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mardi 6 août 2019
Solidarité avec les habitant-es de Çanakkale (Turquie) en lutte contre l’entreprise minière canadienne Alamos : « Contre le pillage : socialisme! »
Adrien Welsh
C’est avec ce cri de ralliement que les militant-es de la section de Çanakkale du Parti communiste turc se sont joints aux milliers de manifestant-es qui ont pris d’assaut le site du projet de mine d’or de Kirazli opéré par la minière canadienne Alamos. Malgré quelques altercations avec le personnel de sécurité, une marée humaine de milliers de manifestant-es déterminés à faire entendre leur opposition à la déforestation annoncée a eu raison des agents de sécurité de la compagnie. Une fois sur le site, la manifestation s’est déroulée sans anicroches, les manifestant-es étant venus entre autres pour poser un geste éminemment symbolique : planter des arbres.
mardi 25 décembre 2018
L'Union européenne complice de la colonisation marocaine du Sahara occidental
![]() | ||
Omar Hasana, dirigeant de la jeunesse du Front Polisario |
Le 10 décembre dernier, la Commission du commerce international de la Commission européenne a adopté un rapport entérinant l’extension des droits de pêche convenus en vertu du traité de pêche Maroc – UE aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, occupé par un Maroc nostalgique de l’Empire chérifien depuis 1976. Or, la Cour de justice de l’Union européenne avait justement invalidé cet accord en raison du fait que le territoire sahraoui était compris comme partie intégrale du Maroc et ce, sans aucune consultation du Front Polisario, reconnu comme le représentant du peuple sahraoui par l’ONU.
En effet, en 2017, la CJUE accordait une victoire symbolique à la République arabe sahraouie démocratique en statuant invalide l’accord de pêche UE-Maroc, celui-ci « ayant été conçu sur la base de l’intégration unilatérale du Sahara occidental [au territoire marocain] et de l’affirmation de sa souveraineté sur ce territoire, le peuple sahraoui n’a pas librement disposé de ses ressources naturelles, comme l’impose pourtant le droit à l’autodétermination. » Un jugement similaire avait été rendu en 2016 au sujet d’un accord agricole entre Rabat et l’UE.
jeudi 8 novembre 2018
Tous à la rue le 10 novembre pour défendre la justice environnementale !
Cet article est également publié dans l'édition de novembre 2018 du journal Clarté
Changeons le système, pas le climat!
Changeons le système, pas le climat!
Alors que le samedi 10 novembre prochain, des milliers de progressistes et environnementalistes sont attendus dans les rues de Montréal pour faire « rentrer l’environnement au Parlement », la question environnementale se pose avec plus d’urgence que jamais. Des records de chaleur ont été battus ces dernières années, causant plusieurs décès dont les 40 causés par la canicule qui s’est abattue sur le Québec cet été alors que les catastrophes naturelles s’enchainent à un rythme effréné. En conséquence, on calcule que d’ici 2050, la Terre comptera plus de 250 millions de réfugiés climatiques. Ceux-ci seraient aujourd’hui déjà plus nombreux que les réfugiés fuyant guerres et conflits.
lundi 16 avril 2018
Encore une agression impérialiste contre la Syrie
par LJCQ Montréal
Ravagée par la guerre depuis 2011,
la Syrie est à nouveau bombardée par les forces impérialistes. Samedi dernier,
les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené des frappes contre la
Syrie, soi-disant pour punir Bachar al-Assad accusé d’avoir mené des attaques
chimiques contre la population civile. Ces frappes ont évité les positions
russes, mais marquent un regain de tensions, faisant craindre une escalade
militaire.
La doctrine de la responsabilité
de protégé a fait bien des dommages. Les organisations historiquement impliquées
dans le mouvement pour la paix ont de la difficulté à se positionner contre ces
interventions militaires qui sont présentées par les gouvernements occidentaux
comme des actions humanitaires. La propagande impérialiste mise sur le
sentiment légitime des gens de vouloir agir pour aider les personnes prises
dans les horreurs de la guerre. Elle justifie alors ses propres bombardements,
sa propre guerre qui fait encore et toujours des victimes civiles. Ces pays,
nos gouvernements occidentaux, cachent du même coup leur véritable agenda qui
n'a rien d'humanitaire. Cette même propagande offre une vision manichéenne et
raciste des peuples et gouvernements d'Orient et d'Asie pour occulter les
solutions diplomatiques et rejeter l'ouverture de nos frontières aux
réfugié-e-s. Le conflit en Syrie n'a rien de simple, mais on peut résumer la
propagande ainsi : voici les grands méchants loups, la Russie et Bachar, qu'il
faut bombarder pour rétablir la paix et l'harmonie dans le monde, et s'assurer
que les terroristes restent chez eux. L'action humanitaire n'a ici plus rien
d'humain.
Notre Trudeau national appuie
entièrement les leçons de droit international donné par Donald Trump. Dans un
communiqué il dit : « Le Canada appuie la décision des États-Unis, du
Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du
régime Assad de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres
citoyens. » Autrement dit, pas besoin de s'appuyer sur des faits pour partir en
guerre, puisqu'on ignore toujours qui a lancé cette attaque chimique. En fait,
plusieurs personnes dénoncent que l'intervention occidentale est eu lieu juste
avant que les enquêteurs de l'ONU est pu se rendre sur place. À ce propos, la
ministre Chrystia Freeland avait dit : « Bien
sûr, il est important pour le Canada d’être un pays qui agit en se basant sur
des faits. Mais il est également important pour nous d’être conscients des
tactiques de distraction que certains acteurs mondiaux emploient aujourd’hui,
et de ne pas permettre à ces tactiques de fonctionner. » Il ne semble toutefois
pas important pour Mme Freeland de changer le fait que le Canada soit un des
plus grands exportateurs d'armes, le 2e plus grand exportateur d'armes au
Moyen-Orient.
Mobilisation pour dénoncer les bombardements
Malgré les difficultés du
mouvement pour la Paix, plusieurs manifestations ont été appelées à la suite de
l'annonce des bombardements occidentaux en Syrie. À Montréal suite à l'appel du
mouvement québécois pour la paix et de la Syrian
House in Canada, plusieurs dizaines de personnes se sont réunis dimanche au
carré Normand Bethune, dont quelques membres de la Ligue de la jeunesse
communiste du Québec. On pouvait lire entre autres sur les pancarte « Non à
l'OTAN! », « Fuck vos missiles, ouvrez les frontières », « Pas touche à la
Syrie » et « Bombarder ne protège pas les gens, ça les tues! ».
(photographies : rassemblement à
Montréal au carré Normand Bethune)
À Vancouver, la YCL-LJC, le
Congrès canadien pour la paix, la Coalition Stop War et la Canada
Palestine association ont organisé un piquetage d'urgence sous le slogan « Hand
off Syria » (Ne touchez pas à la Syrie).
(photographie : Piquetage à Vancouver,
par The Star Vancouver)
(video: par le KKE, diffusé sur Youtube)
D'autres piquetages semblables
ont eu lieu dans plusieurs grandes villes canadiennes, mais aussi ailleurs dans
le monde. Différents groupes pour la paix ont organisé des rassemblements d'urgence dans
les ville américaines, eux aussi sous le slogan « Hand off Syria ». Une
centaine de personnes se sont rassemblée devant le Capitole. Un des porte-parole
affirmait à Fox news que : « Nous croyons que cette frappe est en violation
directe du droit international, nous croyons qu'elle a le potentiel d'escalader
les conflits contre une autre puissance nucléaire à un moment où ce dont nous
avons réellement besoin est la désescalade et de plus grandes négociations ».
(Notre traduction)
À Athènes, se sont des milliers de personnes qui se sont réunis dans
une grande manifestation à l'appel du Parti communiste grec. Dimitris
Koutsoumbas, le chef du parti communiste, a dénoncer les politicien-ne-s grecs
pour avoir cru « aux maigres excuses sur l'utilisation d'armes chimiques »
par la Syrie. En s'adressant à la foule, il a également
critiqué leur soumission à l'Union Européenne et à l'OTAN, ainsi que leur
soutien à Israël. Le gens se sont réunis sous le slogan « Non à l'intervention
en Syrie. USA-OTAN-UE font saigner les peuples. Le gouvernement soutient ce
crime ». (notre traduction)
(video: par le KKE, diffusé sur Youtube)
dimanche 15 avril 2018
Mettons fin à l’agression et à la guerre dirigée par les États-Unis contre la Syrie
Le Parti communiste du Canada dénonce les attaques
aériennes meurtrières et illégales dirigées contre la Syrie par les
États-Unis, la France et la Grande-Bretagne le 13 avril ainsi que
l’appui dont elles ont bénéficié de la part du Premier Ministre Justin
Trudeau. Nous demandons au Parlement de dénoncer ces attaques aériennes
illégales selon le droit international, selon le droit des États-Unis,
de la Grande-Bretagne et de la France. Selon la Charte des Nations
unies, à laquelle ces pays sont censés adhérer, ces attaques
représentent des crimes de guerre.
Les attaques se sont déroulées un jour avant que l’Organisation des Nations Unies pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne se rende à Douma, en Syrie, afin d’examiner le site où, selon les allégations des États-Unis et de leurs alliés, des armes chimiques auraient été utilisées contre des civils syriens. L’OIAC se rendait en Syrie le 14 avril malgré les objections du gouvernement des États-Unis qui avait préalablement opposé son veto à une motion de la Russie à l’effet d’envoyer l’OIAC afin d’enquêter pour savoir si des armes chimiques avaient été employées ou pas. À la suite du véto américain, le gouvernement syrien a invité l’OIAC qui était d’accord, à mener l’enquête malgré tout. L’OIAC est arrivée en Syrie le 14 avril pour faire l’enquête malgré les attaques aériennes survenues quelques heures plus tôt.
Contrairement aux allégations des États-Unis, il n’existe aucune
preuve que des armes chimiques auraient été utilisées ou trouvées à
Douma. Des officiers de l’État-Major états-unien, incluant le secrétaire
à la Défense James Mattis, ont admis le 12 avril –une journée avant les
frappes aériennes,- qu’il n’existe aucune preuve corroborant
l’existence d’une attaque à l’arme chimique à Douma. Néanmoins, le
Président Trump, après avoir « tweeté » ses plans de guerre au monde
entier, a asséné la Syrie de frappes aériennes avec l’appui de la
Première Ministre britannique Theresa May et du Président français
Emmanuel Macron sans l’appui de leur parlements ou gouvernements
respectifs.
Ces attaques nous rappellent celles de l’an dernier, également basées
sur des informations fallacieuses et vendues au public sous le prétexte
de la « responsabilité de protéger » des États-Unis et de l’Union
européenne. En fait, cette doctrine et ces déclarations de guerre
protègent les profits faramineux des grandes entreprises et de
l’industrie de l’armement. Cette doctrine guerrière est responsable de
la mort de 2 millions de personnes alors qu’elle dévaste la région
depuis 2001. L’appui du Gouvernement canadien à cette doctrine a fait du
Canada un acteur dans les sales guerres d’agression des États-Unis et
de l’OTAN à travers le monde, en plus d’imposer une hausse de 70% des
dépenses militaires, plus d’argent consacré à l’OTAN, réduisant ainsi à
néant la promesse de Trudeau de transformer la politique étrangère
canadienne de guerrière en une de paix. Le Canada demeure pieds et
poings liés à l’impérialisme É.U. et aux va-t-en-guerre de partout à
travers le monde, toujours paré à la manœuvre quand il s’agit de
renverser des gouvernements qu’il n’aime pas et de transgresser la
Charte des Nations Unies qui établit que ce sont des crimes de guerre.
La fabulation aujourd’hui reconnue de tous autour des armes de
destructions massives en Irak, prétexte à la guerre de 2003, s’est
avérée être une totale fabrication du gouvernement états-unien. Dans le
même ordre d’idées, les États-Unis ont déclaré que du gaz sarin avait
été utilisé par le gouvernement syrien, ce qui s’est avéré être sans
fondement, bien que les médias aient relayé la nouvelle comme s’il
s’agissait d’une vérité de la Palice. Ce sont des mensonges créés de
toute pièce par le gouvernement des États-Unis pour justifier leurs
agressions et leurs guerres à travers le monde, ainsi que celles de
l’OTAN.
Toutes les preuves tendent à soutenir le fait que les attaques
aériennes contre la Syrie du 13 avril ont été dirigées afin de mettre la
paix en péril et provoquer une escalade pouvant mener à un conflit
conventionnel entre les États-Unis et la Russie, maintenant que le
gouvernement syrien appuyé par la Russie a gagné la guerre et défait les
forces rebelles soutenues par les États-Unis comme l’ÉI, le Front
An-Nusra, l’Armée de l’Islam et autres extrémistes et terroristes
opposés au gouvernement syrien de Bachar al-Assad. La vraie raison des
attaques du 13 avril est le refus des États-Unis d’accepter la défaite
militaire et une transition pacifique sur le point d’être négociée en
accord avec le droit international, ce qui inclurait des négociations
entre le gouvernement syrien, les États-Unis, la Russie et d’autres
acteurs.
Ceci est indubitablement en lien avec l’accélération de la course
vers la guerre dans les semaines précédant l’attaque du 13 avril
soutenue par une campagne de désinformation relayée par les médias et
dans les médias sociaux à travers les pays capitalistes, ce qui a
engendré une immense confusion quant à la situation réelle en Syrie et
de ceux qui sont responsables. Ce n’est pas la première fois que les
Canadien.nes sont pris pour les dindons de la farce. C’est assez! Les
attaques perpétrées par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne
n’ont rien à voir avec la protection du peuple syrien, mais tout à voir
avec la quête de profits et le renversement de gouvernements qui
refusent de se soumettre aux dictats de l’impérialisme américain.
Ces frappes aériennes ne menacent pas seulement la Syrie, mais la
stabilité et la paix à travers le monde. Il s’agit de provocations
délibérées par les États-Unis du gouvernement russe qui a indiqué qu’il
répliquerait à toute frappe en visant le site de lancement. La décision
anglo-franco-américaine de lancer ces missiles est la recette d’une
guerre mondiale, pouvant impliquer des armes atomiques.
Nous appelons les mouvements pour la paix, ouvriers et démocratiques, ainsi que et tous les peuples épris de paix, d’exiger que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France mettent fin immédiatement à leur guerre d’agression et retirent leurs armes, leurs troupes et leurs navires de la région, de sorte que les négociations de paix en Syrie puissent avoir lieu. L’opposition publique de masse dans les rues est décisive pour arrêter l’escalade de guerre contre la Syrie.
Nous appelons les mouvements pour la paix, ouvriers et démocratiques, ainsi que et tous les peuples épris de paix, d’exiger que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France mettent fin immédiatement à leur guerre d’agression et retirent leurs armes, leurs troupes et leurs navires de la région, de sorte que les négociations de paix en Syrie puissent avoir lieu. L’opposition publique de masse dans les rues est décisive pour arrêter l’escalade de guerre contre la Syrie.
Nous appelons les parlementaires canadiens à intervenir d’urgence en
faveur de la paix et contre la guerre illégale et les crimes de guerre
perpétrés par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre la
Syrie. Le Canada ne doit pas se rendre complice de crimes de guerre et
doit dénoncer l’agression américaine qui pourrait « détruire totalement»
la Syrie et le Moyen-Orient, voire dégénérer en une confrontation
mondiale impliquant la Russie et les États-Unis, au nom de la doctrine
hypocrite de « responsabilité de protéger ».
vendredi 30 mars 2018
Lettre de Soutien à la Médiation au Venezuela, pas aux Sanctions
La lettre a été publié dans L'Aut'Journal à l'adresse suivante: http://lautjournal.info/201803 12/lettre-de-soutien-la-mediat ion-au-venezuela-pas-aux-sanct ions
Nous exhortons les gouvernements des États-Unis et du Canada à retirer
immédiatement leurs sanctions illégales* contre le Venezuela et à
soutenir les efforts de médiation entre le gouvernement du Venezuela et
les segments non violents de l'opposition politique.
Nous, les organisations et individus aux États-Unis et au Canada
soussignés, soutenons des relations hémisphériques fondées sur le
respect de la souveraineté de tous les peuples des Amériques. Nous
sommes profondément préoccupés par l'utilisation de sanctions
illégales, dont l'effet se fait le plus sentir dans les secteurs les
plus pauvres et les plus marginaux de la société, pour contraindre le
changement politique et économique dans une démocratie sœur. Nous
constatons depuis les années 1990 que les sanctions
ne servent qu'à appauvrir les familles ordinaires et à déstabiliser
l'ordre public. Nous sommes incapables de citer un seul cas où les
sanctions ont eu un impact positif.
Les sondages au Venezuela montrent que la grande majorité des
Vénézuéliens s'oppose aux sanctions, indépendamment de leur opinion sur
le gouvernement Maduro. Les sanctions ne font que compliquer les efforts
déployés par le Vatican, la République dominicaine
et d'autres acteurs internationaux pour négocier une résolution de la
polarisation profonde au Venezuela. De plus, les sanctions sapent les
efforts du gouvernement démocratiquement élu et de l'Assemblée
constituante pour résoudre les problèmes économiques
critiques et déterminer leur propre destin politique.
Malgré la rhétorique de haut niveau des fonctionnaires de Washington et
d'Ottawa, ce n'est pas un véritable souci de démocratie, de droits de
l’homme et de justice sociale qui pousse cette position
interventionniste belliqueuse à l'égard de Caracas. Du décret
du président Obama qui, de l’aveu général, est faux, sur le Venezuela
représentant une menace pour la sécurité nationale aux États-Unis, à la
déclaration de l’ambassadeur Nikki Haley disant que le Venezuela est un
« narco-état de plus en plus violent » qui
menace le monde, l'utilisation de l'hyperbole dans les situations
diplomatiques contribue rarement à des solutions pacifiques sur la scène
internationale.
Ce n'est un secret pour personne que le Venezuela, contrairement au
Mexique, au Honduras, à la Colombie, à l'Egypte ou à l'Arabie Saoudite,
est la cible d’une mission de changement de régime par les États-Unis
précisément à cause des qualités de leader du Venezuela
dans la résistance à l'hégémonie américaine et à l’imposition du modèle
néolibéral en Amérique latine. Et bien sûr, le Venezuela détient les
plus grandes réserves de pétrole au monde, ce qui attire encore plus
l’attention non désirée de Washington.
Les États-Unis et le Canada ont essayé puis échoué à utiliser
l'Organisation des États Américains (OEA) pour construire un bloc qui
évoque la Charte démocratique contre le Venezuela de façon hypocrite.
Récemment, Luis Almagro, le secrétaire général véreux de
l'OEA, est allé jusqu'à soutenir publiquement l'assermentation d'une
Cour suprême parallèle, nommée de façon inconstitutionnelle par les
législateurs de l'opposition et leur a permis d'utiliser le siège de
l'OEA à Washington, DC pour leur cérémonie (sans l'approbation
de quelconque état membre de l'OEA). Almagro a ainsi délégitimé l'OEA,
enhardi les éléments les plus extrêmes et les plus violents de
l'opposition vénézuélienne, et mis de côté les efforts de médiation.
Les sanctions canado-américaines sont une utilisation cynique du pouvoir
économique coercitif pour attaquer une nation qui fait déjà face à
l'hyperinflation et à la pénurie de produits de base. Bien que
prétendument faites au nom de la promotion de la démocratie
et de la liberté, ces sanctions violent le droit humain fondamental du
peuple vénézuélien à la souveraineté, tel que cela est énoncé dans les
Chartes des Nations Unies et de l'OEA.
Nous appelons les dirigeants politiques des États-Unis et du Canada à
rejeter la rhétorique déchaînée et à contribuer à la recherche de
solutions réelles aux problèmes politiques et économiques du Venezuela.
Nous exhortons les gouvernements américain et canadien
à annuler leurs sanctions et à soutenir les efforts de médiation
déployés par le chancelier de la République dominicaine Miguel Vargas,
le président de la République dominicaine Danilo Medina, l'ancien
premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero,
le Vatican et soutenus par un nombre croissant de nations
latino-américaines.
* L’Article 19 du Chapitre 4 de la Charte de l'OEA stipule :
Aucun État ou groupe d'États n'a le droit d'intervenir, directement ou
indirectement, pour quelque raison que ce soit, dans les affaires
intérieures ou extérieures d'un autre état. Le principe précédent
interdit non seulement la force armée, mais aussi toute
autre forme d'ingérence ou de tentative de menace contre la
personnalité de l'état ou contre ses éléments politiques, économiques et
culturels.
signataires,
Les États-Unis d'Amérique
Noam Chomsky
Danny Glover, Citizen-Artist
Estela Vazquez, Executive Vice President, 1199 SEIU
Bishop Thomas J. Gumbleton, Archdiocese of Detroit
Jill Stein, Green Party
Danny Glover, Citizen-Artist
Estela Vazquez, Executive Vice President, 1199 SEIU
Bishop Thomas J. Gumbleton, Archdiocese of Detroit
Jill Stein, Green Party
Peter Knowlton, General President, United Electrical Workers
Dr. Frederick B. Mills, Department of Philosophy, Bowie State University
Dr. Alfred de Zayas, former Chief, Petitions Dept, UN High Commissioner for Human Rights
Medea Benjamin, co-founder, Code Pink
Dan Kovalik, Counsel, United Steelworkers Union
Dr. Frederick B. Mills, Department of Philosophy, Bowie State University
Dr. Alfred de Zayas, former Chief, Petitions Dept, UN High Commissioner for Human Rights
Medea Benjamin, co-founder, Code Pink
Dan Kovalik, Counsel, United Steelworkers Union
Clarence Thomas, ILWU Local10 (retired)
Natasha Lycia Ora Bannan, President, National Lawyers Guild
Chuck Kaufman, National Co-Coordinator, Alliance for Global Justice
James Early, Articulation of Afro Descendants in Latin America and the Caribbean
Gloria La Riva, coordinator, Cuba and Venezuela Solidarity Committee
Natasha Lycia Ora Bannan, President, National Lawyers Guild
Chuck Kaufman, National Co-Coordinator, Alliance for Global Justice
James Early, Articulation of Afro Descendants in Latin America and the Caribbean
Gloria La Riva, coordinator, Cuba and Venezuela Solidarity Committee
Karen Bernal, Chair, Progressive Caucus, California Democratic Party
Kevin Zeese, Margaret Flowers, co-directors, Popular Resistance
Chris Bender, Administrator, SEIU 1000, retired
Mary Hanson Harrison, President Women’s International League for Peace and Freedom, US Section
Alfred L. Marder, President, US Peace Council
Kevin Zeese, Margaret Flowers, co-directors, Popular Resistance
Chris Bender, Administrator, SEIU 1000, retired
Mary Hanson Harrison, President Women’s International League for Peace and Freedom, US Section
Alfred L. Marder, President, US Peace Council
Tamie Dramer, Executive Boardmember, California Democratic Party
Greg Wilpert, journalist
School of Americas Watch (SOAW) Coordinating Collective
Gerry Condon, President, Board of Directors, Veterans for Peace
Tiana Ocasio, President, Connecticut Labor Council for Latin American Advancement
Greg Wilpert, journalist
School of Americas Watch (SOAW) Coordinating Collective
Gerry Condon, President, Board of Directors, Veterans for Peace
Tiana Ocasio, President, Connecticut Labor Council for Latin American Advancement
Leah Bolger, Coordinator, World Beyond War
Alexander Main, Senior Assoc for Intl Policy, Center for Economic and Policy Research
Kevin Martin, President, Peace Action and Peace Action Education Fund
Dr. Robert W. McChesney, University of Illinois at Urbana-Champaign
Berthony Dupont, Director, Haiti Liberté Newspaper
Alexander Main, Senior Assoc for Intl Policy, Center for Economic and Policy Research
Kevin Martin, President, Peace Action and Peace Action Education Fund
Dr. Robert W. McChesney, University of Illinois at Urbana-Champaign
Berthony Dupont, Director, Haiti Liberté Newspaper
Marsha Rummel, Adlerperson, City of Madison Common Council, District 6
Monica Moorehead, Workers World Party
Kim Ives, Journalist, Haiti Liberté
Cindy Sheehan, Cindy’s Soapbox
Claudia Lucero, Executive Director, Chicago Religious Leadership Network on Latin America
Monica Moorehead, Workers World Party
Kim Ives, Journalist, Haiti Liberté
Cindy Sheehan, Cindy’s Soapbox
Claudia Lucero, Executive Director, Chicago Religious Leadership Network on Latin America
William Camacaro, Venezuela activist
Baltimore Phil Berrigan Memorial Chapter Veterans For Peace
David W. Campbell, Secretary-Treasurer, USW Local 675 (Carson, CA)
Alice Bush, retired Northwest Indiana Division Director SEIU Local 73
Teresa Gutierrez, Co-Director International Action Center
Baltimore Phil Berrigan Memorial Chapter Veterans For Peace
David W. Campbell, Secretary-Treasurer, USW Local 675 (Carson, CA)
Alice Bush, retired Northwest Indiana Division Director SEIU Local 73
Teresa Gutierrez, Co-Director International Action Center
Claire Deroche, NY Interfaith Campaign Against Torture
Eva Golinger, journalist and writer
The Cross Border Network (Kansas City)
Antonia Domingo, Pittsburgh Labor Council for Latin American Advancement
David Swanson, Director of World Beyond War
Eva Golinger, journalist and writer
The Cross Border Network (Kansas City)
Antonia Domingo, Pittsburgh Labor Council for Latin American Advancement
David Swanson, Director of World Beyond War
Matt Meyer, National Co-chair, Fellowship of Reconciliation
Rev. Daniel Dale, Christian Church (Disciples of Christ), CLRN Board of Directors
Daniel Chavez, Transnational Institute
Kathleen Desautels, SP (8th Day Center for Justice*)
Michael Eisenscher, National Coord. Emeritus, U.S. Labor Against the War (USLAW)
Rev. Daniel Dale, Christian Church (Disciples of Christ), CLRN Board of Directors
Daniel Chavez, Transnational Institute
Kathleen Desautels, SP (8th Day Center for Justice*)
Michael Eisenscher, National Coord. Emeritus, U.S. Labor Against the War (USLAW)
Dr. Paul Dordal, Director, Christian Network for Liberation and Equality
Dr. Douglas Friedman, Director International Studies, College of Charleston
Fr. Charles Dahm, Archdiocesan Director of Domestic Violence Outreach
Blase Bonpane, Director, Office of the Americas
Larry Birns, Director, Council on Hemispheric Affairs
Dr. Douglas Friedman, Director International Studies, College of Charleston
Fr. Charles Dahm, Archdiocesan Director of Domestic Violence Outreach
Blase Bonpane, Director, Office of the Americas
Larry Birns, Director, Council on Hemispheric Affairs
Task Force on the Americas
Dr. Sharat G. Lin, former president, San Jose Peace and Justice Center
Stansfield Smith, Chicago ALBA Solidarity
Alicia Jrapko, U.S. coordinator, International Committee for Peace, Justice and Dignity
National Network on Cuba
Dr. Sharat G. Lin, former president, San Jose Peace and Justice Center
Stansfield Smith, Chicago ALBA Solidarity
Alicia Jrapko, U.S. coordinator, International Committee for Peace, Justice and Dignity
National Network on Cuba
Diana Bohn, Co-coordinator, Nicaragua Center for Community Action
Joe Jamison, Queens NY Peace Council
Jerry Harris, National Secretary, Global Studies Association of North America
MLK Coalition of Greater Los Angeles
Charlie Hardy, author, Cowboy in Caracas
Joe Jamison, Queens NY Peace Council
Jerry Harris, National Secretary, Global Studies Association of North America
MLK Coalition of Greater Los Angeles
Charlie Hardy, author, Cowboy in Caracas
Dan Shea, National Board, Veterans For Peace
Houston Peace and Justice Center
Dr. Christy Thornton, Fellow, Weatherhead Center for International Affairs, Harvard University
Code Pink Houston
Workers Solidarity Action Network.org
Houston Peace and Justice Center
Dr. Christy Thornton, Fellow, Weatherhead Center for International Affairs, Harvard University
Code Pink Houston
Workers Solidarity Action Network.org
Rochester Committee on Latin America
Patricio Zamorano, Academic and International Affairs Analyst
Cliff Smith, business manager, Union of Roofers, Waterproofers and Allied Workers, Local 36
Michael Bass, Convener, School of the Americas Watch-Oakland/East Bay
Joe Lombardo, Marilyn Levin, Co-Coordinators of United National Antiwar Committee
Patricio Zamorano, Academic and International Affairs Analyst
Cliff Smith, business manager, Union of Roofers, Waterproofers and Allied Workers, Local 36
Michael Bass, Convener, School of the Americas Watch-Oakland/East Bay
Joe Lombardo, Marilyn Levin, Co-Coordinators of United National Antiwar Committee
Dr. Jeb Sprague-Silgado, University of California Santa Barbara
Portland Central America Solidarity Committee (PCASC)
Dr. Pamela Palmater, Mi’kmaq lawyer Chair in Indigenous Governance Ryerson University
Lee Gloster, Steward IBT 364, Trustee, N. Central IN Labor Chapter, N. IN Area Labor Federation
Celeste Howard, Secretary, WILPF, Portland Branch (Oregon)
Portland Central America Solidarity Committee (PCASC)
Dr. Pamela Palmater, Mi’kmaq lawyer Chair in Indigenous Governance Ryerson University
Lee Gloster, Steward IBT 364, Trustee, N. Central IN Labor Chapter, N. IN Area Labor Federation
Celeste Howard, Secretary, WILPF, Portland Branch (Oregon)
Mario Galván, Sacramento Action for Latin America
Hector Gerardo, Executive Director, 1 Freedom for All
Jorge Marin, Venezuela Solidarity Committee
Ricardo Vaz, writer and editor of Investig’Action
Dr. T.M. Scruggs, University of Iowa, Professor Emeritus
Hector Gerardo, Executive Director, 1 Freedom for All
Jorge Marin, Venezuela Solidarity Committee
Ricardo Vaz, writer and editor of Investig’Action
Dr. T.M. Scruggs, University of Iowa, Professor Emeritus
Dr. Mike Davis, Dept. of Creative Writing, Univ. of CA, Riverside; editor of the New Left Review
Dr. Lee Artz, Dept of Media Studies; Director, Center for Global Studies, Purdue University Northwest
Dr. Arturo Escobar, Dept. of Anthropology University of North Carolina, Chapel Hill
Cheri Honkala, Director, Poor Peoples Economic Human Rights Campaign
Suren Moodliar, Coordinator, Encuentro5 (Boston)
Dr. Lee Artz, Dept of Media Studies; Director, Center for Global Studies, Purdue University Northwest
Dr. Arturo Escobar, Dept. of Anthropology University of North Carolina, Chapel Hill
Cheri Honkala, Director, Poor Peoples Economic Human Rights Campaign
Suren Moodliar, Coordinator, Encuentro5 (Boston)
Dr. Jack Rasmus, Economics Dept., St. Mary’s College, Moraga, California
Alice Slater, Nuclear Age Peace Foundation
Rich Whitney, Co-chair, Green Party Peace Action Committee
David Bacon, independent photojournalist
Dr. Kim Scipes, Department of Sociology, Purdue University Northwest
Alice Slater, Nuclear Age Peace Foundation
Rich Whitney, Co-chair, Green Party Peace Action Committee
David Bacon, independent photojournalist
Dr. Kim Scipes, Department of Sociology, Purdue University Northwest
Jeff Mackler, National Secretary, Socialist Action
Committee in Solidarity with the People of El Salvador (CISPES)
Henry Lowendorf, Co-chair, Greater New Haven Peace Council
Judith Bello, Ed Kinane (founders), Upstate Drone Action
Dr. Daniel Whitesell, Lecturer in the Dept. of Spanish & Portuguese, UCLA
Committee in Solidarity with the People of El Salvador (CISPES)
Henry Lowendorf, Co-chair, Greater New Haven Peace Council
Judith Bello, Ed Kinane (founders), Upstate Drone Action
Dr. Daniel Whitesell, Lecturer in the Dept. of Spanish & Portuguese, UCLA
Dr. William I. Robinson, Sociology and Global and International Studies, UC-Santa Barbara
Emmanuel Rozental, Vilma Almendra, Pueblos en Camino, Abya Yala
Ben Manski, President, Liberty Tree Foundation for the Democratic Revolution
Frank Pratka, Baltimore-Matanzas Association/Maryland-Cuba Friendship Coalition
Dr. Hilbourne Watson, Emeritus, Department of International Relations, Bucknell University
Emmanuel Rozental, Vilma Almendra, Pueblos en Camino, Abya Yala
Ben Manski, President, Liberty Tree Foundation for the Democratic Revolution
Frank Pratka, Baltimore-Matanzas Association/Maryland-Cuba Friendship Coalition
Dr. Hilbourne Watson, Emeritus, Department of International Relations, Bucknell University
Dr. Minqi Li, Economics Department, University of Utah
Christina Schiavoni, PhD researcher, Boston
Dr. Robert E. Birt, Department of Philosophy, Bowie State University
Topanga Peace Alliance
Judy Somberg, Susan Scott, Esq., Co-chairs, National Lawyers Guild Task Force on the Americas
Christina Schiavoni, PhD researcher, Boston
Dr. Robert E. Birt, Department of Philosophy, Bowie State University
Topanga Peace Alliance
Judy Somberg, Susan Scott, Esq., Co-chairs, National Lawyers Guild Task Force on the Americas
Audrey Bomse, Esq., Co-chair, National Lawyers Guild Palestine Subcommittee
Daniel Chavez, Transnational Institute
Barby Ulmer, Board President, Our Developing World
Barbara Larcom, Coordinator, Casa Baltimore/Limay; President, Nicaraguan Cultural Alliance
Nick Egnatz, Veterans for Peace
Daniel Chavez, Transnational Institute
Barby Ulmer, Board President, Our Developing World
Barbara Larcom, Coordinator, Casa Baltimore/Limay; President, Nicaraguan Cultural Alliance
Nick Egnatz, Veterans for Peace
Dr. Marc Becker, Latin American Studies, Truman State University
Dr. John H. Sinnigen, Professor Emeritus, University of Maryland, Baltimore County (UMBC)
Dr. Dale Johnson, Professor Emeritus, Sociology, Rutgers University
Sulutasen Amador, Co-coordinator, Chukson Water Protectors
Mara Cohen, Communications Hub, Trade Justice Alliance
Dr. John H. Sinnigen, Professor Emeritus, University of Maryland, Baltimore County (UMBC)
Dr. Dale Johnson, Professor Emeritus, Sociology, Rutgers University
Sulutasen Amador, Co-coordinator, Chukson Water Protectors
Mara Cohen, Communications Hub, Trade Justice Alliance
Dorotea Manuela, Co-Chair Rosa Parks Human Right Committee
Efia Nwangaza, Malcom X Center – WMXP Community Radio
Dr. Chris Chase-Dunn, Sociology, University of California-Riverside
Dr. Nick Nesbitt, Comparative Literature, Princeton
Timeka Drew, coordinator, Global Climate Convergence
Efia Nwangaza, Malcom X Center – WMXP Community Radio
Dr. Chris Chase-Dunn, Sociology, University of California-Riverside
Dr. Nick Nesbitt, Comparative Literature, Princeton
Timeka Drew, coordinator, Global Climate Convergence
samedi 21 janvier 2017
Marche des femmes sur Washnigton
À nous de nous mobiliser et de nous unir dans la riposte contre les politiques anti-sociales!
Déclaration de la LJC-Québec
L’élection de Donald Trump comme
président des États-Unis est un grave danger pour les jeunes travailleurs et
les travailleuses de ce pays et du monde entier. Cette élection a entraîné un mouvement
vers l’extrême droite à la Maison-Blanche, ainsi que dans les deux chambres de
gouvernement, et sera probablement reflétée dans le pouvoir judiciaire. La montée de l’extrême droite fait partie
de la crise systémique du capitalisme, alors que la politique bourgeoise se
tourne vers des méthodes de plus en plus violentes pour sauver le capitalisme
en faisant payer la crise à la classe ouvrière. L’élection de Trump a déjà
conduit à l’amplification du nombre d’actes de violence xénophobe et raciste et
à un durcissement de la culture de la misogynie et du viol. Ces idées ne
connaissent pas les frontières et se propagent ici au Canada, comme dans
d'autres pays. Elles trouvent leur écho dans des groupes fascistes tels que
Pédiga ou Golden Down qui se sont installés au Canada. Elles ont aussi une
résonnance dans le discours de "Rambo" Gauthier, alors que celui-ci
s'affiche ouvertement comme un admirateur de Trump, contre les personnes
immigrantes et relaie les femmes à leur cuisine et à "parler de
linge", tandis que les "boys" font de la vraie politique.
Des millions de femmes et leurs
alliées, de personnes de la communauté LGBTQIA, de travailleurs et des
travailleurs, de personnes racisées et de jeunes se sont organisés aujourd'hui
dans des manifestations dans plusieurs villes dans le monde pour réitérer que les
droits des femmes seront ardemment défendues, et que la lutter pour une
véritable égalité continuera. Ce mouvement massif est une message fort d'unité
et de résistance auquel la Ligue de la jeunesse communiste joint sa voix et sa
solidarité.
Trump et son administration planifient imposer aux femmes des recules
importants. Pourtant, nous étions déjà loin d'avoir atteint l'égalité au Canada
comme aux États-Unis. Faut-il rappeler encore une fois que l'écart salariale
entre homme et femme est toujours de plus de 20% ? De grands secteurs de
l'économie et de l'emploi restent fermés aux femmes, tandis que d'autres
secteurs ont une très forte concentration de travailleuses et offrent souvent des
emplois plus précaires et peu rémunérés. Lorsque les Libéraux du Québec et d'autres
gouvernements de droite coupent dans les services publics, ce sont les femmes
qui perdent majoritairement leur emplois ou qui voient leur conditions de
travail se dégrader. D'un autre côté, les politiques "de relance" du
gouvernement Trudeau sont non seulement un écran de fumée, mais le peu d'effet
qu'elles auront favorisera des secteurs d'emplois masculins puisque les
investissements se dirigent dans les infrastructures. La violence sexuelle
persiste alors que les scandales sur les campus universitaires nous montre à
quel point la culture du viol est ancré dans nos société. Au croisement entre
racisme, colonialisme et sexisme, les femmes autochtones continuent de subir la
violence systémique dans une indifférence encore presque totale et surtout,
sans offre de réparation et sans que le Canada ne reconnaisse sa responsabilité
et le droit à l'autodétermination des peuples autochtones.
Face à cela,
nous ne disons pas que non, nous agissons et mettons de l'avant notre propre
vision de ce que devrait être la société. Il faut étendre les services sociaux,
mettre en place un système universelle et gratuit pour la garde des enfants, défendre
la gratuité scolaire, financer des services de planning familiale et les rendre
accessible à toutes les femmes, nationaliser les secteurs-clés de l'économie tel
que l'énergie, mettre fin aux inégalités de salaire entre hommes et femmes,
ouvrir nos portes aux personnes réfugiées, et augmenter à au moins 15$ de l'heure
le salaire minimum.
Trump pour la paix, Trump ami des peuples, Trump, l’ardent
défenseur du droit des peuples à l’autodétermination! C’est ce qu’il veut que
nous croyons. Lors de son discours inaugural, il a clairement indiqué qu’il
n’était plus question que les États-Unis jouent le rôle de gendarme du monde.
Ceci n’est en rien attribuable à des visées plus pacifistes que celles d’Obama
ou d’Hilary Clinton. Il est vrai qu’avec l’administration Obama, la menace
d’une guerre contre la Russie planait. Néanmoins, malgré les belles paroles de
Trump, celle-ci est toujours réelle.
En effet, le 45e Président des États-Unis reprend la vieille
rhétorique de la «guerre contre le terrorisme». Si réellement Trump était pour
la paix dans le monde, il n’aurait pas annoncé vouloir doubler le budget
militaire. S’il s’est attaqué à l’OTAN, c’est pour dénoncer les pays membres
qui ne feraient pas leur juste part. Il a peut-être fait croire, lors d’un
débat l’opposant à Clinton, qu’il ne se serait pas engagé en Syrie et en Irak,
mais en fait, avant même que les États-Unis ne se soient engagés dans cette
guerre impérialiste, Trump lui-même avait dénoncé l’inaction
états-unienne.
Trump s’est peut-être permis de parler d’un rapprochement
avec la Russie. Ceci témoigne certes d’une nouvelle approche dans la politique
internationale des États-Unis, mais cette nouvelle approche ne saurait en rien
garantir une paix durable, bien au contraire! Se rapprocher de la Russie d’un
côté pour isoler la Chine (principal bailleur de fonds de la dette états-unienne)
de l’autre (rappelons-nous sa position sur Taïwan) revient à remplacer la
guerre conventionnelle par une guerre économique. L’une ne peut être séparée de
l’autre: ce que veut Trump, en définitive, c’est du temps pour mieux placer ses
pions et être plus à même de faire des États-Unis non pas les gendarmes du
monde, mais les ordinateurs d’un monde entier soumis à leur botte.
Durant toute la campagne présidentielle, la question de
l’impérialisme états-unien, principal obstacle à une paix durable, n’a jamais
été remis en cause ni par Clinton ni par Trump. Ce dernier s’est peut-être fait
le chantre du protectionisme et de la souveraineté nationale, mais, lorsque le
Commandante Fidel Castro est mort, il ne s’est empêché de laisser sous-entendre
que la ligne dure sur la question cubaine serait de mise et qu’il ferait fi des
discussions entreprises pour normaliser les relations entre Cuba socialiste et
les États-Unis. Idem pour la question de Palestine: Obama s’est permis en fin
de mandat, avec couardise, de dénoncer les colonies israéliennes, ce qui a
suscité l’ire immédiate de Trump qui s’est présenté comme le seul allié
d’Israël.
Nouvelle administration, certes, nouveau parti au pouvoir
donc nouvelles méthodes, mais en définitive, Trump tente de s’ériger en maitre
du monde et notre mobilisation pour garantir une paix durable et pour combattre
l’impérialisme des États-Unis, de l’OTAN et de leurs alliés est, plus que
jamais, nécessaire.
Trump se veut l’ami du peuple. Pourtant, à l’image de ses
semblables d’extrême droite que sont Marine Le Pen, Orban Viktor ou encore
Beppe Grillo et leurs partisans, il entretient une haine contre les
travailleurs et les masses populaires organisés. Trump s’adresse aux «gens qui
travaillent» (working people) comme Sarkozy s’est adressé à la «France
qui travaille», mais partout où le peuple s’organise, il est le premier à
prendre le contrepied et à se positionner clairement du côté du patronat.
Augmenter les impôts pour les entreprises? Jamais! Augmenter les salaires à 15$
l’heure? Non plus: les États-Unis sont trop dans la merde disait-il lors d’un
débat à l’investiture républicaine! Il y a fort à parier qu’en 1936-37, lors de
la »grève sur le tas« des travailleurs automobile de Flint, Michigan, Trump et
ses partisans se seraient rangés du côté des briseurs de grève et non du côté
de ceux qui luttent.
Que l’extrême droite fascisante reprenne à son compte et
dévoie certaines propositions de longue date formulées par les travailleurs ne
date pas d’hier. Souveraineté nationale ne rime pas avec souveraineté
populaire. L’élection de Trump a fait montre que la crise capitaliste n’est en
rien terminée: ses victimes les plus désespérées cherchent à tout prix une
solution et sans réelle politique progressiste mise sur la table lors des
dernières élections états-uniennes, c’est Trump qui a remporté la grosse part
du gâteau. Notre mobilisation est donc des plus importantes. La défense et
l’expansion du service public au Québec et au Canada, la gratuité scolaire, la
création d’emplois stables et syndiqués, rémunérés à 15$ l’heure minimum; voilà
des mesure qui parviendraient à renverser la vapeur et saper la base sociale
qui a permis l’élection de Trump aux États-Unis. Le budget d’austérité des
libéraux de Couillard semble un épisode du passé, pourtant, leur réforme du
système de santé est toujours à l’ordre du jour. L’accession à la présidence de
Donald Trump est l'oeuvre des politiques anti-sociales imposées par les
différentes administrations états-uniennes. À nous de nous mobiliser, de nous
unir dans la riposte contre les politiques anti-sociales afin de ne pas en
arriver là.
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