/Limay; President, Nicaraguan Cultural Alliance
Nick Egnatz, Veterans for Peace
Dr. Marc Becker, Latin American Studies, Truman State University
Dr. John H. Sinnigen, Professor Emeritus, University of Maryland, Baltimore County (UMBC)
Dr. Dale Johnson, Professor Emeritus, Sociology, Rutgers University
Sulutasen Amador, Co-coordinator, Chukson Water Protectors
Mara Cohen, Communications Hub, Trade Justice Alliance
Dorotea Manuela, Co-Chair Rosa Parks Human Right Committee
Efia Nwangaza, Malcom X Center – WMXP Community Radio
Dr. Chris Chase-Dunn, Sociology, University of California-Riverside
Dr. Nick Nesbitt, Comparative Literature, Princeton
Timeka Drew, coordinator, Global Climate Convergence

samedi 21 janvier 2017

Marche des femmes sur Washnigton



À nous de nous mobiliser et de nous unir dans la riposte contre les politiques anti-sociales!

Déclaration de la LJC-Québec

L’élection de Donald Trump comme président des États-Unis est un grave danger pour les jeunes travailleurs et les travailleuses de ce pays et du monde entier. Cette élection a entraîné un mouvement vers l’extrême droite à la Maison-Blanche, ainsi que dans les deux chambres de gouvernement, et sera probablement reflétée dans le pouvoir judiciaire. La montée de l’extrême droite fait partie de la crise systémique du capitalisme, alors que la politique bourgeoise se tourne vers des méthodes de plus en plus violentes pour sauver le capitalisme en faisant payer la crise à la classe ouvrière. L’élection de Trump a déjà conduit à l’amplification du nombre d’actes de violence xénophobe et raciste et à un durcissement de la culture de la misogynie et du viol. Ces idées ne connaissent pas les frontières et se propagent ici au Canada, comme dans d'autres pays. Elles trouvent leur écho dans des groupes fascistes tels que Pédiga ou Golden Down qui se sont installés au Canada. Elles ont aussi une résonnance dans le discours de "Rambo" Gauthier, alors que celui-ci s'affiche ouvertement comme un admirateur de Trump, contre les personnes immigrantes et relaie les femmes à leur cuisine et à "parler de linge", tandis que les "boys" font de la vraie politique. 

Des millions de femmes et leurs alliées, de personnes de la communauté LGBTQIA, de travailleurs et des travailleurs, de personnes racisées et de jeunes se sont organisés aujourd'hui dans des manifestations dans plusieurs villes dans le monde pour réitérer que les droits des femmes seront ardemment défendues, et que la lutter pour une véritable égalité continuera. Ce mouvement massif est une message fort d'unité et de résistance auquel la Ligue de la jeunesse communiste joint sa voix et sa solidarité.

Trump et son administration planifient imposer aux femmes des recules importants. Pourtant, nous étions déjà loin d'avoir atteint l'égalité au Canada comme aux États-Unis. Faut-il rappeler encore une fois que l'écart salariale entre homme et femme est toujours de plus de 20% ? De grands secteurs de l'économie et de l'emploi restent fermés aux femmes, tandis que d'autres secteurs ont une très forte concentration de travailleuses et offrent souvent des emplois plus précaires et peu rémunérés. Lorsque les Libéraux du Québec et d'autres gouvernements de droite coupent dans les services publics, ce sont les femmes qui perdent majoritairement leur emplois ou qui voient leur conditions de travail se dégrader. D'un autre côté, les politiques "de relance" du gouvernement Trudeau sont non seulement un écran de fumée, mais le peu d'effet qu'elles auront favorisera des secteurs d'emplois masculins puisque les investissements se dirigent dans les infrastructures. La violence sexuelle persiste alors que les scandales sur les campus universitaires nous montre à quel point la culture du viol est ancré dans nos société. Au croisement entre racisme, colonialisme et sexisme, les femmes autochtones continuent de subir la violence systémique dans une indifférence encore presque totale et surtout, sans offre de réparation et sans que le Canada ne reconnaisse sa responsabilité et le droit à l'autodétermination des peuples autochtones. 

Face à cela, nous ne disons pas que non, nous agissons et mettons de l'avant notre propre vision de ce que devrait être la société. Il faut étendre les services sociaux, mettre en place un système universelle et gratuit pour la garde des enfants, défendre la gratuité scolaire, financer des services de planning familiale et les rendre accessible à toutes les femmes, nationaliser les secteurs-clés de l'économie tel que l'énergie, mettre fin aux inégalités de salaire entre hommes et femmes, ouvrir nos portes aux personnes réfugiées, et augmenter à au moins 15$ de l'heure le salaire minimum. 

Trump pour la paix, Trump ami des peuples, Trump, l’ardent défenseur du droit des peuples à l’autodétermination! C’est ce qu’il veut que nous croyons. Lors de son discours inaugural, il a clairement indiqué qu’il n’était plus question que les États-Unis jouent le rôle de gendarme du monde. Ceci n’est en rien attribuable à des visées plus pacifistes que celles d’Obama ou d’Hilary Clinton. Il est vrai qu’avec l’administration Obama, la menace d’une guerre contre la Russie planait. Néanmoins, malgré les belles paroles de Trump, celle-ci est toujours réelle. 

En effet, le 45e Président des États-Unis reprend la vieille rhétorique de la «guerre contre le terrorisme». Si réellement Trump était pour la paix dans le monde, il n’aurait pas annoncé vouloir doubler le budget militaire. S’il s’est attaqué à l’OTAN, c’est pour dénoncer les pays membres qui ne feraient pas leur juste part. Il a peut-être fait croire, lors d’un débat l’opposant à Clinton, qu’il ne se serait pas engagé en Syrie et en Irak, mais en fait, avant même que les États-Unis ne se soient engagés dans cette guerre impérialiste, Trump lui-même avait dénoncé l’inaction états-unienne.

Trump s’est peut-être permis de parler d’un rapprochement avec la Russie. Ceci témoigne certes d’une nouvelle approche dans la politique internationale des États-Unis, mais cette nouvelle approche ne saurait en rien garantir une paix durable, bien au contraire! Se rapprocher de la Russie d’un côté pour isoler la Chine (principal bailleur de fonds de la dette états-unienne) de l’autre (rappelons-nous sa position sur Taïwan) revient à remplacer la guerre conventionnelle par une guerre économique. L’une ne peut être séparée de l’autre: ce que veut Trump, en définitive, c’est du temps pour mieux placer ses pions et être plus à même de faire des États-Unis non pas les gendarmes du monde, mais les ordinateurs d’un monde entier soumis à leur botte. 

Durant toute la campagne présidentielle, la question de l’impérialisme états-unien, principal obstacle à une paix durable, n’a jamais été remis en cause ni par Clinton ni par Trump. Ce dernier s’est peut-être fait le chantre du protectionisme et de la souveraineté nationale, mais, lorsque le Commandante Fidel Castro est mort, il ne s’est empêché de laisser sous-entendre que la ligne dure sur la question cubaine serait de mise et qu’il ferait fi des discussions entreprises pour normaliser les relations entre Cuba socialiste et les États-Unis. Idem pour la question de Palestine: Obama s’est permis en fin de mandat, avec couardise, de dénoncer les colonies israéliennes, ce qui a suscité l’ire immédiate de Trump qui s’est présenté comme le seul allié d’Israël. 

Nouvelle administration, certes, nouveau parti au pouvoir donc nouvelles méthodes, mais en définitive, Trump tente de s’ériger en maitre du monde et notre mobilisation pour garantir une paix durable et pour combattre l’impérialisme des États-Unis, de l’OTAN et de leurs alliés est, plus que jamais,  nécessaire. 

Trump se veut l’ami du peuple. Pourtant, à l’image de ses semblables d’extrême droite que sont Marine Le Pen, Orban Viktor ou encore Beppe Grillo et leurs partisans, il entretient une haine contre les travailleurs et les masses populaires organisés. Trump s’adresse aux «gens qui travaillent» (working people) comme Sarkozy s’est adressé à la «France qui travaille», mais partout où le peuple s’organise, il est le premier à prendre le contrepied et à se positionner clairement du côté du patronat. Augmenter les impôts pour les entreprises? Jamais! Augmenter les salaires à 15$ l’heure? Non plus: les États-Unis sont trop dans la merde disait-il lors d’un débat à l’investiture républicaine! Il y a fort à parier qu’en 1936-37, lors de la »grève sur le tas« des travailleurs automobile de Flint, Michigan, Trump et ses partisans se seraient rangés du côté des briseurs de grève et non du côté de ceux qui luttent. 

Que l’extrême droite fascisante reprenne à son compte et dévoie certaines propositions de longue date formulées par les travailleurs ne date pas d’hier. Souveraineté nationale ne rime pas avec souveraineté populaire. L’élection de Trump a fait montre que la crise capitaliste n’est en rien terminée: ses victimes les plus désespérées cherchent à tout prix une solution et sans réelle politique progressiste mise sur la table lors des dernières élections états-uniennes, c’est Trump qui a remporté la grosse part du gâteau. Notre mobilisation est donc des plus importantes. La défense et l’expansion du service public au Québec et au Canada, la gratuité scolaire, la création d’emplois stables et syndiqués, rémunérés à 15$ l’heure minimum; voilà des mesure qui parviendraient à renverser la vapeur et saper la base sociale qui a permis l’élection de Trump aux États-Unis. Le budget d’austérité des libéraux de Couillard semble un épisode du passé, pourtant, leur réforme du système de santé est toujours à l’ordre du jour. L’accession à la présidence de Donald Trump est l'oeuvre des politiques anti-sociales imposées par les différentes administrations états-uniennes. À nous de nous mobiliser, de nous unir dans la riposte contre les politiques anti-sociales afin de ne pas en arriver là.