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lundi 26 mars 2018
Camp de formation de la YCL-LJC en Colombie Britannique
La YCL-LJC a tenue un camp de formation cette fin de semaine en Colombie-Brittanique. Ce fut l'occasion de débattre et d'échanger sur le mouvement étudiant, nos stratégies dans les mouvements de masse, l'économie politique, l'impérialisme et plusieurs autres sujets dans une atmosphère amicale. Un rapport plus complet sera publié sur le blog de Rebel Youth. Entre temps, voici quelques photos.
mardi 7 novembre 2017
36 organisations de jeunes communistes célèbrent la Révolution d'octobre
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Dans le cadre du 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, 36 organisations de jeunes communiste provenant de partout à travers le monde se sont réunies dans la salle de conférnce Lénine afin d’honorer le 100e Anniversaire de la Glorieuse Révolution socialiste d’octore et ses réalisations en faveur de la classe ouvrière, de la jeunesse et des masses populaires autant dans les pays socialistes que capitalistes. De l’Inde jusqu’au Guatemala, de la Colombie jusqu’en Autriche, la salle était comble, remplie de centaines jeunes militant-es engagés dans la voie qu’a ouvert la Révolution d’Octobre il y a cent ans.
Dans une déclaration commune, les organisations de jeunes communistes participantes à cet évènement ont rappelé que la Révolution d’octobre « a prouvé que le peuple, à travers ses luttes, peut mettre le capitalisme en déroute et construire une société supérieure, le socialisme. » Elle ajoute que tous les problèmes auxquels la jeunesse est confrontée aujourd’hui dans les pays capitalistes « peuvent être résolus avec la prise de pouvoir par la classe ouvrière et par le renversement révolutionnaire du capitalisme. Dans les pays où a été construit le socialisme, la jeunesse a acquis plusieurs droits qui, encore aujourd’hui, semblent idylliques pour la jeunesse dans nos pays comme l’accès universel à l’éducation, la garantie d’emploi stable, au sport et à la culture. »
Dans une déclaration commune, les organisations de jeunes communistes participantes à cet évènement ont rappelé que la Révolution d’octobre « a prouvé que le peuple, à travers ses luttes, peut mettre le capitalisme en déroute et construire une société supérieure, le socialisme. » Elle ajoute que tous les problèmes auxquels la jeunesse est confrontée aujourd’hui dans les pays capitalistes « peuvent être résolus avec la prise de pouvoir par la classe ouvrière et par le renversement révolutionnaire du capitalisme. Dans les pays où a été construit le socialisme, la jeunesse a acquis plusieurs droits qui, encore aujourd’hui, semblent idylliques pour la jeunesse dans nos pays comme l’accès universel à l’éducation, la garantie d’emploi stable, au sport et à la culture. »
samedi 1 juillet 2017
Canada 150: qu'y a-t-il à célébrer?
1er juillet 2017
La YCL-LJC considère les mobilisations autour du 150e anniversaire du
Canada, qui ont couté au moins 500 millions de dollars, comme des provocations
de la part de la classe dirigeante aux peuples autochtones, victimes de
l'impérialisme canadien, aux progressistes, à la jeunesse et à la classe
ouvrière de ce pays. Nous joignons notre voix aux nombreux groupes qui
dénoncent fermement la propagande et les tentatives de réécriture de l'histoire
canadienne, comme si cette histoire devait être célébrée. Le Gouvernement du
Canada tente de faire de cette journée du 1er juillet une fête à célébrer dans
l'unité et dans la fierté. Néanmoins, plusieurs ne célèbreront pas la date de
la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (AANB) qui a uni les
dernières colonies britanniques d'Amérique du Nord au sein d'un dominion qui
concrétise l'oppression nationale dans sa Constitution.
Pour la jeunesse des Premières Nations, Inuit et Métis, l'oppression
nationale a été et continue d'être une réalité violente et actuelle qui fait
partie des crimes de l'impérialisme canadien. Le génocide et le racisme
anti-autochtone systémique font encore partie de la vie quotidienne des jeunes
autochtones. Ceci est attesté par les innombrables exemples de forces
policières qui commettent des abus sexuels et physiques auprès des jeunes
femmes autochtones dans l'impunité la plus totale. Cette situation est
également attestée par le peu de progrès dans le dossier de l'Enquête sur les
femmes autochtones disparues et assassinées malgré la la demande publique pour
cette enquête et la justice. Le leg des pensionnats de réforme, qui avaient
pour but de "tuer l'Indien dans l'enfan", demeure frais dans la
mémoire de la jeunesse qui souffre toujours, en conséquence, l'assimilation
forcée et à qui il est impossible d'étudier dans sa langue nationale. La Loi
sur les Indiens, qui prévaut toujours et qui a inspiré le régime d'Apartheid
sud-africain, fait des peuples autochtones des citoyens de seconde catégorie.
Demander aux nations autochtones de célébrer ce 1er juillet représente une
rature de cette histoire coloniale violente, qui renforce le traumatisme
intergénérationnel dans une ère de soi-disant réconciliation. Le Canada a été
construit sur le vol des terres autochtones et ses 150 ans d'histoire ont
dévasté les communautés autochtones.
Pour la jeunesse du Québec, les 150 ans écoulés depuis la signature de
l'AANB sont marquées par l'inégalité et la discrimination. Ceci est reflété par
le fait que, jusqu'à la Révolution tranquille, les travailleurs-euses québécois
percevaient des salaires considérablement moindres que ceux de leurs collègues
anglophones. Les opportunités pour la jeunesse québécoise étaient limitées. Plusieurs
gains ont été obtenus grâce à la mobilisation de la jeunesse progressiste
québécoise notamment, mais la question nationale est toujours en suspens et
l'oppression nationale prévaut toujours. La signature de la Constitution
canadienne sans l'inclusion du Québec en 1982 et l'adoption de l'Acte sur la
Clarté référendaire dans la foulée du référendum de 1995, qui rend la
séparation et l'auto-détermination du Québec pratiquement impossible, en est un
autre exemple.
Pour la jeunesse acadienne et pour les jeunes issus des autres minorités
nationales francophones, leur expérience des 150 dernières années sont des
expériences de luttes pour vivre et étudier dans leur langue, puis pour
maintenir des services publics en français à l'extérieur du Québec.
La célébration du 150e du Canada est également marquée par l'idée de la
grandeur canadienne en tant que pays contribuant à la paix dans le monde. Le
Canada n'a jamais été un pays qui promeut la paix dans le monde, mais le
Gouvernement continue de perpétrer ce mythe tout en bénéficiant politiquement
et économiquement, en toute discrétion, de la guerre, de l'occupation et de
l'extraction de ressources naturelles à travers le monde. Ceci est évident par
la feuille de route belliciste en Syrie et en Irak, par le soutien de régimes
brutaux comme ceux d'Israël et d'Arabie Saoudite (à travers la vente d'armement
s'élevant à des millions de dollars), et par son rôle dirigeant dans l'OTAN. Le
gouvernement du Canada continue d'augmenter ses crédits de guerre. Récemment,
il a annoncé une augmentation du budget militaire de 70%, augmentation qui lui
permettrait d'implanter encore plus violemment ses plans impérialistes en
Amérique Latine, en Afriqueet au Moyen-Orient en particulier. Les
monoples canadiens quant à eux poursuivent leur plan d'extraction des
ressources naturelles malgré la résistance des communautés locales.
Jeunes communistes, nous nous rappelons la résistance contre les politiques
capitalistes, génocidaires et colonialistes du gouvernement canadien à travers
ces 150 dernières années, où d'importantes batailles ont été menées par la
jeunesse, la classe ouvrière et ses alliés. Celles-ci incluent les soulèvements
de la nation métis de 1873 et 1885, la Grève générale de Winnipeg en 1919, la
Marche vers Ottawa pour l'Assurance chômage en 1935, la mobilisation pour la
sécurité sociale ou, plus récemment, la grève étudiante de 2012 au Québec et le
mouvement 'Idle No More'. Ces mobilisations représentent des exemples important
qui font preuve que les forces vivent existent aujourd'hui au Canada pour aller
de l'avant et exiger un changement fondamental.
Ce changement fondamental, néanmoins, n'arrivera que si nous travaillons
dans l'unité contre notre ennemi principal: la classe capitaliste canadienne et
l'impérialisme. Nous devons maintenir cette unité entre les mouvements sociaux
et syndical, le mouvement féministe, étudiant; mais aussi entre ces mouvements
au sein des différentes nations qui constituent le Canada. Travailler dans
l'unité inclut le combat pour changer la constitution canadienne et exiger un
nouveau partenariat libre, volontaire et consenti, de ces différentes nations.
Cette Constitution devrait reconnaire le droit de chaque nation à
l'auto-détermination, y compris et jusqu'au droit de se séparer.
Nous saluons l'appui sans cesse plus important à la lutte contre le leg
colonial du Canada et son histoire d'oppression nationale tel qu'attesté par
l'appel du mouvement 'Idle No More' "Unsettle Canada 150" soutenu par
plusieurs organisations progressistes incluant la nôtre. Cet appel est
l'occasion de se rappeler qu'il n'y a rien à célébrer 150 ans après la
signature d'une Constitution qui a permis et même encouragé la marche des
grandes compagnies vers l'accaparation des ressources naturelles aux dépens des
peuples autochtones dont les territoires ancestraux ont été dévastés, qui a
permis au Canada de poursuivre ses politiques génocidaires à l'égard des
nations autochtones et qui a permis l'occupation des rues de Montréal par
l'armée canadienne en octobre 1970. Plutôt qu'un jour de célébration, le 1er
juillet au Canada devrait être un jour de résistance contre les tentatives de
réécrire l'histoire du Canada d'une façon qui blanchirait les crimes du
capitalisme, de l'impérialisme, du racisme et du colonialisme canadien.
jeudi 1 juin 2017
Après le 27e Congrès central de la YCL-LJC, il est maintenant temps de s’organiser!
Comité
exécutif central, YCL-LJC
Mai,
2017
La
semaine dernière, la Ligue de la jeunesse communiste du Canada a tenu son 27e
Congrès central, le plus important des quatre précédents organisés depuis sa
refondation en 2007. Du 19 au 22 mai, trente-cinq délégués ainsi que des
suppléants et des observateurs venus de Montréal, Toronto, Guelph, Hamilton,
London, Windsor, Edmonton, Calgary, Vancouver et Victoria se sont rassemblés
pour réitérer leur engagement dans la lutte de la classe ouvrière et discuter
des stratégies pour construire le socialisme au Canada. Nous avons consacré ces
trois jours à échanger, discuter et débattre des luttes menées par les jeunes
communistes partout à travers le pays.
Tenu
sous le slogan «il est maintenant temps de s’organiser contre l’impérialisme et
la réaction; honorant notre passé, nous construisons notre avenir socialiste»,
ce congrès s’est déroulé dans des conditions hostiles marquées par la
recrudescence des guerres impérialistes, la montée de l’extrême-droite et des
idées fascistes, la barbarie impérialiste et capitaliste et au milieu du
terrain de jeu de l’anticommunisme. Bravant ces circonstances, les, ont prouvé
une fois de plus que la jeunesse communiste au Canada est bel et bien présente
et déterminée.
Le
rapport politique, dressant un portrait de la conjoncture politique, économique
et sociale dans laquelle nous luttons et évoluons, a été discuté les deux
premiers jours du Congrès, puis adopté à l’unanimité.
À
l’échelle internationale, les délégués ont partagé leur analyse politique
concernant la possibilité d’une guerre mondiale ou d’un conflit globalisé et se
sont accordés pour identifier l’impérialisme comme principal ennemi de la
classe ouvrière, de la jeunesse et des peuples. Les politiques impérialistes du
gouvernement canadien ont été dénoncées vertement et les congressistes se sont
prononcés en faveur d’une politique étrangère basée sur la paix, la solidarité
internationale et le respect de la souveraineté et de l’intégrité de chaque
pays à travers le monde. La YCL-LJC s’est prononcée particulièrement en
solidarité avec le peuple syrien et ses représentants, la révolution socialiste
cubaine en dénonçant le blocus économique imposé à cette ile des Caraïbes
depuis plus de 50 ans, le Sahara Occidental (dernière colonie africaine) et
contre toute intervention impérialiste dans la péninsule de Corée.
Au
sujet du Canada, les délégués ont souligné l’importance du rôle joué par la
YCL-LJC dans la riposte contre les politiques d’austérité et néolibérales
imposées par les gouvernements fédéral et provinciaux. Soulignant la fin de la
«lune de miel» entre les mouvements sociaux et le gouvernement Trudeau, les
jeunes communistes ont insisté sur l’importance de mobiliser pour un changement
politique fondamental en faveur de politiques qui répondent des intérêts de la jeunesse
et du peuple et non des profits des grandes compagnies monopolistes. Les
délégués se sont prononcés contre les politiques patronales du gouvernement
Trudeau et ont partagé leurs préoccupations quant au danger que représente la
montée de l’extrême droite et du fascisme. Les délégués se sont également
prononcés clairement en faveur d’une solution démocratique et égalitaire à la
question nationale, solution qui trancherait avec le statu quo actuel basé sur
l’oppression des nations québécoise, autochtone et acadiennes, et le génocide
des nations autochtones. La discussion sur la situation politique et sociale au
Canada a également permis d’analyser la situation des mouvements sociaux et du
rôle que doivent jouer les jeunes communistes.
Renforçant
l’analyse et le travail des jeunes communistes au sein des personnes opprimées
et racisées, le Congrès a adopté une analyse qui lie les luttes contre
l’oppression et le marxisme-léninisme. Ceci s’inscrit en continuité des 94 ans
de luttes contre toute forme d’oppression où les jeunes communistes ont joué un
rôle d’avant-garde.
Le
Congrès a été l’occasion de discuter des stratégies à adopter afin d’approcher
la jeunesse sur ses lieux d’études et de travail pour présenter le projet
politique révolutionnaire de la jeunesse communiste. Ces discussions ont abouti
à l’adoption d’un plan d’action mettant l’accent sur trois campagnes qui seront
priorisées au cours des prochaines années. L’une s’attaque à l’impérialisme, au
racisme, à la montée de l’extrême-droite et établit un lien direct entre ces
trois maux. L’autre met l’accent sur notre action auprès des jeunes
travailleurs à travers la campagne de la hausse du salaire minimum à au moins
15$ l’heure. La troisième vise à consolider notre action auprès des étudiant-e-s
à travers le Canada avec pour mot d’ordre principal et vecteur d’unité la
gratuité scolaire. La discussion du plan d’action a également été l’occasion de
faire le bilan des forces de notre collectif et d’évaluer comment la YCL-LJC
peut être plus à même de jouer un rôle proactif dans les mouvements de masse.
Le
Congrès a en outre adopté une version revisitée de la Déclaration d’unité et de
résistance, véritable programme politique de la YCL-LJC. Cette déclaration
avait été élaborée lors du Congrès de refondation en 2007. Sa mise à jour dix
ans plus tard était de mise compte tenu des évolutions politiques et des
nouvelles expériences de lutte dont ont bénéficié les camarades partout à
travers le pays.
Les
alliés participent
Tel
que mentionné dans le rapport politique : «Notre base d’unité consiste en la
jeunesse en lutte pour un avenir socialiste. Néanmoins, cette base n’est pas
suffisante pour passer de notre situation actuelle à la révolution socialiste.»
La participation au Congrès de nombreux alliés avec lesquels nous luttons
depuis plusieurs années a prouvé que notre stratégie révolutionnaire nous
permet de développer des liens avec les mouvements de masse.
Parmi
ceux qui ont tenu à saluer les congressistes, soulignons deux invités spéciaux
: Liz Rowley, chef du Parti communiste du Canada et Miguel Figueroa, du Congrès
canadien pour la paix, qui ont soutenu tous les efforts de la YCL-LJC depuis sa
refondation. Les délégués ont également pu apprécier les allocutions de Beixi
Liu, de la campagne pour la hausse du salaire minimum avec qui la YCL-LJC
collabore depuis plusieurs années. Rajean Hoilett de la Fédération canadienne
des étudiant-e-s a également tenu à s’adresser au Congrès pour saluer les
efforts fournis par les jeunes communistes dans le mouvement étudiant,
notamment en organisant, le 2 novembre dernier, une série d’actions contre les
frais de scolarité. Autre invité de marque, Orion Keresztesi, président du
local 1281 du SCFP, a tenu à souligner l’importance du rôle qu’assument les
jeunes communistes dans la lutte contre les associations étudiantes de droite
et leur engagement à collaborer avec les salariés de ces associations pour
renforcer la mobilisation.
Un
congrès tenu sous l’égide de la solidarité internationale
Le
Congrès s’est déroulé à un moment où l’approfondissement de la crise du
capitalisme génère la fuite en avant de l’impérialisme et la résurgence de
guerres sans cesse plus meurtrières. Les délégués ont donc tenu à témoigner de
leur solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme en adoptant
deux résolutions spéciales : l’une en appui aux prisonniers grévistes de la
faim en Palestine, l’autre en solidarité avec le peuple vénézuélien, son
processus révolutionnaire et ses représentants.
La
Jeunesse communiste du Venezuela (JCV) avait d’ailleurs prévu assister aux
travaux du Congrès et saluer les jeunes communistes du Canada en personne, mais
pour des raisons administratives, ce projet n’a pu être concrétisé. Toutefois,
dans la résolution spéciale adoptée à l’unanimité, le Congrès a mandaté le
Comité central élu d’évaluer la possibilité d’organiser, dans les plus brefs
délais, une tournée de la JCV au Canada.
Le
Congrès a suscité beaucoup d’intérêt de la part de nos organisations-sœurs
réunies au sein de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique dont
plusieurs ont tenu à exprimer leur solidarité envers les luttes que mène la
jeunesse communiste du Canada. Parmi elles, soulignons les salutations reçues
de la part d’EDON (jeunesse démocratique de Chypre), de l’Union de la jeunesse
communiste syrienne – Khaled Bakdash, de la jeunesse du Parti algérien pour la
démocratie et le socialisme (JPADS), de la Jeunesse communiste du Portugal
(JCP), de l’Union de la jeunesse communiste espagnole (UJCE), de la Jeunesse
communiste d’Afrique du Sud et de plusieurs autres organisations que nous nous
apprêtons à retrouver à Sotchi en octobre prochain à l’occasion du 19e Festival
mondial de la jeunesse et des étudiants.
Soulignons
également que les délégués ont pu recevoir de vive voix les salutations de la
jeunesse du Parti communiste de Turquie et de l’Union nationale de la jeunesse
et des étudiants érythréens adressées par leurs représentants à Toronto.
Haut
fait de ce Congrès, la soirée du vendredi 19 mai a été l’occasion de saluer les
jeunes communistes de retour de la 25e brigade de travail volontaire Che
Guevara. Ils ont relaté avec enthousiasme et au grand bonheur de l’auditoire,
leur voyage en solidarité avec la Révolution socialiste cubaine.
Honorant
notre passé, nous construisons notre avenir socialiste!
Le
samedi soir, un banquet organisé à l’occasion du Congrès de la YCL-LJC a réuni
plusieurs amis et alliés. Le programme, alliant politique et culture, a été
enrichi par la participation, entre autres, de Chris Frazer, militant pour les
droits des LGBTQIA+ et ancien secrétaire général de la YCL-LJC dans les années
1980, qui a rappelé quelques épisodes de l’histoire de la YCL-LJC (notamment la
participation au 13e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à
Pyongyang en 1989) et souligné le rôle important qu’a joué cette organisation
dans le mouvement étudiant et au sein de la jeunesse au Canada.
Mariam
Abo Nokerah, militante palestinienne originaire de Gaza et active dans le
mouvement BDS a mis au défi les convives qui, en solidarité avec les
prisonniers palestiniens en grève de la faim, ont avalé une gorgée d’eau salée.
Jaime R. Brenes Reyes, président du local 610 de l’ACFP, a dénoncé les coupes
en éducation et a insisté sur la nécessité d’une large mobilisation pour la
gratuité scolaire.
Le
banquet a également été l’occasion d’honorer les luttes passées de la jeunesse
et du mouvement communiste international, à commencer par la Révolution
d’Octobre. Cet évènement, qui a littéralement changé le monde, a prouvé que le
socialisme n’est pas une utopie et qu’il est possible de renverser l’ordre
capitaliste et d’établir un État dirigé par le peuple et pour le peuple. Malgré
les difficultés qui ont mené à la victoire temporaire de la contrerévolution en
URSS et en Europe de l’Est, nous savons que la révolution d’Octobre inspire
toujours les jeunes progressistes qui oeuvrent à la transformation sociale.
Continuité
et renouveau
À
l’issue des trois jours de Congrès, les jeunes communistes ont élu un nouveau
Comité central composé de 15 membres effectifs et de 7 membres suppléants. La
sélection des membres du CC s’est effectuée sur la base de l’expérience – à la
fois dans les mouvements de masse et au sein de la YCL-LJC -, de considérations
nationales, régionales et de l’avancement des personnes racisées et de genre
opprimé. Environ la moitié des officiers du nouveau Comité central ont occupé
un poste au sein du Comité central sortant et sont en mesure d’assurer une
continuité au sein du collectif. Ils auront également la tâche de former les
nouveaux membres du CC et d’assurer le renouveau des cadres.
Le
Comité central a élu un Comité central exécutif composé de cinq membres
desquels la majorité (3) sont des femmes. Le camarade Adrien Welsh, membre du
Comité central sortant et responsable des relations internationales, a été élu
Secrétaire général de la YCL-LJC et succède ainsi au camarade Drew Garvie qui
assumait ces fonctions depuis trois ans et qui assumera désormais la
responsabilité d’Organisateur central du Parti communiste du Canada. Il reste
toutefois membre effectif du Comité central de la YCL-LJC. Les camarades Rozh Armand, organisatrice de la cellule de Vancouver, et Peter Miller, responsable
de la Commission étudiante, assumeront les responsabilités d’Organisatrice centrale
et de Trésorier, respectivement. Angela Milivojević, de Toronto, ainsi que
Kayla Hilstob, de Vancouver, ont également été élues au CEC.
Les
camarades ont également salué les efforts fournis par trois membres de la
direction politique sortante qui passent à une autre étape de leur vie
militante. La camarade Marianne Breton-Fontaine, qui a officié au Comité
central exécutif et au Comité central depuis dix ans, se concentre maintenant
sur les activités de la Ligue de la jeunesse communiste du Québec tout en
demeurant membre effective du Comité central élu. Les camarades Zidane Mohammed
et Brent Jantzen, membres du CEC sortant, continueront de militer localement et
assumeront des responsabilités sectorielles, les deux ayant été désignés
responsables de la Commission antiraciste et la Commission ouvrière
respectivement.
Il
est maintenant temps de s’organiser!
Forts
des discussions et des conclusions du Congrès, c’est déterminés et plus unis
que jamais que les délégués sont rentrés chez eux, prêts à présenter et à
défendre les orientations adoptées par la plus haute instance de la YCL-LJC
auprès des membres et de nos alliés dans chaque lieu de travail, d’études, dans
le mouvement pour la paix, dans les collectifs antiracistes et antifascistes,
dans les groupes de solidarité internationale, de solidarité avec les Premières
nations, dans les mouvements féministes, LGBTQIA+, dans les syndicats et
partout où nous sommes actifs à travers le Canada.
Devant
l’urgence de renforcer la riposte de la jeunesse et des étudiants contre les
politiques antipopulaires et réactionnaires des gouvernements bourgeois
provinciaux et fédéral, les jeunes communistes répondent : présent! Il est
maintenant temps de s’unir et de s’organiser contre l’impérialisme et contre
les guerres d’agression soutenues par le Canada. Il est maintenant temps de
s’organiser contre les politiques racistes et la montée de l’extrême-droite
fascisante. Il est maintenant temps de s’organiser pour l’expansion des
services publics et pour une démocratie avancée. Il est maintenant temps de
s’organiser pour une résolution démocratique à l’oppression nationale au
Canada, de sorte que les jeunes autochtones, québécois, acadiens et issus des
minorités nationales puissent aspirer à un Canada où leurs droits nationaux
jusqu’à et y compris le droit à la séparation sont garantis. Il est maintenant
temps de s’organiser pour exiger immédiatement l’égalité entre les genres et
pour la fin du patriarcat, du racisme, de la discrimination sous toutes ses
formes. Il est maintenant temps de s’organiser pour la justice environnementale
et contre la destruction de notre planète, résultat de la course effrénée aux
profits des grandes compagnies.
Enfin,
il est temps de s’organiser pour renverser le capitalisme, mettre fin à l’exploitation
de l’humain par l’humain et bâtir le socialisme, seule garantie de
l’émancipation complète de l’humanité.
Il
est temps de s’organiser, s’unir et lutter pour le socialisme!
lundi 1 mai 2017
Premier mai 2017: honorant notre passé, nous construisons notre avenir socialiste!
Déclaration du Comité exécutif central de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada à l'occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.
La
journée internationale des travailleuses et des travailleurs est
l'occasion de célébrer et mettre de l'avant nos luttes comme
faisant partie du combat permanent pour l'émancipation de la classe
ouvrière à travers le monde. Présentement
les
crises économique, environnementale et sociale du capitalisme
attisent la fuite en avant de l'impérialisme, les guerres et la
réaction.
Le
marasme de la situation internationale force la jeunesse à accepter
des vies de misère, de pauvreté, des emplois précaires, le
chômage, la migration, la criminalisation et les empêche d'accéder
à l'éducation. La jeunesse à travers le monde réclame son droit à
un présent et à un avenir digne et prospère. Ce droit lui est
refusé par le système capitaliste mondial, qui concentre toutes les
ressources de la société dans les mains d'une minorité qui ne s'en
sert que pour générer plus de profits. C'est un droit qui sera
acquis par les luttes et la solidarité contre l'impérialisme par la
jeunesse du monde.
Confrontés
à l'horreur de la pauvreté, le capitalisme nous provoque avec la
richesse privée : David Thomson et Galen Weston, les deux
Canadiens les plus fortunés, possèdent plus que 11 millions de
Canadiens ensemble.
Nous
sommes confrontés l'escalade des guerres impérialistes à travers
le monde, avec le gouvernement canadien et l'OTAN comme complices.
Nous les voyons à l'oeuvre en Irak, en Ukraine et dans les États
baltes où les forces militaires canadiennes sont présentes ainsi
qu'en Afrique où le gouvernement promet de déployer des effectifs
« quelque part ». Canada est aussi complice du danger
d'agression impérialiste en Palestine, en Corée, au Yémen, en Iran
et au Venezuela. Cette situation internationale dangereuse et
macabre, nous devons bâtir un mouvement de masse pour la paix
capable de promouvoir une politique étrangère indépendante basée
sur la paix et la solidarité internationale.
En
plus de la guerre, l'impérialisme est incapable de se départir des
énergies fossiles et notre gouvernement, qui insiste sur
l'importance de construire des oléoducs et d'étendre l'industrie
des sables bitumineux compromet l'habitabilité de notre planète. Il
est maintenant temps de s'organiser pour un changement systémique et
contre les changements climatiques.
L'insécurité
économique grandissante combinée aux plans islamophobes et
belliciste s promus par les médias corporatifs
ont créé une situation où plusieurs sont devenus susceptibles aux
idéologies réactionnaires. À l'origine de cette situation, la
crise du capitalisme a fait en sorte que certaines sections de la
classe dirigeante ont abandonné les idées libérales bourgeoises et
à se lier aux mouvements d'extrême-droite et fascistes. L'élection
de Donald Trump comme Président des États-Unis a à la fois été
aidée par la montée de l'extrême-droite et a aussi encouragé ces
mouvements. Ceci est également reflété au Canada, qui a sa propre
histoire de racisme créée par le colonialisme à l'égard des
peuples et des territoires autochtones ainsi que par l'oppression
systémique
des communautés racisées.
Le
besoin d'une large unité dans l'action contre l'extrême-droite est
urgent. Nous ne pouvons toutefois pas abandonner notre lutte contre
le système qui génère le fascisme, la guerre et la réaction :
le capitalisme.
La
jeunesse au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde répliquent
au sein de la résistance de la classe ouvrière contre les crises du
capitalisme. À travers l'Amérique du Nord, les travailleurs
précaires et à bas salaires, souvent jeunes, se mobilisent pour un
salaire minimum à 15$ l'heure et pour mettre fin aux salaires de
misère. Des étudiants et étudiantes de pas moins de 40 villes du
Canada (dont Montréal) se sont réunis pour organiser la Journée
d'action pan-canadienne pour l'éducation gratuite, demandant le
droit d'accès à l'éducation post-secondaire et le renversement de
la tendance à la privatisation de l'enseignement. Les jeunes
travailleur-euse-s et étudiant-e-s ont souvent dirigé la résistance
à la montée de l'extrême-droite ces derniers mois en demandant que
plus personne ne soit victime de la violence suprématiste blanche
après l'attentat islamophobe de Ste-Foy. Nous nous sommes également
opposés aux mobilisations d'extrême-droite. Nous avons demandé que
les réfugiés soient tous et toutes accueillis et que les lois
canadiennes racistes sur l'immigration soient réformées en
conséquence. Ces luttes, comme plusieurs autres, montrent que les
jeunes sont dans le feu de l'action et qu'il est possible de
construire et renforcer la riposte contre l'exploitation et
l'oppression du système capitaliste.
Cette
année, le 1er mai est célébré quelques semaines avant
que les jeunes communistes de partout au Canada se rencontrent dans
le cadre de notre 27e Congrès central, tenu sous le
slogan «Il est maintenant temps de s'organiser contre l'impérialisme
et la réaction. Honorant notre passé, nous construisons notre
avenir socialiste». Honorer notre passé, c'est souligner que cette
année marque le 100e anniversaire de la Révolution russe
où, pour la première fois, les travailleurs et les travailleuses
ont triomphé de l'impérialisme et construit une société
socialiste, montrant qu'un autre monde n'est pas seulement
nécessaire, mais possible.
Célébrer
la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs fait
aussi partie de la célébration de notre passé. Nous nous souvenons
que la première célébration du 1er mai s'inscrivait
dans la lutte pour la journée de travail de 8 heures, pour la paix
et pour le socialisme. Aujourd'hui, c'est avec fierté que nous
commémorons l'histoire de résistance de la classe ouvrière contre
le capitalisme et que nous aspirons à triompher de l'impérialisme
pour bâtir un monde de paix et de solidarité.
mercredi 8 mars 2017
Journée internationale des droits des femmes
Ligue de la jeunesse communiste
Cette 103e édition de la Journée internationale
des femmes est caractérisée par la recrudescence de la misogynie, mais aussi
par le renouveau de la résistance.
Des mouvements anti-féministes opposés aux femmes
tels que le Gamergate ou le Men’s right movement, organisés sur
nos lieux d’études par d’autres groupes dont le Men’s issues awareness
et l’Association canadienne pour l’égalité, ont gagné en force et se sont
joints à d’autres groupes suprématistes blancs, avec des individus et des
groupes transphobes ou encore avec d’autres supposément opposés à la rectitude
politique et défenseurs de la «liberté d’expression». En réalité, ils sont unis
dans leur défense du discours haineux et ont pour véritable objectif le saccage
des droits durement acquis par les femmes et remettre au gout du jour la
culture du viol.
Sous-jacente à ces développements se trouve la
crise du capitalisme qui a fait en sorte que certaines sections de la classe
dirigeante ont abandonné les idées libérales bourgeoises au profit de
mouvements d’extrême-droite et fascistes. En Amérique du Nord, l’élection de
Donald Trump comme Président des États-Unis a à la fois été facilitée par la
montée de l’extrême-droite et à la fois permis à ces mouvements de se
renforcer. Le Canada n’est pas imperméable à cette offensive réactionnaire. La
lutte contre le patriarcat est donc liée à celle pour un changement systémique
ici, chez nous.
Trudeau: ni féministe, ni allié
Trudeau a déclaré à l’ONU: «Je continuerai de
clamer haut et fort que je suis féministe.» Nous ne sommes pas dupes. Ni ces
mots creux, ni la parité introduite par Trudeau dans son cabinet n’indiquent un
changement de cap radical au Canada. Ces changements minimes ne servent en fait
qu’à mousser l’image des Libéraux qui tentent de se dissocier des conservateurs
sans pour autant s’attaquer au plan du patronat.
Trudeau n’est ni féministe, ni un allié. Par
exemple, son gouvernement, à l’image de celui des conservateurs, continue
d’ignorer la demande de longue date pour que soit créé un système de garde
universel, accessible, modique, public et de qualité. Il a appuyé un contrat d’armements de 15 milliards de dollars
contracté avec l’Arabie Saoudite, une monarchie réactionnaire qui figure parmi
les premiers pourfendeurs de l’oppression de la femme et qui livre une guerre
meurtrière au Yémen. Trudeau appuie également la construction d’oléoducs au
bénéfice des monopoles gaziers et pétroliers coupables du colonialisme qui
perpétue les violences contre les femmes autochtones et s’attaquent à leurs
territoires. Le changement féministe, celui qui fera avancer les conditions de
la vaste majorité des femmes, des travailleuses, ne viendra pas de la classe
capitaliste au pouvoir, mais sera le résultat de nos luttes, tel que nous
l’enseigne l’histoire.
Finalement, les lutte pour abolir le patriarcat
est liée à celle visant à mettre en déroute l’exploitation capitaliste et la
remplacer par le socialisme, un système où les travailleurs-euses sont aux
commandes et sont en mesure de structurer une société autour des besoins du
peuple et non de la création de profits pour la classe capitaliste.
Communistes, nous appuyons les luttes contre le patriarcat sous le système
capitaliste à la fois pour s’échapper de l’oppression de la femme, mais aussi
parce que ces luttes sont essentielles à l’atteinte du socialisme.
Cette année, plusieurs femmes célèbreront la
Journée internationale des femmes avec un sentiment de force renouvelé. Près de
5 millions d’entre elles et leurs alliés ont battu le pavé partout à travers le
monde le 21 janvier dernier afin de clamer leur opposition aux plans
xénophobes, racistes, misogynes, homophobes, islamophobes et bellicistes de
Donald Trump et son gouvernement constitué de banquiers de Wall Street, de
milliardaires et de magnats du pétrole.
Les femmes autochtones figurent à l’avant-garde de
la résistance contre le patronat, mais aussi contre l’occupation territoriale,
le vol de ressources et la violence coloniale genrée qui se poursuit avec le
gouvernement libéral. Les femmes noires et les personnes trans dirigent des
luttes contre la violence policière raciste.
Des actions comme la Slutwalk et Take
Back the Night, ou encore la campagne Ni viande ni objet ainsi que
plusieurs manifestations contre la culture du viol sur des campus
universitaires ont permis de susciter une prise de conscience et certains
changements politiques. La Journée internationale des femmes continue de
représenter pour notre mouvement un moment important afin d’organiser nos
luttes.
Il est nécessaire de bâtir et unir les mouvements
pour l’égalité dans nos lieux de travail, écoles et dans les rues. Des groupes
de femmes peuvent s’unir à d’autres au sein de coalitions. Des femmes issues de
groupes comme Idle No More, Black Lives Matter, des femmes
organisées dans des organisations syndicales, des groupes LGBTQ, de personnes
handicapées, du mouvement étudiant, pro-choix et d’autres groupes. Confrontés
aux attaques et à la réaction, nous devons rester uni-e-s. Pour un monde
égalitaire, nous refusons d’attendre et nous nous organisons.
Au cours de l’histoire du mouvement ouvrier au
Canada et à travers le monde, des femmes communistes dont Clara Zetkin,
Elizabeth Gurley Flynn, Claudia Jones, Annie Buller, Becky Buhay, Vilma Espin
et Angela Davis se sont mobilisées pour l’émancipation des femmes. La YCL-LJC
lutte pour un Canada socialiste où le patriarcat sera aboli, où l’égalité
totale sera rendue possible et pour des changements immédiats en faveur du
droit des femmes.
À l’occasion du 8 mars 2017, nous revendiquons:
-
le rétablissement du financement
pour les programmes favorisant et revendiquant l’égalité pour les femmes;
-
L’égalité et sécurité pour les
femmes immigrantes;
-
L’abolition de la différence
salariale (à travers une législation pour l’égalité salariale et l’égalité
d’emploi);
-
L’accès garanti à l’avortement et
aux droits reproductifs financés publiquement dans tous les territoires et
provinces;
-
L’élaboration d’un service de
garde universel, de qualité, accessible avec des standards pan-canadiens et
offert par des salariés syndiqués. Au Québec, le rétablissement de
l’universalité du service de garde;
-
La protection du droit aux
bénéfices de maternité étendus à 52 semaines;
-
L’abolition de toute forme de
violence contre les femmes et le financement adéquat des cellules de crise et
des maisons de transition;
-
Des changements législatifs pour
assurer des congés rémunérés aux femmes victimes de violence conjugale;
-
L’appui aux survivantes de
violence genrée à travers le financement des services de conseil, de
déménagement, des frais légaux et plus;
-
L’abrogation de la loi C-36:
stigmatiser et criminaliser le travail sexuel n’est pas la solution à
l’exploitation;
-
L’application de cours d’éducation
sexuelle progressistes et amicaux envers les LGBTQI2S incluant l’éducation sur
le consentement
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