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jeudi 2 avril 2020

L’OTAN: un virus aussi meurtrier que la COVID-19



Adrien Welsh


Le nombre de morts dus à la COVID-19 dépasse les 40 000 et le nombre de personnes infectées par cette pandémie s’approche du million. Devant l’ampleur de cette crise sanitaire, il ne fait aucun doute que des mesures d’urgence, en particulier pour venir en aide aux plus vulnérables, sont nécessaires.

Cependant, les milliards de dollars mobilisés afin de répondre à la COVID-19 pèsent bien peu dans la balance devant les sommes colossales que les États impérialistes occidentaux ne cessent de déverser non pas pour combattre, mais pour incuber un autre virus aussi meurtrier, sinon plus, que la COVID-19: l’OTAN.

mercredi 11 septembre 2019

46 ans plus tard, le 11 septembre 1973 représente toujours le véritable visage de l'impérialisme

Discours d’Adrien Welsh, Secrétaire général de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada à l’occasion de la commémoration des 46 ans du Coup d’État militaire du Général Augusto Pinochet. 

Les impérialistes et les capitalistes aimeraient tellement que nous ayons la mémoire courte! Ils aimeraient qu’on ne se rappelle que « leur » 11 septembre, le 11 septembre 2001, celui qui a permis à George Bush et ses alliés (incluant le Canada) d’armer de plus belle l’impérialisme occidental, de l’engager dans une guerre contre le terrorisme qui s’est avérée très rapidement n’être qu’un justificatif pour une nouvelle croisade de l’impérialisme visant à asservir les peuples du monde. Les peuples d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie, du Mali, etc. y ont tous goutés.

Les impérialistes ne veulent pas qu’on se rappelle les près de 40 000 torturés et plus de 3000 morts du régime de Pinochet. Ils ne veulent pas non plus qu’on se rappelle qu’avant d’en faire une théorie économique enseignée dans les universités les plus prestigieuses, les Chicago Boys, dont Milton Freedman, ont utilisé le peuple chilien comme rats de laboratoire pour valider leurs postulats avant de les imposer aux peuples du monde à travers le FMI, la Banque mondiale et autres institutions impérialistes, l’Union européenne et autres accords dits de libre-échange n’étant pas en reste.

vendredi 30 août 2019

Environnement: la jeunesse et les peuples ne sont pas responsables de la crise

Adrien Welsh 

Cet article a été publié dans la 24e édition du magazine Jeunesse Militante (Septembre 2019)

Année après année, le 1er aout représente cette date fatidique à laquelle nous vivons à crédit, c’est-à-dire ce moment où nous avons épuisé, quatre mois trop tôt, les ressources que la Terre produit en un an. De plus, 2018 représente l’année avec la plus haute émission de CO2 dans l’histoire moderne tandis que 2017 sera reconnue comme la plus chaude. Restreindre le réchauffement climatique à moins de 1.5 degré constitue sans doute un des impératifs les plus importants de notre temps ainsi qu’un défi important que l’humanité devra surmonter.

De plus en plus de jeunes en prennent conscience, comme en témoignent les 150 000 personnes (majoritairement étudiantes) qui ont pris part à la grève climatique du 15 mars dernier au Québec, l’une des plus suivie au monde; mais aussi comme en témoignera sans doute la grève mondiale contre le climat qui devrait avoir lieu le 27 septembre prochain et dont les préparations vont bon train.

Si urgentes que soient les mobilisations pour le climat et la défense de notre planète, si imminente que soit la catastrophe climatique annoncée si aucun geste n’est posé, et si stimulantes que soient les mobilisations de jeunes qui refusent de se résigner devant un tel péril, il n’en demeure pas moins que deux conceptions différentes s’opposent dans la lutte pour les changements climatiques.

vendredi 14 juin 2019

La jeunesse anti-impérialiste du monde dit : « Impérialistes, pas touche au Venezuela ! »

Pour souligner l’anniversaire de naissance du révolutionnaire cubano-argentin Ernesto Che Guevara, la jeunesse anti-impérialiste du monde entier s’engage dans une campagne de solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela. En effet, comment mieux célébrer le Che qu’en montrant qu’aujourd’hui encore, la jeunesse est déterminée à accomplir son objectif de voir une Amérique latine libre et souveraine?

mercredi 8 mai 2019

Le peuple vénézuélien l'a affirmé de nouveau: "Guaidó n'est pas notre président"

Adrien Welsh

Saluons le courage, la détermination, la combativité et la réactivité du peuple vénézuélien, de sa jeunesse, des institutions et organisations qui les représentent pour s’être mobilisés devant la nouvelle action déstabilisatrice menée par les criminels, usurpateurs et fascistes Juan Guaidó et du repris de justice Leopoldo López.

Grâce à leur mobilisation, les Vénézuélien-nes ont empêché que cette action ne se solde en coup d’État perpétré par les supplétifs de l’impérialisme au Venezuela qui n’ont d’yeux que pour le pétrole et les ressources naturelles de ce pays et qui refusent que celles-ci lui bénéficient plutôt qu’aux actionnaires des entreprises multinationales.

mardi 23 avril 2019

Caracas, capitale mondiale de la paix


Adrien Welsh  

L’espace d’une semaine, du 9 au 14 avril derniers, Caracas s’est convertie en capitale mondiale de la paix. Cette ville présentée comme l’antre du diabolique et sanguinaire Maduro dans la presse vénale a accueilli une soixantaine de jeunes représentant une trentaine d’organisations venues des quatre coins de la planète à l’occasion du Conseil général de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique.

 À cette délégation se sont joints les délégué-es du Conseil mondial pour la paix (dont l'organisation célèbre ce mois-ci le 70e anniversaire), formant ainsi une brigade de solidarité avec le peuple du Venezuela qui, tels les irréductibles Gaullois résistent encore et toujours à l’envahisseur… Sauf que la menace d’invasion est, cette fois-ci, bien réelle.

mardi 25 décembre 2018

L'Union européenne complice de la colonisation marocaine du Sahara occidental

Omar Hasana, dirigeant de la jeunesse du Front Polisario 

Adrien Welsh

Le 10 décembre dernier, la Commission du commerce international de la Commission européenne a adopté un rapport entérinant l’extension des droits de pêche convenus en vertu du traité de pêche Maroc – UE aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, occupé par un Maroc nostalgique de l’Empire chérifien depuis 1976. Or, la Cour de justice de l’Union européenne avait justement invalidé cet accord en raison du fait que le territoire sahraoui était compris comme partie intégrale du Maroc et ce, sans aucune consultation du Front Polisario, reconnu comme le représentant du peuple sahraoui par l’ONU.

En effet, en 2017, la CJUE accordait une victoire symbolique à la République arabe sahraouie démocratique en statuant invalide l’accord de pêche UE-Maroc, celui-ci « ayant été conçu sur la base de l’intégration unilatérale du Sahara occidental [au territoire marocain] et de l’affirmation de sa souveraineté sur ce territoire, le peuple sahraoui n’a pas librement disposé de ses ressources naturelles, comme l’impose pourtant le droit à l’autodétermination. » Un jugement similaire avait été rendu en 2016 au sujet d’un accord agricole entre Rabat et l’UE.

lundi 24 décembre 2018

Solidarité avec les étudiant.es de Colombie en lutte contre le gouvernement Duque

Rédaction JM 

Depuis le 11 octobre dernier, les étudiant.es des 32 universités publiques de Colombie, ainsi que les travailleur.euses universitaires, se sont engagés dans une grève générale illimitée pour la défense de l’université publique et pour son refinancement. En effet, selon les associations étudiantes, le manque à gagner pour le simple fonctionnement les universités publiques s’élève à 4,5 milliards de dollars US en infrastructure et à plus d’un milliard en couts de fonctionnement. Pour revenir à un niveau de financement des universités d’avant 2016 (date de la dernière réforme fiscale du pays), il faudrait augmenter les ressources de 11%.

Le mouvement de grève demande également que soient mises en place les accords de 2017 signés avec le gouvernement Santos à la suite de 37 jours de grève. Ceux-ci garantissent entre autres l’octroi de 7000 bourses destinées aux étudiant.es à la maitrise en plus d’un meilleur financement de l’université publique et de garantir des meilleurs conditions d’enseignement en général notamment en créant 30 000 classes supplémentaires à travers le pays.

jeudi 15 novembre 2018

INVITATION : Panel de discussion « Le Venezuela et la défense de l’Amérique latine progressiste et souveraine »






Le Parti communiste du Québec – section du Parti communiste du Canada vous convie à assister, le 24 novembre prochain, à un panel de discussion sur les récents développements en Amérique latine et sur le rôle que joue la République bolivarienne du Venezuela dans la défense des mouvements progressistes en Amérique latine. Le Panel commencera à 18h et prendra place à l’Association des travailleurs grecs (5359 ave du Parc, entre St-Viateur et Fairmount).

mercredi 20 juin 2018

Unité et lutte contre le racisme et l'extrême-droite!

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugié.es célébrée le 20 juin depuis l’an 2000 à la suite d’une décision prise par l’Assemblée Générale de l’ONU, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique a témoigné de son appui à la cause des réfugié.es, soulignant qu’en 2017, ce sont 68,5 millions de personnes qui ont été déplacées, soit une moyenne de 44 500 personnes par jour, ou encore 1 personne toutes les deux secondes. Pour la FMJD, le premier responsable de cette crise migratoire à inculper est l’impérialisme.

mercredi 2 mai 2018

Nicaragua: Non à une nouvelle révolution de couleur "Made in USA"!


Adrien Welsh

Depuis le 18 avril dernier, environ 30 personnes sont décédées au Nicaragua à la suite d’une vague de violence qui a frappé le pays après que le gouvernement sandiniste a proposé une nouvelle forme de financement du système de sécurité sociale.

En effet, à cause des précédents gouvernements, le système de sécurité sociale s’est retrouvé confronté à un déficit d’environ 75 millions $ US. Le gouvernement d’Ortega a donc décidé de faire peser une partie de ces couts sur les entreprises privées plutôt que d’en assumer les couts en demandant aux individus de payer.

dimanche 27 novembre 2016

Mort de Fidel Castro : Lettre du PCQ-PCC à la Consule générale de Cuba à Montréal

Chère camarade,

La nouvelle du décès hier soir du grand dirigeant de la révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, nous afflige d’une profonde tristesse. Toutes les militantes et tous les militants du Parti communiste du Québec, section du Parti communiste du Canada, vous offrent à vous, ainsi qu’à sa famille et à tout le peuple cubain, leurs plus sincères condoléances.

Homme extrêmement talentueux, doué d’une intelligence exceptionnelle, le camarade Fidel a mis toute sa vie durant ses qualités au service du peuple de Cuba. Sa contribution à la Révolution cubaine, qui inspire tant les peuples qui luttent contre l’impérialisme, pour la liberté et pour le socialisme, est incommensurable.

“Qu’enseigne donc l’exemple de la Révolution cubaine?” a-il déjà demandé dans une adresse qu’il fit aux peuples de l’Amérique et du monde: “Que la révolution est possible, que les peuples peuvent la faire, que dans le monde d’aujourd’hui il n’existe pas de forces capables d’empêcher le déclenchement du mouvement de libération des peuples” répondit-il.

Cuba socialiste représente l’espoir d’un avenir meilleur pour l’humanité entière. Encore ce matin, des camarades de notre parti me confiaient à quel point l’exemple du camarade Fidel les avait inspirés et les avait amenés à joindre les rangs de la lutte révolutionnaire dans notre propre pays.

Son exemple est immortel. Suivons-le! Hasta la victoria siempre!

Salutations révolutionnaires,
Pierre Fontaine
Chef du Parti communiste du Québec,
Section du Parti communiste du Canada

dimanche 6 novembre 2016

À la mémoire de toutes les victimes des guerres




À la mémoire de toutes les victimes des guerres – Déclaration publiée le 5 novembre 2016
La déclaration suivante a été publiée dans l’édition papier du journal Le Devoir du 5 novembre 2016.

Parce que nous nous inquiétons de l’escalade des tensions dans le monde, particulièrement celles qui opposent l’OTAN et la Russie en Syrie et en Europe orientale

Parce que nous nous opposons à la participation du Canada à cette escalade et à la propagande de guerre qui s’y rattache

Parce que nous constatons que le gouvernement Trudeau, malgré sa prétention à jouer un « nouveau rôle » dans le monde, poursuit les politiques militaristes du gouvernement précédent : envois plus importants de troupes en Irak et en Europe de l’Est, ventes d’armements à l’Arabie saoudite, dépenses militaires astronomiques, etc.

Parce que nous nous indignons face aux  conséquences effroyables des guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen pour des millions de personnes civiles (mortes, blessées, violées, traumatisées, déplacées, réfugiées)

Parce que nous refusons que les commémorations officielles du Jour du Souvenir ignorent ces victimes – beaucoup plus nombreuses que les victimes militaires – et qu’elles servent à glorifier la guerre

Nous porterons le coquelicot blanc jusqu’au 11 novembre prochain et nous vous invitons à le porter aussi pour dire NON à la guerre et aux politiques militaristes du Canada.

Cette déclaration a été signé par 195 personnes et 45 organisations dont la Ligue de la Jeunesse communiste du Québec.

mercredi 2 novembre 2016

Adresse pour la Journée d’action pan-canadienne pour la gratuité scolaire


Chers amis, chers camarades, 

Nous ne sommes pas seuls aujourd’hui. Dans 36 villes et au sein de 58 universités partout au Canada, des étudiants se sont mobilisés pour la gratuité scolaire. Ils se sont mobilisés contre la précarité étudiante. Ils se sont levés contre les mesures d’austérité dont nous sommes particulièrement victimes, nous la jeunesse et les étudiants. 

La Ligue de la jeunesse communiste du Québec est fière d’avoir contribué à cet évènement. Mais plus encore: nous sommes fiers d’avoir, à travers notre participation au sein du comité «À la rue Montréal», par notre solidarité envers le Rassemblement pour la reconnaissance du travail étudiant, contribué à ce que cette journée d’action arbore une caractéristique pan-canadienne. 

Communistes, nous croyons en la solidarité des jeunes et des étudiants au-delà des frontières. Nous reconnaissons que les mouvements sociaux et étudiants au Québec et ailleurs au Canada évoluent dans des conditions différentes. Nous le respectons, mais nous croyons qu’une collaboration plus étroite entre eux est nécessaire afin d’atteindre notre objectif qu’est la gratuité scolaire. 

Au bout du compte, nous sommes plus proches de nos collègues du Manitoba et de la Colombie-Britannique que des PDG Montréalais ou des recteurs d’université qui endossent ce système basé sur l’endettement étudiant, de ces recteurs qui n’ont aucune vergogne à perpétuer la précarité étudiante comme nous pouvons le constater avec la situation des employés de soutien de l’Université McGill à qui nous témoignons toute notre solidarité. 

De Montréal à Toronto, même en Colombie-Britannique, nous avons toutes les raisons d’être dans la rue ce soir. 

Au Québec, vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement libéral a, semble-t-il, mis fin à l’austérité. Du moins, c’est ce qu’il veut nous faire croire. Quelle honte! L’austérité, chers amis, ça ne se limite pas à certaines politiques bien définies par les gouvernement. L’austérité, c’est quand des jeunes sont obligés de s’endetter pour étudier, ou carrément de faire le choix de ne pas étudier. L’austérité, c’est quand des jeunes doivent passer des mois, voire des années, en stage rémunérés peu ou prou. L’austérité, c’est la généralisation du travail précaire. L'austérité, c'est tous ces étudiants et étudiantes qui fréquente de plus en plus les banques alimentaires. L’austérité, c’est quand les listes d’attente aux portes des cabinets médicaux ou aux portes des hôpitaux ne cessent de s’allonger. L'austérité, ce sont des drames humains, c'est une politique qui, combiné à d'autres systèmes d'oppression, s'abat sur les femmes, les LGBTQIA, les personnes racisées et les personnes vivant avec un handicap. 

Mais l’austérité, c’est aussi quand on offre aux gens de guerre tous les moyens pour mettre en branle des politiques bellicistes et mieux bénéficier du partage d’influence dans le monde. L’austérité, c’est aussi quand les banques, sur notre dos, génèrent des profits mirobolants. 

Couillard nous prend-il pas pour des imbéciles quand son gouvernement tente de nous amadouer avec les 2,2 milliards de dollars réinvestis dans les services publics alors que ceux-ci ont déjà été mis à mal après des coupes de 4 milliards de dollars depuis 2014? 

Nous payons toujours pour nos études universitaires et ce, bien que la gratuité aurait dû être ratifiée depuis les années 1960! 

Communistes, nous sommes fiers d’une histoire de luttes qui soufflera bientôt ses 100 bougies. Nous avons toujours été du côté des peuples opprimés et aujourd’hui, réitérons notre solidarité aux peuples autochtones qui, malgré les traités, n’ont pas accès à l’éducation post-secondaire gratuite de façon universelle. 

C’est une autre raison de battre la pavé partout au Canada aujourd’hui. 

Jeunes communistes, nous œuvrons pour la paix et la transformation sociale. Nous croyons que les forces existent pour faire taire les roulements de tambour qui nous appellent à la guerre. Nous croyons que les étudiants québécois et canadiens en font partie et doivent exprimer leur solidarité avec leurs frères qui luttent contre les guerres d’agression, pour la transformation sociale, pour leur droit d’étudier en paix. 

Au moment où on se parle, les bombes pleuvent sur les étudiants syriens et des balles - peut-être même canadiennes - les empêchent d’étudier en paix. 

Au moment où on se parle, des étudiants palestiniens se demandent si demain, ils ne seront pas bombardés par l’aviation israélienne - qui commende des hélicoptères à Bell Helicopter de Mirabel et avec qui le maire de Montréal, M. Coderre, va s’entretenir dans quelques jours. 

Au moment où on se parle, les étudiants vénézuéliens se mobilisent pour garantir la pérennité de leur droit constitutionnel à l’éducation gratuite, droit dont nous devrions bénéficier nous aussi. 

Au moment où l’on se parle, les étudiants cubains accueillent fraternellement leurs frères syriens, saharaouis et même américains pour leur permettre de bénéficier d’une éducation publique, gratuite, de qualité accessible à tous et à toutes. 

Ici, on nous dit que les caisses sont vides. Pourtant, le budget de la guerre s’élève à 20 milliards de dollars par année. Avec la moitié de cet argent, nous pourrions atteindre la gratuité scolaire partout au Canada. 

Au fond, nous devons choisir entre la guerre et l’austérité ou la paix et la prospérité. Nous, notre choix est fait! 

GUERRE ET AUSTÉRITÉ - PAIX ET PROSPÉRITÉ, NOTRE CHOIX EST FAIT! 

Bureau politique de la Ligue de la jeunesse communiste du Québec


vendredi 23 septembre 2016

Soirée Che

Vous êtes invité encore une fois cette année à la soirée Octobre Che. Cette année, la fête sera précédée d'un panel sur la question de la conjoncture international et de l'impérialisme.  

8 octobre 2016 à 18h00, à l'Association des travailleurs grecs de Montréal, 5359 ave du Parc.



Au programme : 

18h: Cuisine ouverte.
19h: Panel et discussion sur la politique internationale.
20h30: Artistes invités et musique.

Une occasion de discuter avec:
-Jooneed Khan, journaliste, ex-chroniqueur de politique internationale à La Presse.
-Esther Madrid, consul de la République Bolivarienne du Venezuela.
-Mara Bilbao Diaz, consul générale de la République de Cuba.
-Claude Morin, professeur honoraire de l'Université de Montréal.
-Pierre Fontaine, chef du Parti Communiste du Québec.
Sur la situation internationale, en particulier l'Amérique du Sud.

Entrée: Contribution volontaire de 10$

Organisé par le journal Clarté, en collaboration avec le Parti Communiste du Québec, section du Parti Communiste du Canada.


Événement facebook :  https://www.facebook.com/events/1807135862892903/

mardi 23 août 2016

Un forum social pas très mondial...

Le dimanche 14 aout se concluait - au même moment où fusaient les bannières et drapeaux arc-en-ciel de la Fierté gay - le 1er Forum social mondial organisé dans un pays du Nord.

Né à Porto Alegre en 2001, ce rassemblement des organisations alter-mondialistes à travers le monde avait pour objectif de contrer l’influence du Forum économique du Davos. Dans le contexte du début des années 2000, marquées d’une part par le dogme de la pensée unique, de la «fin de l’histoire», et d’autre part, par la résilience d’un discours raciste voué à justifier de nouvelles guerres impérialistes notamment au Moyen-Orient, revendiquer un autre monde que celui du capitalisme triomphant pouvait arborer un caractère franchement progressiste.

Lors de la précédente édition, tenue à Tunis en 2013, le comité organisateur a décidé que l’édition de 2016 ait lieu à Montréal. Il ne fait aucun doute que les membres de ce comité ont été séduits par l’historique grève étudiante de 2012 et par le mouvement Idle No More, preuve que la mondialisation affecte aussi les peuples du «Nord», un point qui se défend aux vues de la conjoncture économique, politique et sociale actuelle.

Trois ans plus tard cependant, la lune de miel semble avoir décru: les organisations et individus du «sud» se sont plaints à maintes reprises avant même que ne soit lancé le coup d’envoi de la mobilisation des couts exorbitants associés au voyage. À cela s’est ajouté le marathon administratif pour obtenir un visa d’entrée au pays. D’ailleurs, les précédentes éditions (à l’opposé de celle-ci) comptaient sur un certain appui des autorités, ce qui facilitait la tâche aux participants.

Résultat: à deux jours du début du Forum, plus de 200 demandes de visas formulées par des militants palestiniens, asiatiques, africains et sud-américains avaient été refusées. Le problème n’avait rien de surprenant: dès le début, bon nombre d’organisations avaient critiqué le choix de Montréal pour cette raison. Parmi les personnalités refusées, on compte le Président du Syndicat des travailleurs postaux de Palestine dont l’organisation a enjoint les organisateurs du Forum à choisir un pays hôte «qui permette aux militants de tous les pays et de tous les profils sociaux de participer à l’évènement». À ce syndicaliste s’ajoute l’intellectuelle malienne Aminata Traoré (qui devait participer à l’une des grandes conférences), une des voix fortes du «féminisme» africain. Même si les services frontaliers se sont  éventuellement ravisés, elle a préféré boycotter l’évènement en solidarité avec tous ceux qui n’ont pas été bienvenus au Canada.

Tel que prévu par les organisateurs donc, la très vaste majorité des participants au Forum (plus de 80%) provenait du Québec, ce qui n’est en rien différent des dernières éditions.

Malgré ces ratées, les organisations québécoises conviées n’ont pas boudé l’évènement pour autant. Conscients de la couleur locale du Forum, les participants se sont sans doute rappelé le succès - certes très mitigé - du Forum social des peuples organisé à Ottawa en 2014. Cette rencontre, à laquelle la Ligue de la jeunesse communiste avait d’ailleurs participé, avait permis aux mouvements sociaux de partout au pays de faire valoir leurs positions et de dégager, dans la mesure du possible, un plan d’action commun pour instaurer un changement à travers le Canada. Ce Forum social mondial à saveur nord-américaine aurait pu, dans un contexte pré-électoral aux États-Unis et de nouveau gouvernement au Canada, être l’occasion de discuter d’actions conjointes pour une campagne pour la dissolution de l’OTAN et le retrait de ses États-membres, pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, pour mettre les multinationales au pas, affirmer notre solidarité avec les peuples tels que le peuple cubain, palestinien, saharaoui, brésilien ou encore avec les peuples africains qui se mobilisent contre le modèle néo-colonial qui leur est imposé.

On ne peut donc imputer la faible mobilisation au manque de participation internationale: ce n’est certainement pas pour cette raison que les syndicats ont été lents à s’engager dans le projet et à promouvoir l’évènement, ce n’est certainement pas pour cette raison non plus que la manifestation d’ouverture n’a compté que 2000 participants tout au plus - moins qu’une marche du 1er mai - avec l’absence notable des organisations étudiantes du Québec et du Canada. Ce n’est probablement pas non plus pour cette raison que les ateliers organisés durant les trois premiers jours de ce rassemblement - parfois se sommant jusqu’à plusieurs dizaines en même temps - ne comptaient que sur une vingtaine de personnes aux mieux et, au pire, sur deux individus seulement.

La mitigation du succès du Forum social mondial 2016 a certes été exacerbée par le fait qu’il ait été organisé dans le tétrasphère nord-ouest, soit dans le quart-monde développé, à un jet de pierre des entrailles de la bête impérialiste, mais il reste que la cause profonde des difficultés rencontrées provient sans doute de la formule même des forums sociaux mondiaux.

Effectivement, si, pour le peu que l’on se déclare contre la mondialisation (peu importe qu’elle soit culturelle, politique ou économique), on peut y entrer comme dans un moulin, il n’est en rien étonnant que des ateliers condamnant le droit à l’autodétermination du peuple Saharaoui habitant la dernière colonie d’Afrique endossés par l’impérialisme marocain ou alors que le FSM se refuse de soutenir la campagne de Boycott Désinvestissement Sanctions contre l’apartheid israélien. Il y a fort à parier que dans les mouvements pro-sionistes et pro-occupation marocaine, existe une frange alter-mondialiste comme il existe, dans le mouvement pour la Paix, une frange pacifiste qui refuse de condamner l’OTAN… Même des organismes comme Oxfam, l’impérialisme au visage humain, y sont les bienvenus. Les partis politiques cependant n’y ont pas droit de cité.
C’est que les Forums sociaux mondiaux ne prennent pas parti…

Au-delà du jeu de mots, il reste que l’idée même selon laquelle il serait possible de changer le monde à l’aide d’ONGs et à coups de critiques vaseuses de la «mondialisation» (et non de l’impérialisme) - une notion floue et définie par idiosynchrasies - a fait son temps. Les mouvements sociaux conviés en 2001 à Porto Alegre ont certainement apprécié, dans le contexte de l’époque, cette bouffée d’air. Aujourd’hui, les plus combatifs d’entre eux ont tôt fait d’en percevoir les limites et se tournent vers d’autres horizons. En effet, il n’est plus tellement question de se répéter qu’un autre monde est possible, nécessaire. L’heure est plutôt à la mobilisation: que faire pour bâtir ce monde à la hauteur de nos attentes?

Les Forums sociaux ne peuvent certainement pas répondre à cette question s’ils refusent de poser la question de la prise de pouvoir politique en interdisant formellement les partis politiques. Ils ne peuvent non plus y répondre s’ils refusent de s’attaquer à l’impérialisme et en acceptent même des représentants en leur propre sein.   Sans déclaration finale, quelles propositions d’actions peuvent être formulées pour les prochaines années?

Avec un tel évènement, nos dirigeants peuvent dormir sur leurs deux oreilles… D’ailleurs, comble du comble, le Canada, un pays impérialiste, a même financé le FSM! 

Sans illusions, mais présents

Qu’à cela ne tienne, la Ligue de la jeunesse communiste ainsi que le Parti communiste du Québec ont décidé, sans illusions, d’utiliser le Forum social mondial comme plate-forme pour accroitre leur visibilité auprès des mouvements sociaux du Québec. «Au cours de la semaine, nous avons distribué plusieurs centaines de tracts et journaux en plus de tenir une table politique à l’entrée du Forum social. Nous avons ainsi pu engager plusieurs conversations intéressantes et créer de nouveaux contacts», nous dit Marianne Breton-Fontaine, membre du Comité central exécutif de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada.

La LJC-Q a de plus organisé une conférence sur la paix et l’anti-impérialisme, une occasion de promouvoir le 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui se déroulera à Sotchi en octobre 2017. Cette conférence a pu compter sur la participation de deux représentants du front Polisario qui ont exposé la situation à laquelle est confronté le peuple saharaoui après plus de 40 ans d’occupation marocaine illégale.

Adrien Welsh, animateur de la discussion, en a profité pour réaffirmer les liens profonds de solidarité entre la Jeunesse communiste du Canada et la jeunesse du front Polisario (UJSARIO): «nous sommes liés par un combat commun, une cause commune: en finir avec l’impérialisme qui, du Sahara à Ramallah et de Kuujjuaq à Caracas, perpétue la guerre, la mort et la destruction. Nous dénonçons par ailleurs le Forum social mondial pour avoir permis dans son enceinte une conférence vraisemblablement organisée par le palais de Rabat afin de déverser une propagande mensongère contre combattants de la Liberté du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec le peuple et la jeunesse saharaouis et leurs seuls représentants légitimes, le front Polisario et l’UJSARIO. Notre solidarité ne s’arrête pas aux mots: nous sommes prêts à nous mobiliser et être les dignes ambassadeurs - car pour le moment, le Canada est l’un des seuls pays au monde à n’avoir aucune relation diplomatique avec le Sahara occidental - du Sahara occidental souverain. Nous réclamons la tenue du référendum sur le droit à l’autodétermination du Sahara occidental tel que proposé par l’ONU, la libération des prisonniers politiques de Gdeim Izik. Alors que le Canada s’apprête à signer un accord de libre-échange avec le Maroc, nous devons nous mobiliser afin de nous assurer qu’a minima, la souveraineté du Sahara occidental y soit reconnue afin d’empêcher que des entreprises minières (comme c’est le cas en ce moment) pillent les ressources de phosphate de cette nation nord-africaine. Ṣaẖarāwi, Ṣaẖarāwīya, īdi f-īdak ẖaṭṭa l-ẖuriya! (Saharaoui, Sharaouie, mains dans la main jusqu’à la liberté!)

Le Parti communiste, invité par le  journal People’s Voice, a quant à lui organisé une conférence sur la nécessité de construire un front populaire rejoignant tous les exploités du Canada à commencer par les travailleurs, les étudiants, la jeunesse, les femmes, les petits producteurs agricoles, les peuples autochtones, bref rejoignant tous ceux qui, des dires de Liz Rowley, chef du parti, «sont affectés par le capitalisme». De fait, «nous partageons tous un même intérêt: faire fléchir le pouvoir des grandes compagnies. Certes, il ne s’agit pas encore du socialisme, mais en nous mobilisant tous ensemble pour une démocratie avancée, pour l’égalité nationale, pour la gratuité scolaire et le renforcement des services publics entre autres, la nécessité de rompre avec le capitalisme s’imposera d’elle-même. Au point où nous en sommes, il ne reste qu’à choisir son camp. Nous, communistes, avons choisi depuis bientôt 100 ans le camp des exploités, de ceux qui n’ont rien à perdre autre que leurs chaines. Nous savons que le chemin sera sinueux, long et tortueux, mais nous sommes plus nombreux et dans l’unité, nous pouvons et nous allons gagner.»

mercredi 4 mai 2016

Fascismo nunca mais, 25 de Abril sempre!

Il y a quarante-deux ans, le 25 avril, à minuit quinze, on pouvait entendre partout au Portugal, Grândola Vila Morena sur les ondes radiophoniques. Cette chanson populaire de l’Alentejo décrit un village, Grândola, comme une terre de fraternité. Le régime fasciste de l’Estado Novo en place depuis 1933 - la plus longue dictature fasciste en Europe - considérait ce chant comme subversif et l’avait donc interdit, car propagateur d’idéaux assimilés au communisme. Sa diffusion sur la radio publique annonçait clairement qu’un nouveau jour se lèverait sur le Portugal, comme si la «terre de fraternité» rêvée dans Grândola Vila Morena s’étendrait sur l’ensemble du pays.





Au-delà du symbolisme, cette chanson diffusée aux petites heures de la nuit se voulait avant tout un signal marquant le début des opérations militaires qui allaient enclencher la Révolution des Oeillets, début de la libération de tout un peuple d’une dictature fasciste et sanglante. Elle a également pavé la voie à la libération de quatre des dernières colonies africaines (Angola, Guinée Bissau, Mozambique et Cap-Vert).

La Révolution des Oeillets a été initiée par le Mouvement des forces armées, soit un groupe de militaires dissidents opposés au régime dictatorial qui s’enlisait un marasme économique et dans des guerres coloniales particulièrement meurtrières en Angola et au Mozambique. Elle aurait pu se traduire par un simple passage à une démocratie libérale bourgeoise. Or, grâce à la lutte clandestine du Parti communiste portugais, seule force politique organisée durant les années sombres de la dictature, cette Révolution a pris des allures beaucoup plus radicales et progressistes que ne l’auraient souhaité les chantres de la ploutocratie européenne. Durant les semaines qui ont suivi la destitution du dictateur Marcelo Caetano, nombreux ont été ceux qui ont décrié «l’assassinat» de la démocratie au Portugal à cause du rôle accru du Parti communiste portugais dans le processus de transition démocratique et surtout dans leur participation à la rédaction de la nouvelle Constitution.

Et pour cause, ce texte dont nous célébrons cette année le 40e anniversaire, produit d’un compromis entre les forces révolutionnaires, les socialistes et quelques libéraux, affirme tout de même dans son article premier que «le Portugal est une République souveraine, basée sur la dignité humaine et la volonté populaire, qui s’engage dans sa transformation vers une société sans classes». De nombreux autres articles s’attaquent au capitalisme monopoliste et en préconisent la liquidation; garantissent le droit de grève et interdisent les lock-outs; entérinent la réforme agraire, définie comme «un des instruments fondamentaux pour la construction d’une société socialiste», ainsi que la nationalisation et la socialisation des moyens de production; identifient comme priorité l’amélioration des conditions de vie du peuple; font du Portugal un pays anti-guerre qui reconnait le droit des peuples à l’auto-détermination, refuse l’ingérence dans les différents conflits et préconise le désarmement tout comme la dissolution des «blocs militaro-politiques» (sous-entendu l’OTAN et l’Union européenne).

Sans aucun doute, il s’agit de la Constitution la plus progressiste d’Europe . Il n’est donc pas étonnant que la bourgeoisie monopoliste revancharde et nostalgique de l’ancien régime ainsi que les capitalistes européens se soient et continuent de s’affairer à une application plus que laxiste de la Constitution. Malgré sept modifications visant à la rendre plus compatible aux intérêts des grandes entreprises portugaises, européennes et internationales, elle demeure une référence en termes de cadre pour une démocratie avancée. Les violations constitutionnelles sont donc monnaie courante au Portugal: tous les gouvernements qui se sont succédé depuis quarante deux ans en sont coupables, qu’il s’agisse du Parti socialiste ou des partis de droite.

Le seul Parti qui, aujourd’hui, fait de la défense de la Constitution et des valeurs de la Révolution d’avril une priorité est le Parti communiste portugais qui la considère comme un outil important afin d’implanter une politique «patriotique et de gauche» au Portugal.

Comme l’affirme la Jeunesse communiste portugaise: «Lutter pour Avril, c’est lutter pour l’éducation publique, gratuite et de qualité, et ce, à tous les niveaux d’enseignement; c’est lutter pour le droit au travail et pour les droits du travail; c’est lutter pour l’accès universel et gratuit à la santé, au logement, à la culture et au sport; c’est lutter pour la démocratie; c’est lutter pour l’égalité de droit et concrète entre hommes et femmes; c’est lutter pour la souveraineté et l’indépendance nationale, pour la Paix et l’amitié entre les peuples; c’est lutter pour un Portugal développé et progressiste où les jeunes peuvent vivre heureux et accéder à leurs aspirations.» 

En outre, les jeunes communistes soulignent que : «ces valeurs sont toutes consignées dans la Constitution de la République portugaise qui célèbre ses 40 ans cette année. Elles continuent d’inspirer la lutte quotidienne des travailleurs, du peuple et de la jeunesse du Portugal.»

De notre côté de l’Atlantique, au Québec plus précisément, un important débat émerge des rangs de Québec Solidaire à l’occasion du Congrès annuel qui se tiendra à la fin mai. En effet, les membres du parti progressiste seront amenés à discuter des objectifs de l’Assemblée constituante, à savoir si celle-ci devra se prononcer clairement pour l’indépendance.

Malgré l’intérêt que peut susciter cette discussion, il reste qu’elle est sous-tendue par un calcul politicien moins louable susceptible de dévoyer tant le projet solidaire que le concept même d’Assemblée constituante, qui, comme nous l’indique l’exemple portugais, demeure avant tout lié à un rapport de forces à bâtir en faveur des forces populaires et contre le pouvoir des entreprises. Ainsi, Québec Solidaire, héritier de l’Union des forces progressistes, avait pour projet jusqu’à aujourd’hui d’unir les forces progressistes au-delà du clivage généré par la question nationale afin de poser les bases d’un Québec fondamentalement progressiste. En ce sens, la question de l’indépendance pouvait être vue comme un moyen, mais pas comme une fin en soi.

Or, lors du prochain congrès, la direction de QS soumet aux membres la possibilité de modifier l’objectif de l’Assemblée constituante afin que soit inscrite d’emblée la question d’indépendance. D’union des forces progressistes, QS deviendrait alors l’union des forces indépendantistes! Imposer l’indépendance à tout prix n’aide en rien le projet solidaire ni celui d’Assemblée constituante. Plutôt que de discuter de la forme dans laquelle les Québécois pourront exercer leur droit à l’auto-détermination, nous devrions nous affairer à mobiliser les forces vives et bâtir un rapport de force qui nous permettra d’imposer notre feuille de route, celle du peuple et construire une société québécoise à notre image, et pour ce faire, nous avons besoin du concours de tous les militants progressistes, qu’ils soient indépendantistes ou pas.

jeudi 17 mars 2016

La société civile se mobilise contre la guerre au Moyen-Orient

Le 19 mars 2016 marquera le 13e anniversaire de l'invasion de l'Irak initiée par les États-Unis, soit le début d'une guerre qui a fait plus de 500 000 morts. Cette année, le gouvernement Trudeau a annoncé la poursuite en force de l'implication canadienne au sein de la coalition qui multiplie les attaques contre les peuples syrien et irakien depuis 2014. Plus que jamais, il est temps de nous opposer à cette escalade de violence au Moyen-Orient, refuser la politique de «guerre contre le terrorisme» commencé en 2001 avec l'invasion de l'Afghanistan, et dont pâtit la population civile en premier lieu et nous opposer à l’accroissement des dépenses militaires à travers le monde.

Nous sommes quelques associations communautaires, étudiantes, féministes, politiques, pacifistes, anti-impérialistes à appeler à la mobilisation, ce samedi 19 mars à 13h devant le Complexe Guy-Favreau. Empreints d’idéaux de paix, de justice et de solidarité, nous sommes inquiets quant à la tournure des évènements au Levant. Notre inquiétude est d’autant plus fondée que le gouvernement libéral, non content de poursuivre l’oeuvre destructrice de son prédécesseur, la magnifie.

Il n’est certes plus question de bombardements, mais le nombre de soldats du Canada sur le terrain passe d’un peu plus de 500 à 850 alors que l’argent alloué à cette guerre s’élève maintenant à 1,6 milliards de dollars (contre 500 millions sous les Conservateurs). Officiellement, les militaires canadiens joueront un rôle de «formation», mais des dires des responsables eux-mêmes, il n’est pas exclu qu’ils aient recours à la force.

Nous dénonçons avec véhémence cette supercherie. Nous dénonçons également les causes humanitaires invoquées pour justifier cette troisième invasion de l’Irak par les États Unis et ses alliés en trente ans. Nous nous indignons de l’utilisation de l’islamophobie ambiante pour justifier ces entreprises guerrières. Nous refusons enfin que les bombes pleuvent et les balles sifflent au nom de la liberté des femmes alors qu’elles sont aux premiers rangs des victimes.

Les mots nous manquent pour exprimer notre dégout des horreurs commises par Daech. Au Moyen-Orient, tous les conflits ont été plus meurtriers les uns que les autres. Nous savons que lorsque les dirigeants occidentaux parlent de «responsabilité de protéger», c’est de leurs intérêts économiques, surtout du pétrole, qu’ils parlent, et non du peuple. Sinon comment expliquer qu’ils entretiennent des contrats d’armes et des relations diplomatiques privilégiés avec des États qui soutiennent (directement ou pas) l’État islamique comme la Turquie et l’Arabie Saoudite?

C’est pourquoi le samedi 19 mars, 2016, nous nous mobiliserons pour faire entendre nos voix et réclamer que plus un sou, plus un soldat ne soient mobilisés pour la guerre. Pas de paix sans justice, à bas les guerres impérialistes; le Canada et l’OTAN, hors du Moyen-Orient!