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lundi 10 octobre 2016

Grande marche pour le salaire minimum à 15$ le 15 octobre à Montréal



Rendez-vous le 15 octobre 2016 à 11h
 au parc Le Prévost à Montréal



TANNÉ DES PINOTTES DU PATRONAT! 
La campagne 5-10-15 était lancé le 7 octobre dernier. Voici le communiqué :


À l’occasion de la Journée mondiale d’action pour le travail décent, c’est sous le thème « Il nous faut plus que ça » que les membres de la campagne 5-10-15 ont procédé au lancement de dix journées d’action, ce matin, à la Maison du développement durable, à Montréal.

La campagne 5-10-15 est menée par le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Trois revendications majeures

Deux porte-parole de la campagne, Mélanie Gauvin, du Front de défense des non-syndiquéEs, et Virginie Larivière, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, ont présenté les trois revendications sur lesquelles la campagne repose :
  • Le droit d’obtenir son horaire de travail 5 jours à l’avance,
  • Le droit de disposer de 10 jours de congés payés par année pour la maladie ou les responsabilités familiales,
  • Le droit de gagner un salaire minimum de 15 $ l’heure.
« La campagne 5-10-15 met de l’avant des propositions concrètes afin de contrer des inégalités économiques. Au Québec, c’est près d’un million de travailleuses et travailleurs qui gagnent moins de 15 $ l’heure. Même à temps plein, ces conditions ne permettent pas de sortir de la pauvreté », lance Mélanie Gauvin.

« La précarité économique s’accentue encore plus lorsqu’une personne doit s’absenter pour la maladie ou pour une responsabilité familiale. Les normes minimales du travail au Québec ne prévoient aucun congé payé pour couvrir ces urgences. De plus, la vie personnelle et familiale devient un casse-tête quand l’employeur ne donne pas l’horaire de travail à l’avance. Les normes minimales du travail n’imposent aucune obligation concernant l’attribution des horaires. Des solutions existent et doivent être mises de l’avant le plus vite possible », explique Virginie Larivière.

Une situation inéquitable et inhumaine

Pour sa part, la présidente de la CSQ, Louise Chabot, a précisé que ces travailleurs précaires sont principalement des femmes, et qu’on relève parmi eux une surreprésentation de personnes issues de l’immigration ou des minorités racialisées.

« Vivre avec moins que le salaire viable représente un défi impossible et un fardeau quotidien lourd à supporter. Imaginez le défi budgétaire et de conciliation travail-famille-étude quand l’enfant d’une travailleuses au salaire minimum tombe malade. Une visite à l’urgence, c’est une journée de salaire coupée, donc 75 $ de moins sur sa paye déjà maigre de 350 $ par semaine! Il faut renverser cette tendance à la précarisation du travail. L’emploi devrait donner accès à un salaire décent, aux avantages sociaux, à la formation et à l’avancement. Le statu quo est profondément injuste et inéquitable », explique Louise Chabot.

Deux mythes à dégonfler

Par ailleurs, le 2e vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a démystifié l’un des arguments erronés les plus souvent invoqués pour s’opposer à la hausse du salaire minimum.

« Plusieurs personnes, et même certains travailleurs à bas salaire, craignent que l’effet d’une augmentation de 40 % du salaire minimum soit annulé par l’explosion des prix. Il faut dégonfler ce mythe. Le coût de la main-d’œuvre ne représente qu’une petite part du prix. Même dans les services, c’est souvent autour de 15 %. Ça veut dire, par exemple, que pour un repas au resto de 10 $, le salaire minimum à 15 $ ferait peut-être monter le prix à 10,60 $. En contrepartie, une telle hausse du salaire minimum aurait un impact indéniable sur l’activité économique en plus de contribuer à accroître le niveau de vie de milliers de travailleuses et travailleurs et de leur famille », soutient Jean Lacharité.
De son côté, le président de la CSD, François Vaudreuil, a réfuté l’affirmation laissant croire que la hausse du salaire minimum allait tuer des emplois dans les PME. «  Il faut rappeler que plus de 90 % des emplois au salaire minimum se retrouvent dans le secteur des services et ne sont donc pas soumis à la concurrence étrangère. Les analyses de l’Institut de la statistique du Québec et bon nombre d’études internationales démontrent que les effets négatifs pour l’emploi sont nuls ou négligeables », renchérit FrançoisVaudreuil.

Des « pinottes » pour le patronat

Finalement, les représentants du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), Carmelo Monge, et du Collectif estrien pour un Québec sans pauvreté, Huguette Latendresse, ont respectivement invité la population à participer à la grande manifestation pour le salaire minimum à 15 $ qui aura lieu le 15 octobre à Montréal, ainsi qu’aux autres actions qui se tiendront dans les régions.

Mentionnons, en terminant, que les participantes et participants au lancement ont conclu l’événement par une marche symbolique qui s’est déplacée notamment devant le bureau du premier ministre et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Des sacs de « pinottes » ont été symboliquement déposés aux deux endroits.

dimanche 1 mai 2016

1er Mai 2016 : continuons la lutte!


Déclaration de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada

Cette année marque le 130e anniversaire des évèenements de Haymarket Square à Chicago. Réclamant la réduction du temps de travail quotidient à huit heures, les ouvriers de  l'usine agricole McCormick se sont mobilisés et ont organisé une grève massive le 1er mai de cette même année. En réaction, les policiers ont chargé les manifestants rassemblés et d'importants affrontements s'en sont suivi. La plupart des dirigeants grévistes ont été condamnés à la pendaison un an plus tard.

À l'initiative de la IIe Internationale réunie à Paris en 1889, le 1er mai devient une journée de manifestation ouvrière. Cette date est donc l'occasion pour les travailleurs de se mobiliser en masse et de réclamer leurs droits.

Même si aujourd'hui, au Québec et au Canada, la journée de travail de huit heures semble la norme - une concession obtenue à la suite d'âpres luttes - il reste que nous devons rester mobilisés contre les politiques d'austérité que les tenants du néolibéralisme tentent de nous imposer, contre les visées bellicistes et impérialistes des grandes compagnies canadiennes, contre les traités de libre-échange (notamment le TPP qui, s'il est ratifié, entérinera la perte de 58 000 emplois au pays), contre les traités d'armement, mais pour un retrait immédiat de l'alliance criminelle qu'est l'OTAN, contre la privatisation galopante des services publics, pour l'accès à une éducation publique, de qualité, gratuite et universelle.

Au Québec, le Premier mai est l'occasion pour le gouvernement provincial de hausser (ou pas) le salaire minimum. En mars dernier, lors du dépôt du budget, le ministre Leitao semblait dire que la «rigueur budgétaire» (soit l'austérité) était chose du passé. Pour preuve, le salaire minimum passe aujourd'hui à 10, 75$ l'heure, soit une augmentation de... 1,9%! Poussant la provocation à son paroxisme, il soutient qu'il s'agit d'une hausse supérieure au taux d'inflation qui est de 1,5%...

Les faits sont pourtant clairs: un individu rémunéré au salaire minimum, s'il travaille à raison de 40h semaine, perçoit un salaire inférieur de 10% au seuil de faible revenu. Contrairement à ce que l'on serait porté de croire, les employés à salaire minimum ne correspondent pas simplement à quelques jeunes décrocheurs: 450 000 personnes touchent un «bas revenu» et la moitié d'entre elles possède un diplôme postsecondaire.

 130 ans après les évènements de Chicago, la mobilisation est plus que nécessaire tant au Québec qu'au Canada et que partout à travers le monde. Encore aujourd'hui, les travailleurs doivent se mobiliser pour faire faire fléchir le pouvoir des entreprises et imposer leurs revendications, qui sont celles de la jeunesse, des étudiants et des masses populaires en général; des femmes victimes de la double exploitation (celle du patriarcat comme celle de travailleuses), des peuples autochtones et des migrants. Il s'agit, en bref, des revendications de la majorité, du «99%» dépossédé de ses richesses et aliéné par le «1%».

Voici reproduite la déclaration de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada à l'occasion de la journée internationale des travailleurs:


Le premier Mai est le jour de célébration et de la lutte des travailleurs et travailleuses du monde. C’est le jour où nous brandissons haut le drapeau rouge du socialisme.

Par sa nature, le capitalisme génère et intensifie le chômage de masse, la pauvreté, le chauvinisme national, le racisme, les inégalités de sexe, la destruction environnemental et la guerre. 130 ans après les événements qui ont inspiré la première journée international des travailleurs et travailleuses, ce jour est plus important que jamais dans l’histoire.

Considérez ce qui suit : 
  • Les 62 personnes les plus riches du monde ont une fortune égale à la moitié de la population mondiale.
  • Les victimes de la «guerre contre le terrorisme» au Moyen-Orient et en Asie Centrale se situent entre 1,3 et 2 millions depuis Septembre 2001.
  • 80% des réserves de pétrole actuelles ne peuvent être exploitées sans provoquer une catastrophe écologique. 
  • Au Canada, pour chaque dollar reçu par un homme, les femmes ne reçoivent que 71 cents; les femmes racisées, 64 cents ; et les femmes autochtones, 46 cents.
Ceci prouve bien que le capitalisme EST la guerre, la crise et la barbarie. Il n’y a pas de version du capitalisme qui soit «humaine» : c’est un système qui repose sur l’exploitation de la classe ouvrière. La seule façon de considérer le peuple et la nature avant les profits demeure le socialisme. Pour y parvenir, nous luttons pour un progrès social immédiat et bâtissons la riposte de la classe ouvrière vers une nécessaire et révolutionnaire rupture du capitalisme.

Malgré le progrès que constitue la défaite du gouvernement Harper en automne dernier, le Canada continue sur le chemin de l’austérité, la destruction environnementale, le colonialisme et la guerre. Par exemple, le gouvernement Trudeau a décidé d'aller de l'avant avec le Partenariat Trans-Pacifique (PTP, TPP en Anglais), a agrandit le rôle du Canada dans la guerre impérialiste en Irak, a signé le plus grand accord de vente d’armes de l’histoire avec la monarchie Saoudienne ultraréactionnaire et s’est engagé à construire des oléoducs de pétroles et de gaz. Bay Street est toujours aux commandes d’Ottawa.

La YCL-LJC du Canada est solidaire avec les luttes actuelles des mouvements de jeunes et d’étudiant-e-s. En ce jour du 1er mai 2016, nous réitérons nos demandes pour :

— Mettre fin aux implications Canadiennes dans les guerres d’agression impérialistes, incluant le retrait de toutes troupes de l’Iraq, de la Syrie et un retrait de l’OTAN. Nous disons bienvenue aux réfugiés! 


— Une augmentation immédiate du salaire minimum par les gouvernements provinciaux et fédéral à 15 $/heure comme le demande la campagne 15h+ et, à long terme, à 20$ l’heure ainsi que l’interdiction de salaires de misère.

— Que les gouvernements s’engagent à mettre fin au racisme systémique, à appliquer le contrôle civil des forces policières, le désarmement de la police et l’incarcérer les policiers meurtriers. Nous exprimons notre solidarité avec le mouvement Black Lives Matter et tous ceux combattant le racisme et la xénophobie; nous demandons que soient punis les crimes haineux.

— La fin du blocus illégal des É.-U. contre l’état socialiste Cubain, la restitution de Guantanamo aux peuple cubain et pour la fin de l’interventionnisme étatsuniens en Amérique Latine.

— Une éducation publique et gratuite à tous les niveaux, de qualité et émancipatrice. L’éducation est un droit, pas un privilège!

— Le respect de la souveraineté et le droit à l’autodétermination des peuples autochtones. Pour le démantèlement du colonialisme et du génocide en cours. Justice pour Attawapiskat et solidarité avec le mouvement Occupy INAC (mouvement d'occupation des bureaux du ministère des Affaires indiennes et du Nord)!

La YCL-LJC du Canada lutte pour la paix, la solidarité et le socialisme.

vendredi 29 janvier 2016

Négociation du SÉTUE à l'UQAM

L’UNIVERSITÉ DEMANDE L’ARBITRAGE, LE SÉTUE EXPOSE LES FAITS:

En réponse à la dernière communication de l’administration de l’UQAM
(http://unites2.telecom.uqam.ca/calend/courriel-com/editeur_afficheur.php?
CodeMAIL=5255
)

D’emblée, nous aimerions rappeler que, contrairement à ce qu’avance la partie
patronale, cette dernière n’a daignée nous rencontrer qu’à deux reprises après les
fêtes afin de négocier, ne démontrant ainsi aucun empressement à régler le conflit
de travail.

À l’occasion de ces rencontres, les négociateur-e-s mandaté-e-s par la partie
patronale arrivent généralement sans mandat, rendant ainsi toute réelle négociation
impossible. Seule constante: les négociateur-e-s de l’UQAM s’entêtent à offrir des
reculs de plus en plus grands et à montrer un mépris grandissant pour les étudiant-
e-s employé-e-s.

À l’inverse, l’équipe de négociations du SÉTUE reste disponible pour négocier afin
d’arriver à une entente. Nous cherchons non seulement à défendre les conditions de
travail des employé- e-s étudiant-e-s mais, également, assurer la qualité des
services, de l’enseignement et de la recherche.

Après plus de deux ans sans convention collective et presque deux mois de grève,
l’administration Proulx affirme toujours que nous serions en négociation de première
convention collective. Si elle martèle cette fausseté, c’est dans le but d’imposer
l’arbitrage et une convention collective. Elle espère ainsi contraindre davantage
les employé-e-s étudiant-e-s à la précarité et enterrer une fois pour notre
revendication sur le plancher d’heures.

Finalement, elle utilise sa position privilégiée pour «spammer» la communauté de
courriels biaisés, ne présentant que son point de vue. S’il y a eu fusion des deux
unités de négociation du SÉTUE, le syndicat conserve son nom, ses locaux et défend
exactement le même membership depuis 2005. Le SÉTUE n’en est pas à sa première
négociation de convention collective. La négociation en cours s’inscrit plutôt dans
un long historique que l’UQAM ne peut se permettre d’ignorer. Plutôt que d’écrire
des courriels de propagande, qu’elle revienne à la table pour négocier!

(Ceci était un message du SÉTUE-UQAM, lisible aussi au http://setue.net/luniversite-
demande-larbitrage-le-setue-fait-le-point/

)

lundi 26 mars 2012

Ne huez pas la ministre


Yves Boisvert
La Presse

On a diminué leur salaire, on a éliminé des emplois, on a vendu des divisions entières de l'entreprise: il fallait sauver Air Canada.
Maintenant, on leur en demande encore plus et on leur enlève le droit de grève.

Alors, quand les bagagistes voient passer la ministre fédérale du Travail à l'aéroport de Toronto, trois d'entre eux l'applaudissent par dérision, une manière très douce de crier «bouhouhh!» C'est le dernier moyen de pression qui leur reste. J'aurais fait comme eux, j'imagine.

La ministre Lisa Raitt n'a pas apprécié. Elle s'est plainte à Air Canada. Les bagagistes ont été stupidement suspendus.

On n'a pas le droit de huer une ministre ou d'en rire, apparemment, même si elle a décidé de réécrire à sa manière la liberté d'association. Ce n'est pas poli, n'est-ce pas, huer les ministres? M'est avis qu'il est pas mal plus grossier de tripoter un droit fondamental...

Toujours est-il que les collègues bagagistes ont débrayé spontanément en guise de soutien.

On a vu la suite. Des centaines de vols ont été annulés et, évidemment, des milliers de gens sont enragés contre Air Canada en général et ces grévistes en particulier.

Grève «sauvage» ? Mais que leur reste-t-il quand on leur enlève le droit de négocier? Même pas le droit de huer.

L'ancien patron des relations de travail à Air Canada, George Smith, disait vendredi au Globe and Mail qu'il vaut bien mieux risquer la grève générale que d'être soumis à des arrêts de travail périodiques imprévisibles de ce genre. La semaine dernière, ce sont les pilotes qui ont forcé l'annulation de vols. Certains d'entre eux ont été forcés d'accepter des réductions de salaire de 35%.

Le gouvernement a bouché hermétiquement la voie de la grève. La pression va sortir autrement, c'est couru.

***

Pendant ce temps-là, ceux qui ont présidé à la superbe «restructuration» de la compagnie empochent boni par-dessus boni.

Robert Milton, ex-PDG d'Air Canada et président d'une société parente, Ace Aviation, a touché l'indécente somme de 52 millions depuis 2006. Il a bien mérité de ses actionnaires.

Calin Rovinescu, actuel PDG, touchera le 31 mars 5 millions comme prime de rétention annuelle, c'est-à-dire simplement pour ne pas avoir quitté son emploi cette année.

On le félicite, ça n'a pas dû être facile, retenu comme ça toute une année. Allez, M. Rovinescu, encore une petite semaine et c'est dans la poche.

Le gouvernement conservateur, lui, a décrété que l'économie canadienne ne saurait souffrir une grève chez Air Canada et y a tout simplement suspendu le droit de grève.

Comment voulez-vous que les employés d'Air Canada ne soient pas révoltés?

Bien entendu, les temps sont difficiles pour tous les transporteurs aériens. La concurrence est féroce, le prix du carburant toujours à la hausse, etc.

Mais que penser quand, dans La Presse de vendredi, je lis que l'ancienne division d'Air Canada, Gestion Ace Aviation, s'apprête à verser 300 millions en boni à ses actionnaires?

Au moment de sa restructuration, Air Canada s'est départie d'un certain nombre de morceaux, qui ont été placés sous le chapeau de Ace, dont Aeroplan, Jazz et ce qui est devenu Aveos. Ace a même touché 763 millions en 2007 en vendant cette division d'entretien, qui a fermé brutalement lundi, criblée de dettes.

C'est un stratagème qui a permis à Air Canada de survivre. Mais comment pensez-vous que se sentent les employés, qui ne concèdent jamais assez, quand ils voient que des morceaux de l'ancien Air Canada rapportent des sommes coquettes aux actionnaires? Et que d'anciens employés sont carrément sans emploi maintenant?

L'entretien des avions est un domaine en mutation complète. Plusieurs transporteurs nord-américains le font faire en Amérique latine pour une fraction du prix.

Mais observez la séquence des événements. On a démantelé Air Canada pour la sauver. On a sauvé la mise pour les actionnaires. On a obtenu des concessions majeures des employés.

Sauf que... vu l'état du marché... vu l'économie... vu les temps difficiles... on leur demande d'autres concessions.

Tandis que des dirigeants touchent des salaires auxquels il faut trouver toutes sortes de noms pour leur enlever leur caractère pornographique.

Mais surtout, surtout, que personne ne fasse la grève, jamais, qu'on ne dérange rien, et que chacun garde le silence au passage de la ministre...