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vendredi 30 août 2019

Environnement: la jeunesse et les peuples ne sont pas responsables de la crise

Adrien Welsh 

Cet article a été publié dans la 24e édition du magazine Jeunesse Militante (Septembre 2019)

Année après année, le 1er aout représente cette date fatidique à laquelle nous vivons à crédit, c’est-à-dire ce moment où nous avons épuisé, quatre mois trop tôt, les ressources que la Terre produit en un an. De plus, 2018 représente l’année avec la plus haute émission de CO2 dans l’histoire moderne tandis que 2017 sera reconnue comme la plus chaude. Restreindre le réchauffement climatique à moins de 1.5 degré constitue sans doute un des impératifs les plus importants de notre temps ainsi qu’un défi important que l’humanité devra surmonter.

De plus en plus de jeunes en prennent conscience, comme en témoignent les 150 000 personnes (majoritairement étudiantes) qui ont pris part à la grève climatique du 15 mars dernier au Québec, l’une des plus suivie au monde; mais aussi comme en témoignera sans doute la grève mondiale contre le climat qui devrait avoir lieu le 27 septembre prochain et dont les préparations vont bon train.

Si urgentes que soient les mobilisations pour le climat et la défense de notre planète, si imminente que soit la catastrophe climatique annoncée si aucun geste n’est posé, et si stimulantes que soient les mobilisations de jeunes qui refusent de se résigner devant un tel péril, il n’en demeure pas moins que deux conceptions différentes s’opposent dans la lutte pour les changements climatiques.

mardi 6 août 2019

Solidarité avec les habitant-es de Çanakkale (Turquie) en lutte contre l’entreprise minière canadienne Alamos : « Contre le pillage : socialisme! »


Adrien Welsh

C’est avec ce cri de ralliement que les militant-es de la section de Çanakkale du Parti communiste turc se sont joints aux milliers de manifestant-es qui ont pris d’assaut le site du projet de mine d’or de Kirazli opéré par la minière canadienne Alamos. Malgré quelques altercations avec le personnel de sécurité, une marée humaine de milliers de manifestant-es déterminés à faire entendre leur opposition à la déforestation annoncée a eu raison des agents de sécurité de la compagnie. Une fois sur le site, la manifestation s’est déroulée sans anicroches, les manifestant-es étant venus entre autres pour poser un geste éminemment symbolique : planter des arbres.

mardi 8 janvier 2019

Solidarité avec la résistance Wet'suwet'en

Déclaration de la YCL-LJC au sujet de la résistance Wet'suwet'en. 

Depuis la publication de notre déclaration hier, la répression contre les résistant.es autochtones Wet'suwet'en du nord de la Colombie-Britannique s'est intensifiée avec notamment l'arrestation de 14 militant.es. Plusieurs indices semblent signaler que la GRC (même si le territoire défendu devant le pouvoir des grandes entreprises n'est pas de sa juridiction) se prépare à d'autres intrusions sur cette terre autochtone.

À l'inverse, plusieurs actes de solidarité ont eu lieu aujourd'hui dans plusieurs dizaines de villes au Canada (dont Victoria, Whitehorse, Calgary, Edmonton, Toronto, Ottawa, Montréal, etc.) mais aussi à l'international.

C'est de cette solidarité dont les peuples autochtones ont besoin, pas du pathos ridicule de Trudeau qui laisse couler quelques larmes de crocodiles devant les caméras avant de donner son aval à la construction d'oléoducs et de projets de développement sur les terres autochtones sans leur consentement.

Faisant référence au Canada, l’historien communiste Stanley Ryerson affirmait que ce pays a été créé par le vol des terres autochtones et par l’exploitation de la classe ouvrière.

Malheureusement, pas grand chose a changé depuis ce temps.

jeudi 8 novembre 2018

Tous à la rue le 10 novembre pour défendre la justice environnementale !

Cet article est également publié dans l'édition de novembre 2018 du journal Clarté

Changeons le système, pas le climat! 

Alors que le samedi 10 novembre prochain, des milliers de progressistes et environnementalistes sont attendus dans les rues de Montréal pour faire « rentrer l’environnement au Parlement », la question environnementale se pose avec plus d’urgence que jamais. Des records de chaleur ont été battus ces dernières années, causant plusieurs décès dont les 40 causés par la canicule qui s’est abattue sur le Québec cet été alors que les catastrophes naturelles s’enchainent à un rythme effréné. En conséquence, on calcule que d’ici 2050, la Terre comptera plus de 250 millions de réfugiés climatiques. Ceux-ci seraient aujourd’hui déjà plus nombreux que les réfugiés fuyant guerres et conflits. 

mardi 6 décembre 2016

Que faire après Standing Rock?

Après un combat digne de «Florantin, celui qui a chanté avec le diable», une odeur de souffre se fait sentir sur les pleines du Dakota. Victoire pour les défenseurs de l'eau, victoire pour les Sioux qui vengent aujourd'hui Wounded Knee, victoire pour les Premières Nations d'Amérique, mais aussi victoire pour tous les progressistes du continent qui sont en lutte contre la cupidité des compagnies, des magnats du pétrole et des monopoles qui s'affairent à la destruction de notre environnement. Victoire donc pour le « 99%»! 
Depuis des mois, des milliers de militants occupent les terres que devaient traverser l'oléoduc projeté d'Energy Transfer Partners dont le but est de transporter le pétrole extrait dans le Dakota du Nord (à quelques encablures de la frontière canadienne) pour l'acheminer vers l'Illinois. Les militants écologistes et les Premières nations ont clairement indiqué que le tracé initialement prévu menace des sources d'eau potable ainsi que des sites culturels. Devant la sourde oreille des autorités, ils se sont mobilisés et ont occupé un site situé sur la route de l'oléoduc. Les autorités états-uniennes n'ont pas hésité à employer la force pour tenter de les déloger en employant des méthodes parfois digne des plus viles dictatures, notamment le recours aux canons à eau. 
La persécution a également fait partie des méthodes employées, les officiers de police s'étant attaqués aux manifestants qui auraient manifesté leur appui à Standing Rock à travers les réseaux sociaux. 
Le mouvement, d'une ampleur remarquable, a gagné un appui considérable. De la société civile états-unienne aux vétérans en passant par les diplômés de l'École latino-américaine de médecine, une des plus grandes universités de médecine à travers le monde située à La Havane, nombreux sont ceux qui ont prêté main forte au mouvement sur place. La solidarité avec Standing Rock s'est également manifestée à au-delà des frontières états-uniennes. 
La victoire à Standing Rock ne saurait être une fin, mais un début. Les militants ont clairement gagné une bataille considérable avec le refus du corps des ingénieurs de l'Armée états-unienne de donner sa servitude au tracé de l'oléoduc controversé, mais beaucoup reste à faire. Encore aujourd'hui, sur le site d'occupation, certains militants ne baissent pas la garde «au cas où». L'armée a néanmoins fait savoir qu'elle ne les délogerait pas par la force. Nous sommes en mesure de croire, après tout, que cette lutte a permis de porter à un autre niveau les revendications écologistes non seulement grâce à la victoire obtenue, mais aussi parce que celles-ci ont été, tout au long du combat, liées aux revendications des peuples autochtones des Amériques qui ne demandent qu'à être reconnus comme nations et que leurs droits soient reconnus. 
Standing Rock a peut-être gagné une bataille, mais la guerre contre les multinationales pétrolières et contre les politiques génocidaires à l'égard des peuples autochtones n'est pas achevée. Beaucoup reste à faire aux États-Unis, mais beaucoup reste à faire au Canada également.
En soirée du 29 novembre, Trudeau a effectivement donné son feu vert à deux des trois projets d'oléoduc qui ont soulevé la contreverse dans l'Ouest et provoqué l'ire des mouvements sociaux, syndicaux, progressistes, environnementalistes et autochtones partout au Canada.
Des trois projets, évalués selon des critères environnementaux définis par le gouvernement conservateurs, seul Northern Gateway d'Enbridge a été rejeté – une maigre victoire devant le . Le gouvernement fédéral a donc donné son accord pour accroitre la capacité de l'oléoduc Trans-Mountain de Kinder Morgan, un projet de 6,8 milliards de dollars, ainsi que pour la Ligne 3 d'Enbridge, un projet de 7,5 milliards de dollars.
Probablement le plus décrié, le projet de Kinder Morgan projette d'acheminer trois fois plus de pétrole issu des sables bitumineux vers le port de Vancouver où, de 5 pétroliers s'y approvisionnant présentement par mois, ce chiffre passera à 34.
Par cet affront à la mobilisation, Trudeau a clairement révélé ses vraies priorités. Lorsqu'il estime que ces deux projets sont «d'intérêt national», il parle clairement au nom des pétrolières qui génèrent des milliards de profits et non des peuples qui en sont victimes, en premier lieu, les peuples autochtones. La «lune de miel» orchestrée à la suite de son élection en 2015 est terminée. 
Des militants écologistes montréalais mobilisés contre les oléoducs
 En plus de s'être attaqué au mouvement environnementaliste, le gouvernement Trudeau a poignardé à dos tourné les Premières nations à qui il avait promis des relations «de nation à nation». Or, contrairement à ce que prétendent les Libéraux, aucun de ces projets n'a reçu l'aval des Premières nations dont l'opposition manifeste s'est concrétisée, le 22 septembre dernier, par un traité de solidarité entre certaines nations autochtones et leurs représentants, incluant l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. En vertu de ce traité, toute attaque contre une nation signataire impliquerait l'appui de toutes les autres nations signataires. 
Jeunes communistes, nous demandons que soit reconnu le droit à l'auto-détermination des Premières Nations, Inuit et Métis et accueillons favorablement la signature d'un traité de solidarité qui permettra de faire valoir les droits ancestraux et territoriaux des peuples autochtones. 
Nous saluons les propos du Grand Chef de la Colombie Britannique, Stewart Philip qui a affirmé que «la lutte se transportera maintenant sur la scène politique, mais elle se poursuivra». Nous appelons à la mobilisation contre les projets d'oléoduc dans l'Ouest, mais aussi contre le projet d'Énergie Est au Québec. Nous exprimons notre solidarité sans faille avec les Premières Nations qui constituent les premières victimes de l'exploitation des sables bitumineux tant au Canada qu'au Québec et ailleurs sur Notre Amérique.
Nous exigeons que soit imposé un moratoire sur l'exploitation de cette source d'énergie – probablement une des plus polluantes qui soit - et la reconversion de tous les emplois générés par cette industrie vers des emplois plus durables et aux mêmes conditions. 
L'argent est là : les milliards investis pour approvisionner des marchés étrangers en pétrole pourrait être réinvesti dans la recherche et l'exploitation de sources d'énergie renouvelable. Le Canada est un pays riche à l'économie diversifiée et pourrait ainsi se positionner à l'avant-garde de la lutte contre les changements climatiques. Pourtant, malgré ses déclarations lors de la COP 21, Justin Trudeau tente, sans surprise, de ménager la chèvre et le chou en essayant de contenter les magnats du pétrole et ses électeurs. Selon ses propres propos, «il est impossible de faire l'unanimité». Nos intérêts ne sont en rien compatibles avec ceux des parasites et exploiteurs qui sont à l'origine de la crise capitaliste et environnementale qui nous affecte tous.
M. Trudeau a choisi son camp, celui des multinationales et des pétrolières. À nous maintenant de choisir le nôtre.


CHANGEONS LE SYSTÈME, PAS LE CLIMAT !

mardi 13 septembre 2016

Énergie Est: l'oléoduc de la discorde


  

    Par Yan Leduc-Chun

 Cet été en Saskatchewan, la compagnie Husky Energy a déversé 250,000 litres de pétrole brut dans la rivière North Saskatchewan, source d’eau potable pour près de 100,000 personnes. L’eau doit désormais être transportée aux villages et communautés par camions. Husky Energy a payé 5 millions de dollars à Prince Albert, la plus grande ville affectée par ce dégât pour en limiter les dommages. On nous glisse subtilement mot que ce pétrole lourd ne flotte pas, il coule et se propage sur toutes les surfaces du fond marin. En conséquence, seule la moitié du pétrole déversé dans la rivière n’a pu être nettoyée.

          L’oléoduc projeté de TransCanada ferait passer 1 100 000 barils du même type de pétrole lourd par jour sur une distance de 700 Km au Québec, incluant plus de 800 rivières, dont le Saint-Laurent. Soixante pourcent de la population Québécoise, soit 5 000 000 de personnes, y puisent leur eau potable. Un déversement de 250 000 litres de pétrole y serait catastrophique. Or, Énergie Est est un pipeline de proportions immenses, beaucoup plus que celui de la rivière North Saskatchewan.

Il a fallu au moins 14 heures pour que Husky Energy trouve la fuite, relâchant ces 250 000 litres. Si Énergie Est devait fuir pendant aussi longtemps, le déversement compterait environ 100 millions de litres, soit 400 fois plus que le celui qui a détruit tout un écosystème et dépourvu des dizaines de milliers d’individus d’eau potable en Saskatchewan. Concrètement, ces proportions ressembleraient plutôt à la marée noire déclenchée par BP dans le Golfe du Mexique.

Avec le projet de Trans-Canada, la menace de contaminer l’eau de 5 000 000 de personnes planerait en permanence, sans compter que cet oléoduc anéantirait toutes les industries productives bénéficiant des eaux du fleuve ainsi que l’écosystème déjà fragilisé par nos tendances polluantes. Le Saint-Laurent se transformerait donc en un bassin géant toxique dépourvu de vie. Déjà que l’eau douce est une denrée rare, Énergie Est menace d’éradiquer sa plus grande réserve.

En Septembre 2014, Philippe Couillard a affirmé que le Québec devait contribuer à l’économie Canadienne en laissant circuler sur son territoire les sables bitumineux de l’Alberta, que ce soit par oléoduc ou par bateau sur le fleuve Saint-Laurent. Le projet est prêt, mais qu’en est-il de l’appui populaire?

Les sondages l’ont confirmé: à 90%, la population québécoise ne veut rien de ce projet d’oléoduc. En outre, les maires du Québec et de la région de Montréal sont unanimes - exception faite de Régis Labeaume: il n’est pas question de donner carte blanche à l’entreprise Trans-Energy. Le maire de la métropole a clairement fait valoir son point de vue: pour lui, les «risques sont trop importants pour notre environnement» pour trop «peu de retombées». Il compare d’ailleurs les retombées annuelles (qui se chiffreraient à 2 milliards de dollars par année seulement) au cout d’un éventuel déversement (qui pourrait couter jusqu’à 10 milliards de dollars).

Lors des audiences de l’Office national de l’énergie entamées début septembre, les maires ont claqué la porte devant ce qu’ils n’ont hésité de qualifier de mascarade en pointant du doigt des exemples manifestes de collusion entre le pouvoir provincial et trois membres du comité censé enquêter sur le projet qui auraient rencontré Jean Charest personnellement à ce sujet.

Même son de cloche du côté des syndicats: le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN s’est clairement positionné en faux devant ce projet destructeur. En tant que membre du Front commun pour la transition énergétique, dans un communiqué, la centrale locale «estime qu’il faut privilégier le développement des énergies alternatives au pétrole des sables bitumineux», l’une des énergies les plus sales de la planète.

L’opposition venue de la Belle Province a piqué au vif les élus des autres provinces canadiennes, ouvrant ainsi la boite de pandore que constitue la question nationale. Brad Wall, Premier ministre de la Saskatchewan (issu des rangs du Parti saskatchewanais, une formation libéro-conservatrice destinée à déboulonner le NPD dans cette province) espère que «les maires de la région de Montréal retourneront poliment leur part des 10 milliards de dollars de la péréquation financée par l’Ouest». Risible est son opposition alors que la Colombie britannique, qui a déjà fait savoir son opposition au projet de Trans-Canada n’a pas suscité de telle levée de bouclier. On peut certes arguer que cette dernière ne reçoit aucun denier de la péréquation, mais faut-il rappeler qu’au moment où l’exploitation du pétrole de l’Ouest n’était qu’à son balbutiement, le Québec et l’Ontario principalement finançaient la recherche pétrolière?

Faut-il aussi rappeler que si, aujourd’hui, ces provinces pâtissent de la baisse du cours du brut, ce n’est certainement pas la faute du Québec, mais bien celle de dix années de règne conservateur qui ont placé tous les oeufs dans le même panier et ont tenté de convertir le Canada un pays strictement pourvoyeur de matière première et ce, aux dépens des travailleurs et de l’environnement.

Soyons clairs: les sables bitumineux ne sont bénéfiques pour personne, que nous soyons à Montréal, Calgary ou même Fort McMurray. Selon le Parti communiste du Canada, il faudrait tout bonnement imposer un moratoire sur cette industrie et reconvertir les emplois qu’elle génère vers des secteurs plus durables aux mêmes conditions.

En effet, certains diront qu’Énergie Est créera des emplois, certainement quelques douzaines (33 pour être exact), mais risquer à la mise le plus important atout naturel du pays, dont des dizaines de milliers d’emplois dépendent, est une farce, une insulte à notre intelligence. La politique néo-libérale du gouvernement Couillard, vise à garantir les profits du 1% sur le dos du 99%.

Nous devons immédiatement nous unir et bloquer la feuille de route des intérêts de ceux qui n’ont à coeur que la cupidité des compagnes avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons nous assurer de bloquer le projet d’Énergie-Est coûte que coûte. Pas question de mettre tout le peuple Québécois en jeux pour des intérêts privés à 2500 Km de chez nous.

Pour commencer, nous devons nous mobiliser contre le Partenariat trans-Pacifique (PTP). Ce traité de libre-échange, en fait, ressemble plutôt à une Constitution faite sur mesure pour les entreprises. Sur le simple enjeu d’Énergie Est, si ce pacte des rapaces venait à être ratifié par le Canada, toute opposition populaire serait rendue caduque puisque les entreprises auraient tout le loisir de poursuivre toutes les institutions voire tous les États opposés à la mise en place d’un projet générateur de profits - pour les actionnaires, pas pour le peuple, va sans dire.

Nous devons également nous assurer de soutenir activement toutes les forces qui s’opposent à ce projet qui ne propose que de répartir des dividendes pour les actionnaires et une dette écologique insoutenable pour les générations futures. Notre force est notre nombre; notre potentiel, notre organisation et notre substance, notre unité.

Clamons haut et fort notre refus du projet Énergie est!

vendredi 9 octobre 2015

Plate-forme électorale du Parti communiste du Canada pour les élections fédérales 2015

Créer des emplois et augmenter les salaires

Faire du plein emploi et de la création d’emplois à temps plein une priorité absolue.
  • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale « Les emplois d’abord » basée sur des investissements publics massifs pour augmenter les emplois à valeur ajoutée dans le secteur manufacturier et dans le secteur industriel secondaire, pour reconstruire et moderniser les infrastructures publiques et municipales du Canada, renforcer les programmes sociaux et la protection de l’environnement, et construire des logements sociaux abordables.

Augmenter les salaires des travailleuses et des travailleurs

  • Augmenter les salaires des travailleuses et des travailleurs à la valeur réelle d’où ils ont stagné ou diminué au cours des 25 dernières années, pendant que la productivité du travail augmentait de près de 40%!
  • Augmenter le salaire minimum à 20 $ / heure; interdire les doubles échelles salariales pour les nouvelles et les nouveaux embauchés.
  • Légiférer pour une semaine de travail de 32 heures sans perte de salaire net et sans perte de service pour le public.
  • Bannir les heures supplémentaires obligatoires, et légiférer pour accorder au moins quatre semaines de vacances annuelles payées.
  • Garantir des avantages sociaux décents pour tous, y compris les travailleuses et les travailleurs à temps partiel, à domicile et contractuels.
  • Consacrer la totalité du fonds d’assurance-emploi aux travailleuses-eurs sans emploi, en accordant des prestations d’AE équivalant à 90% du dernier salaire gagné pour la durée totale du chômage et inclure une couverture pour les demanderesses et les demandeurs d’un premier emploi.
  • Adopter une politique salariale juste et une pleine équité salariale et d’emploi pour les travailleuses.

Développer des programmes sociaux universels – Mettre fin à la pauvreté

  • Agir pour lutter contre la pauvreté, en particulier parmi les peuples autochtones, les nouvelles et nouveaux immigrants, les femmes, les jeunes, les personnes âgées et les personnes handicapées.
  • Abolir le «workfare» et introduire un revenu annuel garanti vivable.
  • Protéger et développer le régime de retraite public universel, incluant une hausse substantielle des prestations du RPC.
  • Promulguer la retraite anticipée volontaire dès l’âge de 60 ans.
  • Rétablir et développer les fonds aux provinces destinés à la santé, à l’éducation, au logement social et au bien-être, et améliorer toutes les normes du Canada, tout en assurant que le Québec conserve le contrôle et l’administration de ses propres programmes.
  • Établir un système de garderie universel de qualité et abordable, financé et administré publiquement, avec des normes pancanadiennes.

Paix et désarmement

  • Adopter une politique étrangère canadienne indépendante de paix, de désarmement et de viabilité environnementale.
  • Mettre fin immédiatement à la participation canadienne à la guerre en Irak et en Syrie, et au conflit interne en Ukraine, et s’opposer à toute nouvelle agression militaire.
  • Respecter le droit international, y compris la souveraineté de tous les États; rejeter les politiques impérialistes de «changement de régime» et de première frappe nucléaire.
  • S’opposer à la militarisation de l’espace et à la militarisation de l’Arctique.
  • Soutenir l’abolition des armes nucléaires et autres armes de destruction massive à l’échelle mondiale.
  • Sortir des alliances de l’OTAN et de NORAD.
  • Annuler l’achat prévu d’avions de combat et de navires de guerre, et réduire le budget militaire de 75%.
  • Convertir les emplois militaires en emplois civils ; mettre fin aux exportations militaires du Canada.
  • S’opposer à l’apartheid israélien et soutenir une paix juste au Moyen-Orient, basée sur le retrait total d’Israël de tous les territoires occupés, sur le droit au retour pour les réfugiés palestiniens, et la formation d’un État palestinien indépendant et viable.
  • Annuler la dette du Tiers-Monde.

Nationaliser l’énergie et les ressources naturelles

  • Adopter un plan populaire pour les ressources énergétiques, incluant la propriété publique et le contrôle démocratique de toute l’extraction des ressources énergétique et naturelles, de la production et de la distribution.
  • Geler et réduire les exportations d’énergie.
  • Geler et réduire les exportations d’énergie.
  • Développer un réseau Est-Ouest de fourniture de l’énergie entre les provinces.
  • Arrêter les nouveaux développements d’exploitation des sables bitumineux en l’Alberta et cesser toutes opérations dans les cinq ans, avec des emplois garantis pour les travailleuses-eurs dans des industries de développement durable avec un salaire équivalent.
  • Compenser les peuples et les communautés autochtones victimes des sables bitumineux.
  • Non aux pipelines d’Enbridge, de Kinder Morgan, de Keystone XL, de Ligne 9 et Énergie Est, et à l’exploration et l’expédition de pétrole et de gaz sur la côte Ouest.
  • Imposer un moratoire sur l’exploration et le développement des ressources de gaz de schiste.

Propriété publique et contrôle démocratique

  • Garder les biens et les services publics à l’abri des profiteurs.
  • Renverser la privatisation et la sous-traitance dans les programmes, les services énergétiques et autres services publics.
  • Arrêter les PPP (partenariats publics-privés).
  • Nationaliser le système bancaire et les assurances et les placer sous contrôle démocratique.
  • Arrêter les tentatives de privatisation de Postes Canada et rétablir le service de livraison du courrier à domicile.
  • Renverser la privatisation d’Air Canada, de Petro-Canada et du CN.
  • Interdire les exportations d’eau douce. Rétablir le financement pour la SRC, et accroître le soutien public pour les arts et la culture canadienne.

Garder les emplois industriels au Canada

  • Mettre fin à la liquidation de l’industrie manufacturière et secondaire et renforcer le secteur de fabrication à valeur ajoutée.
  • Développer l’emploi dans l’industrie en nationalisant les industries de l’acier et de l’automobile, en construisant une voiture canadienne, et en développant la production du transport rapide.
  • Promouvoir de plus fortes industries de machines-outil, de construction navale, d’outillage agricole et d’électroménagers.
  • Utiliser la tarification, le taux de change de la monnaie et d’autres mesures de contrôle du commerce, ainsi qu’une législation ayant des dents, incluant l’imposition d’amendes ou l’expropriation, pour protéger les emplois et éviter des fermetures.
  • Légiférer pour imposer un préavis de deux ans avant des mises à pied.
  • Augmenter les indemnités de départ et le recyclage aux frais des employeurs, et renforcer les lois sur les faillites afin de d’assurer la protection des salaires et des pensions.

Développer les soins de santé publics

  • Arrêter et renverser l’offensive contre notre système de santé publique et le régime d’assurance-maladie universelle.
  • Faire respecter la Loi canadienne sur la santé, et fermer les cliniques et les laboratoires privés à but lucratif.
  • Développer le système d’assurance-maladie publique pour y inclure l’assurance-médicament universelle, les soins dentaires, oculaires, et les soins de longue durée, à domicile et continus.
  • Nationaliser l’industrie pharmaceutique.

Imposer les nantis et non celles et ceux qui sont dans le besoin

  • Adopter une réforme fiscale progressive basée sur la capacité de payer!
  • Doubler le taux d’imposition des sociétés, et imposer à 100% les gains en capital.
  • Fin des échappatoires fiscales et des abris fiscaux; faire payer les impôts différés des sociétés et emprisonner les représentants des sociétés qui pratiquent l’évasion fiscale.
  • Éliminer les impôts sur les revenus inférieurs à 35.000 $ / an.
  • Abolir la TPS régressive et les taxes de vente provinciales.
  • Imposer des impôts sur les fortunes et les successions dépassant $1 million.
  • Éliminer le fractionnement du revenu des Conservateurs qui profite surtout aux riches et fait pression pour que les femmes restent à la maison.

Pour une justice environnementale globale – Légiférer sur les changements climatiques

  • Adopter une loi d’urgence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et soutenir les réparations des pays touchés par les changements climatiques causés par le capitalisme.
  • Investir massivement pour créer des emplois dans des programmes d’énergies renouvelables et dans conservation; éliminer progressivement les centrales au charbon et mettre fin à la dépendance à l’énergie nucléaire.
  • Renforcer substantiellement le transport en commun urbain et en éliminer la tarification.
  • Légiférer de façon stricte pour contrôler les émissions des véhicules.
  • Financer le transport ferroviaire à grande vitesse en tant que meilleure alternative que les routes et le transport aérien.
  • Bannir les “biocarburants” dérivés de céréales fourragères.
  • Infliger de lourdes amendes et peines de prison aux pollueurs et aux pratiques destructrices des entreprises, comme la coupe à blanc, la pisciculture en mer et la drague en haute-mer.
  • Interdire le développement industriel dans les parcs.

Commerce équitable et souveraineté, non à «mondialisation» capitaliste

  • Se retirer de l’ALENA et des autres pactes néolibéraux de « libre-échange».
  • Se retirer du Partenariat Trans-Pacifique (PTP), de l’Accord économique et commercial global Canada-Europe (AECG), de l’Accord sur le commerce, l’investissement et la mobilité de la main-d’oeuvre (TILMA) et autres pactes d’investissement capitalistes qui supplantent et sapent les politiques et les pouvoirs publics locaux.
  • Arrêter et renverser l’expansion du contrôle des secteurs- clés de l’économie canadienne par des transnationales des États-Unis et d’autres pays.

En finir avec les lois sur la « sécurité d’État ».

  • Arrêter la tendance vers un «État policier» au Canada – abroger la loi C-51 et toute autre loi « anti-terroriste » antidémocratique et répressive.
  • Abolir la détention secrète sans procès, les certificats de «sécurité nationale» et la liste d’interdiction de vol.
  • Annuler la « déclaration de sécurité des frontières » qui permet troupes américaines d’entrer au Canada en cas de « situations d’urgences».
  • Non aux lois « d’arrestation préventive ».
  • Interdire le profilage racial par la GRC, les polices provinciales et locales.
  • Défendre le droit à la liberté d’expression et à la dissidence.
  • Arrêter l’espionnage, la violence policière et l’utilisation d’agents provocateurs, et l’utilisation des tribunaux pour réprimer les droits civiques et démocratiques.
  • Renforcer le contrôle parlementaire des forces armées et le contrôle civil de la GRC;
  • Dissoudre le SCRS et le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC).
  • Défendre et développer le droit à la vie privée dans les communications en ligne.
  • Renforcer et appliquer des sanctions pour les méfaits de la police.
  • Interdire l’utilisation des pistolets Taser.

Justice pour les peuples autochtones, acadien et québécois

  • Reconnaître les droits nationaux des peuples autochtones et du Québec à l’autodétermination, jusqu’à et y compris la sécession.
  • Élaborer et adopter une nouvelle constitution démocratique, fondée sur un partenariat égal et volontaire des peuples autochtones (Premières Nations, Métis et Inuits), québécois, acadien et canadien anglais.
  • Annuler la Loi sur la clarté référendaire.
  • Abolir le Sénat.
  • Éliminer les vestiges du colonialisme de toutes les lois fédérales; agir maintenant en faveur d’un règlement juste des revendications territoriales, y compris des accords sur le partage des ressources naturelles, sans extinction des droits autochtones inhérents.
  • Mettre en œuvre les recommandations de la Commission Vérité et Réconciliation.
  • Prendre des mesures d’urgence pour améliorer les conditions de vie, l’emploi, la santé et de logement des peuples autochtones, et mettre fin immédiatement au plafond raciste et discriminatoire sur le financement de l’éducation et de la santé pour les Premières nations.
  • Soutenir la demande des peuples autochtones d’une pleine enquête publique sur la tragédie des femmes et des filles autochtones assassinées et disparues partout au Canada.

Pleine égalité des sexes MAINTENANT!

  • Renverser les attaques d’Harper sur les programmes d’égalité pour les femmes.
  • Combler l’écart salarial – légiférer pour la pleine équité des salaires et de l’emploi.
  • Garantir l’avortement accessible et financé par l’État et les services sur les droits en matière de reproduction dans chaque province et territoire.
  • Mettre en place un système universel de services de garde d’enfants, de qualité, abordables avec des normes pancanadiennes, financé et administré publiquement.
  • Hausser les salaires des travailleuses-eurs en garderie.
  • Protéger le droit des femmes à des prestations de maternité; étendre les prestations parentales à 52 semaines.
  • Financer les groupes de femmes luttant pour l’égalité des hommes et des femmes.
  • En finir avec la violence contre les femmes et assurer un financement adéquat des centres de crise et des maisons de transition.
  • Abroger la nouvelle loi d’Harper sur la prostitution (C-36).

Combattre le racisme, le sexisme et l’homophobie

  • S’opposer à toutes formes de racisme et de discrimination.
  • Renforcer et appliquer des programmes d’action positive pour l’équité en emploi pour les peuples autochtones, les communautés racialisées et les personnes handicapées.
  • Interdire toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle ou l’identité et l’expression de genre.
  • Garantir les droits des peuples autochtones et des personnes handicapées à l’égalité d’accès aux services et aux installations des services sociaux, médicaux et éducatifs.
  • Renforcer les lois et leur application contre les crimes haineux et les groupes néo-fascistes, et poursuivre les criminels de guerre vivant au Canada.

Une politique d’immigration démocratique

  • Personne n’est illégal; arrêter les déportations des personnes immigrantes et des réfugiées, et renverser les coupures à l’aide juridique.
  • Mettre fin à la politique de citoyenneté à deux vitesses de Harper.
  • Mettre fin au système de quotas racistes qui discriminent les personnes immigrantes provenant des pays en développement. Cesser de criminaliser les personnes réfugiées qui entrent au Canada.
  • Réparation intégrale pour les immigrant(e)s chinois à qui on a fait payer une taxe discriminatoire pour eux et leurs familles.
  • Annuler le programme des travailleuses-eurs étrangers temporaires, le programme des travailleurs-euses agricoles saisonniers et le programme des « fournisseurs-euses de soins à domicile » et fournir une voie claire et accessible pour acquérir la résidence permanente et la citoyenneté pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs étrangers et migrants au Canada.

Un avenir pour les jeunes – L’éducation pour tous!

  • Accroître le soutien fédéral pour une éducation publique universelle de qualité à tous les niveaux; rabaisser et éliminer les frais de scolarité pour l’enseignement post-secondaire.
  • Arrêtez la tendance à adapter l’éducation aux intérêts des entreprises, et protéger la liberté d’expression sur les campus.
  • Remplacer les prêts par des bourses pour l’aide aux étudiantes-ts.
  • Augmenter considérablement le financement et l’accès aux programmes de formation et d’apprentissage.
  • Construire des écoles et des collèges de meilleure qualité plutôt que des prisons et des « boot camps ».
  • Rejeter les tentatives de criminaliser la jeunesse; réduire l’âge du consentement à 14 ans.

Une Charte des droits du Travail

  • Inscrire dans la Constitution le droit des travailleuses-eurs de s’organiser, le droit de grève, de négocier collectivement, et le droit de mener une action politique collective.
  • Interdire les briseurs de grève. Renforcer les normes du travail; bloquer les lois anti-ouvrière sur le « droit au travail ».
  • Mettre les ouvrières et ouvriers agricoles, les travailleuses-eurs domestiques, et les travailleuses-eurs migrants sous juridiction fédérale, en leur donnant plein droit aux normes du travail, le droit de se syndiquer et de négocier collectivement.
  • Légiférer pour accorder un minimum de quatre semaines de congés annuels payés.
  • Garantir avantages et bénéfices marginaux pour les travailleuses et les travailleurs à temps partiel, à domicile et contractuels.

Le logement est un droit fondamental!

  • Prendre des mesures d’urgence pour construire 1 million d’unités de logement social et abordable durant les 4 prochaines années.
  • Création d’emplois directs et indirects du fait de la construction de nouveaux logements sociaux, coopératifs et sans but lucratif à vendre ou à louer.
  • Établir des banques de terrains fédérales-provinciales-municipales.
  • Bannir les expulsions, les saisies hypothécaires et les coupures de services à cause du chômage.
  • Appuyer les demandes pour un contrôle significatif des loyers.

Faire que chaque vote compte

  • Adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et le droit de rappeler les députés.
  • Garantir un traitement équivalent à tous les partis politiques enregistrés.
  • Abroger la soi-disant Loi sur l’intégrité des élections d’Harper.
  • Modifier la Loi sur la radiodiffusion afin d’accorder un temps égal à tous les partis, de sorte que les électeurs puissent faire des choix éclairés.
  • Réduire l’âge du droit de vote à 16 ans.
  • Faire un recensement exhaustif avant chaque élection. et renforcer les recours juridiques contre toute forme de suppression d’électrices et d’électeurs Supprimer les restrictions au droit des syndicats de contribuer financièrement aux partis politiques, et renforcer l’interdiction des dons par les entreprise.
  • Les membres du Parlement ne doivent pas recevoir plus que le salaire et les bénéfices de la travailleuse ou du travailleur moyen.

Assister les fermes familiales – défendre la souveraineté alimentaire du Canada

  • Assurer la souveraineté alimentaire du Canada grâce à des politiques qui profitent aux fermes familiales et aux pêcheurs, incluant le soutien du revenu – pas davantage de faillites!
  • Restaurer la Commission canadienne du blé, élue par les agricultrices et agriculteurs des Prairies et rétablir le guichet de vente unique pour la vente de céréales.
  • Réduire les taux de fret ferroviaire et lutter contre les monopoles agro-industriels; établir des contrôles de prix pour réduire le coût des intrants agricoles.
  • Augmenter les inspections de sécurité des denrées alimentaire.
  • Établir des contrôles de prix sur les aliments de base pour les communautés du Nord.
  • Soutenir l’agriculture biologique; réduire l’utilisation des antibiotiques, des engrais, des pesticides et autres intrants agricoles potentiellement nocifs, et interdire les semences “Terminator” au Canada.
  • Exiger l’étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés, et réduire l’ampleur du système alimentaire des OMG.

Un nouveau pacte pour les villes

  • Donner le pouvoir constitutionnel aux municipalités de taxer la richesse.
  • Retourner 50% des taxes prélevées sur l’essence et sur l’usage des routes aux municipalités.
  • Augmenter le financement de base pour les coûts d’investissement et d’exploitation du transport en commun urbain.
  • Reconstruire les infrastructures municipales et provinciales.
  • Renverser le transfert de responsabilités consistant à faire payer les villes pour les programmes sociaux.
  • Rétablir des prêts à faible taux d’intérêt pour les villes et les villages.

vendredi 18 septembre 2015

Manifestation - NON aux oléoducs Énergie Est et Ligne 9B

Invitez et partagez avec vous amis sur Facebook: https://www.facebook.com/events/121079164911411/


Samedi 10 octobre, 12:00 - Montréal


Départ: Place du Canada (Coin Peel et Réné Lévesque) Métro Bonaventure

Arrivée: Place Norman Bethune (Coin Guy et Maisonneuve Ouest)




Nous nous unissons pour dire non aux projets d’oléoducs qui enfreignent les droits humains et détruisent notre habileté à vivre sur Terre. Le processus décisionnel a déjà enfreint les principes démocratiques fondamentaux, et l’éventuelle mise en place des projets détruirait des écosystèmes fragiles, contaminerait nos cours d’eau potable à la première fuite et exacerberait la crise climatique au-delà des conditions survivables.  Ces projets permettent l’exploitation continue des sables bitumineux, la source de pétrole la plus sale qui soit, alors qu’il est de notre devoir de le laisser dans le sol.


Nous marchons pour l’abandon des projets de transport de pétrole au Québec.


Nous marchons pour un moratoire sur les sables bitumineux et un contrôle démocratique de nos ressources énergitiques.


Nous marchons pour les générations futures qui ne peuvent être des nôtres, mais qui subiront les conséquences de notre inaction.


Nous marchons pour les populations rendues vulnérables par le néolibéralisme and l'impérialisme de l'occident, qui seront encore les plus durement affectées si nous ne laissons pas nos carburants fossiles dans le sol.



Pour le fleuve, le climat, notre avenir!


La fin de notre marche coïncidera avec le point de départ de la Marche unitaire contre les déportations.


En solidarité avec les haïtiens dénationalisés par la République Dominicaine ainsi que les immigrants canadiens menacés par des déportations de devenir des citoyens de seconde classe avec la Loi C-24, nous nous joindrons à eux pour leur démonstration.

Organisé par: Coalition des Étudiant(e)s contre les oléoducs (Coalition ÉCO)

Appuyé par: Alternatives, Coalition Vigilance Oléoducs, Mur des femmes contre les oléoducs, Greenpeace Québec

lundi 9 mars 2015

Convergence de luttes pour les droits des femmes

Sables bitumineux, guerre et austérité étaient au menu de la Journée internationale des femmes



Article du Devoir ce matin
 www.ledevoir.com

Sur le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires », des Québécoises ont mené des actions contre la violence, le sexisme, les oléoducs et l’exploitation des sables bitumineux, les mesures d’austérité et la militarisation lors de la Journée internationale des femmes, dimanche. Toutes ces luttes convergent avec celle pour les droits des femmes, ont-elles voulu signifier.

  « Les femmes ont du leadership dans un ensemble de luttes, comme la libération de leur corps, mais aussi de nos territoires politiques et économiques. Et toutes ces luttes se rejoignent », affirme Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Les droits des femmes sont bafoués par l’essor de l’industrie pétrolière, cite-t-elle comme exemple.

  En matinée, Mme Conradi prenait part à une action écoféministe à Montréal. Une centaine de femmes ont formé un « mur » pour bloquer l’entrée de la raffinerie Suncor. « [Cette entreprise] raffine le pétrole des sables bitumineux, l’un des plus sales au monde. En plus, ce pétrole dépossède les Autochtones de leurs territoires, et son exploitation s’accompagne souvent d’une augmentation de la violence contre les femmes », dénonce la présidente.

  Les différentes oratrices ont dénoncé le fait que les emplois de cette industrie sont inaccessibles pour les femmes, notamment en raison de l’horaire particulier qui demande de quitter sa famille durant quelques semaines. Elles ont aussi parlé de l’impact négatif de ces projets sur la santé des familles.

  Ce « mur de femmes » était à la fois un écho et un hommage à celui formé par des femmes autochtones en mars 2014 à Vancouver, en Colombie-Britannique. « Les femmes autochtones sont au-devant des luttes, notamment de celle contre l’exploitation des sables bitumineux et les projets d’oléoducs qui serpenteront sur leur territoire », a déclaré Marie-Josée Béliveau, l’une des oratrices.

  « Les femmes autochtones sont plus activistes dans la lutte contre les sables bitumineux et ces gros serpents de fer polluants, car elles sont davantage liées à la terre, explique Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec. Et un leadership s’est réveillé chez elles, maintenant qu’elles connaissent davantage leurs droits, dont le droit de prendre la parole et d’être en action ».

  Après cette action, une marche au centre-ville de Montréal a réuni des centaines de femmes de diverses origines, notamment vénézuélienne, syrienne, bolivienne, haïtienne, congolaise et palestinienne. Quelques-unes d’entre elles ont participé à une action antimilitariste, à la Place Montréal Trust, durant laquelle elles ont dévoilé des images reflétant les conséquences des guerres et de la violence sur les femmes.

  « Les femmes et les filles sont violées en masse dans mon pays. Personne ne regarde », déplore Agnès Mtimba, qui a participé à cette action.

  « Nous dénonçons l’apport du Canada dans cette militarisation. Trop de femmes meurent à cause des guerres dans le monde, et notre pays y contribue », dénonce pour sa part Lise Cloutier, l’une des porte-parole de la coalition montréalaise de la Marche mondiale des femmes.

  Femmes et « austérité »

  Dans les événements qui se sont déroulés à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Rouyn-Noranda, Rimouski, Québec et Alma, l’opposition aux « politiques d’austérité » du gouvernement libéral a été au centre des revendications.

  « Les femmes sont dans la mire de l’austérité libérale. La grande majorité des employés de la fonction publique et des services publics sont des femmes. Elles écoperont de la fin de l’universalité des services de garde. Les femmes sur l’aide sociale reçoivent une pension alimentaire pour enfants réduite », a dénoncé Manon Massé, députée de Québec solidaire, qui prenait part à la marche montréalaise, aux côtés de ses collègues Françoise David et Andres Fontecilla.

  D’autres politiciens ont participé aux activités se déroulant dans leur région, dont Carole Poirier, porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine

vendredi 6 mars 2015

Justice pour les femmes autochtones assassinées et disparues




Mettons-fin au racisme et à la destruction environnementale du gouvernement Harper
Communiqué du Comité central exécutif de la YCL - LJC

En février, la Ligue de la jeunesse communiste du Canada, exprime sa solidarité avec ceux qui, dans les rues, demandent une enquête au sujet des femmes autochtones assassinées et disparues. La campagne «#ShutDownCanada» tout comme la journée d’action annuelle du 14 février rappellent que des actions doivent être prises immédiatement pour mettre fin à l’oppression des peuples autochtones.

Au Canada, la colonisation et la révolution industrielle se sont développées aux dépens des Premières Nations. Leur résistance au joug colonial a été brutalement réprimée et une politique génocidaire poursuivie jusqu’à nos jours a été établie par l’État. Des nations entières ont été décimées, les peuples autochtones ayant été infectés de maladies mortelles, ce qui les a forcé à habiter des réserves délabrées où leurs enfants leur ont été arrachés pour être envoyés dans des «pensionnats de réforme» avec pour but avoué de les acculturer.

La crise est toujours en cours, particulièrement chez les jeunes autochtones. Les taux de suicide chez les jeunes des Premières Nations s’élèvent à 5 ou 7 fois supérieur à la moyenne canadienne. La mortalité infantile y est 1,5 fois plus élevée et les jeunes autochtones ont plus de chance de finir en prison que d’entrer à l’université. Les peuples autochtones au Canada ne peuvent se prévaloir de leurs droits fondamentaux, de leur droit à l’égalité et de leur droit à l’autodétermination. Nous considérons que l’approche de l’État canadien et de sa classe dirigeante s’inscrit dans une tradition de politique génocidaire.

Cette oppression nationale couplée à l’oppression des femmes crée des conditions invivables pour les femmes autochtones. Un exemple des plus sordide est le nombre sans cesse croissant des femmes autochtones assassinées et disparues. Depuis 1980, elles sont plus de 1000 à avoir été assassinées et plus d’une centaine sont disparues dans des conditions suspectes selon la Gendramerie royale du Canada.

Les Premières Nations et particulièrement l’Association des femmes autochtones du Canada ne cessent de réclamer une enquête fédérale au sujet de cette violence systémique depuis plusieurs années. L’an dernier, la Commission inter-américaine des Droits de l’Homme et le Coontrôleur général du Canada ont aussi demandé à l’État canadien de réagir devant les violences à cet égard. Depuis 1991, des mobilisations ont lieu le 14 février.

Malgré ces pressions, le gouvernement conservateur a continuellement refusé d’ouvrir une enquête à ce sujet. Au contraire, il a ajouté de l’huile sur le feu en éliminant le financement du projet de base de données proposé par «Soeurs d’Esprit», une initiative autochtone destinée à soutenir ces femmes et leurs familles.

Harper a continuellement nié les causes profondes du sexisme et du racisme. Lors d’une conférence internationale, il a déclaré que le Canada n’a «aucune histoire coloniale». L’an dernier, il a dit que les meurtres de femmes autochtones devraient être considérés comme crimes et non comme un «phénomène sociologique». Ceci reflète la politique intransigeante de criminalisation des populations les plus vulnérables au Canada par les conservateurs. Au même moment, le gouvernement se dédouane de toute responsabilité puisqu’il nie que ces crimes soient enracinés dans les conditions matérielles déplorables qui sont le lot quotidien des populations autochtones. Ainsi, le gouvernement a quartier libre pour pousser plus loin leur dépossession et leur aliénation au grand bonheur des capitalistes canadiens.

Cette année, un important appel à la mobilisation a été lancé le 13 février dernier. Sous le mot d’ordre «#ShutDownCanada», les militants ont demandé l’ouverture d’une enquête tout en liant la problématique de la souveraineté des Premières nations à celle de la destruction de l’environnement par le système capitaliste. Les monopoles pétroliers et gaziers exercent un contrôle démesuré sur les gouvernements provinciaux et fédéral, ce qui leur permet de détruire l’environnement, d’empoisonner des communautés locales et menacer la planète entière à cause de changements climatiques irréversibles et ce, plus ou moins librement. Les communautés autochtones sont les premières touchées au Canada, menant à ce que l’on pourrait qualifier de «racisme environnemental» et à des processus de consultation avec l’industrie et le gouvernement qui n’ont rien à voir avec une entente et encore mois avec le droit à l’autodétermination. 

Aujourd’hui, les peuples autochtones sont plus unis et revendicatifs dans leurs luttes. La YCL - LJC Canada est solidaire des luttes des femmes autochtones du Canada qui luttent pour poser un terme à cette violence. Il est temps que l’État canadien et les entreprises payent leur dû pour les terres volées et la justice bafouée. Nous exigeons un règlement rapide et juste pour toutes les revendications territoriales des Premières Nations ainsi que des actions d’urgence pour améliorer les conditions de vie, l’emploi, la santé et le logement pour les peuples autochtones. Nous exigeons la fin immédiate de toute pratique de «fragmentation», l’annulation de l’inversion du flux de pétrole de l’oléoduc 9, la fin du projet des oléoducs Northern Gateway, Energy East, Kinder Morgan ainsi que de toutes les autres atteintes patronales destinées à jouer à la roulette russe pour gagner des profits.

Nous soutenons aussi les revendications du Parti Communiste du Canada en faveur d’une relation d’égalité et de justice entre les nations qui le composent à travers une nouvelle constitution démocratique basée sur un partenariat égal et volontaire entre les Premières Nations, le Québec, l’Acadie et le reste du Canada. Nous demandons la reconnaissance de leurs droits nationaux et du droit à l’auto-détermination incluant le droit à la séparation. Nous estimons que la solidarité et le soutien aux luttes des peuples Autochtones et à leur auto-détermination constitue une partie essentielle de toute tentative de constituer un meilleur Canada et un futur socialiste.

jeudi 4 septembre 2014

LES KOKUMS ANISHINABE ANNONCENT UNE CAMPAGNE POUR PROTÉGER LA TERRE, LES ANIMAUX, L’EAU ET L’AIR.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Mercredi, 27 août 2014

Les grand-mères algonguines Anishinabe ( kokums dans leur langue) appellent à une campagne visant à s’unir pour la Terre-Mère. La campagne «Kika Kina» (le territoire est nôtre) a été annoncée samedi soir, le 23 août, au Forum social des Peuples à Ottawa.

Devant des centaines de personnes, les kokums de la Nation algonquine du bassin-versant de la rivière des Outaouais (NABRO) ont émis un appel passionné au Forum Social des Peuples. Elles en ont appelé à tous les peuples des quatre directions de se lever et de protéger la Terre-Mère. La grand-mère algonquine Liza Thomas a dit : « Je ne peux pas revenir en arrière. Je dois le faire pour mes petits-enfants, pour vos petits-enfants. »

Comme plusieurs, elle vit en tirant sa subsistance du territoire, selon le mode de vie traditionnel, comme ils l’ont toujours fait, à 350 km au nord d’Ottawa, dans ce qui est aujourd’hui appelé la Réserve faunique La Vérendrye. Les Anishinabe obtiennent leur nourriture, leur médecine et les matériaux pour leurs maisons du territoire lui-même. Depuis les 25 dernières années jusqu’au printemps dernier, 60 % de leur territoire a été coupé par ce qu’ils appellent une coupe à blanc illégale. Cette année, 25 % de ce qui restait a été coupé. Louisiana-Pacific continue de mener une coupe à blanc à un rythme d’environ 25 acres tous les deux jours.

En écho aux sentiments des Autochtones vivant partout sur l’île de la Tortue, les grand-mères appellent les peuples à se lever pour le territoire, l’eau, l’air et les animaux. La grand-mère Shelley Chabot a parlé avec éloquence de son enfance sur le territoire et de la manière dont ce mode de vie est aujourd’hui menacé : « Aujourd’hui, la Terre-Mère est détruite. Ses rivières et lacs sont pollués. Ce qui est fait sur notre territoire a des conséquences sur vous tous, même ici».

Tenant des plumes d’aigle, appuyées par les tambours et les chanteurs, les grand-mères sont allées d’assemblée en assemblée au FSP pour exprimer un appel à l’action visant à rectifier une situation de plus en plus désespérée à laquelle font face plusieurs Premières Nations sur ce territoire.

Liza Thomas a parlé des promesses non tenues et de comment les structures coloniales ont allumé des «feux». Elle a dit : «Nous avons besoin de rallumer nos feux, les feux de nos familles et les feux de nos communautés. Nous devons restaurer nos coutumes, nos lois.»

Il y a eu un appel pour que tous les peuples allument des feux dans des lieux publics en guise de protestation contre la destruction de l’environnement sur l’île de la Tortue.

Le Territoire Algonquin n’a été cédé par aucun traité. Malgré 28 pétitions s’étalant sur 100 ans de gouvernance britannique et canadienne, leurs droits territoriaux ont été ignorés. Ottawa occupe le territoire non-cédé Algonquin. Dans le nord du territoire, jusqu’aux 20 dernières années et malgré des activités colonisatrices variées, ils ont été en mesure de maintenir leur mode de vie. Ce mode de vie est grandement menacé de destruction et, avec ce mode de vie, la biodiversité naturelle de la forêt.

La grand-mère Shelly Chabot, membre de NABRO, commente : «Si ces arbres sont détruits, je ne verrai plus jamais d’arbre comme ça ». Les coupes à blanc industrielles détruisent la biodiversité et la remplacent avec une monoculture où ni les animaux, les oiseaux ou les humains ne peuvent soutenir leur existence.

«Assez, c’est assez. Il est temps de nous lever!» 

samedi 18 août 2012

Un message d'Alliance Romaine

Bonjour,


Le présent message est pour vous informer de la construction imminente d'un barrage hydroélectrique sur la rivière romaine.

Il s'agit, en fait, du deuxièmes barrages construits sur cette rivière.
Les répercutions d'une telle infrastructure sont nombreuses pensons notamment aux dommages causés à l'environnement, aux désavantages pour la population de Sept-îles et particulièrement pour les populations autochtones qui seront privés d'une partie de leur territoire du au passage de lignes électriques...

Ce projet de construction vise à alimenter en électricité des futures compagnies qui s'installeront à Sept-Îles. En se moment nous sommes en surproduction d'électricité et celle qui sera produite au barrage de la rivière Romaine va être vendu à rabais, c'est-à-dire à un prix moins élevé qu'il en coûte pour la fabriquer.

Finalement, une partie des travaux effectués ont été attribué à la compagnie Louisbourg SBC née de la fusion de deux compagnies qui ont été reconnues coupable de fraude. Cette compagnie est d'ailleurs gérée par Tony Accurso.

C'est entre autre pour ces raisons que le groupe Alliance Romaine a lancé un appel à l'arrêt des travaux.

Voici les quatre demandes faite par le groupe :

1. Que Hydro-Québec résilie le contrat avec Louisbourg SBC et s'engage à ne pas lui en accorder de nouveaux d'ici à ce que la Commission Charbonneau ait fait ses recommandations quant à la légitimité que des compagnies liées à Tony Accurso obtiennent des contrats de cette nature.

2. Que le gouvernement du Québec s'engage à mettre de l'avant une planification intégrée qui prend en compte l'ensemble des coûts et bénéfices (environnementaux, sociaux et économiques) des différentes filières énergétiques dans le choix des projets à réaliser.

3. Que Hydro-Québec s'engage à suivre la recommandation du BAPE demandant de préserver une rivière équivalente, pour chaque rivière harnachée, en commençant par la rivière Magpie.

4. Qu'un bilan des impacts sociaux actuels du chantier de la Romaine soit réalisé, où les citoyen.ne.s, organismes et municipalités concernées pourront préciser des balises pour que les projets de développement régional bénéficient à long terme aux communautés, sans miner à court terme l'accès aux services de base (logement, commerces locaux, etc.)

Pour lire l'appel à l'arrêt des travaux entièrement et pour signer l'appel rendez-vous sur le site internet de Romaine-appel : http://www.romaine-appel.org/

Faites circuler!

mardi 6 décembre 2011

Communiqué: Le projet de loi sur les mines sous le bâillon: C'est toute la population que l'on bâillonne!

Montréal, le 6 décembre 2011 – La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau – Eau Secours! s’unit à plusieurs groupes et citoyens du Québec pour demander une réforme des ressources naturelles et énergétiques, car elle juge que le projet de loi 14 (mines, gaz, pétrole) ne protège pas adéquatement les eaux du Québec.

Le gouvernement du Québec affirme que l’eau est suffisamment protégée par la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection et par la Loi du développement durable, mais Eau Secours! en doute. Le manque d’éléments coercitifs de ces lois, le manque de moyens financiers accordés pour les faire respecter et le manque d’inspections sur le terrain empêchent un véritable contrôle de la protection de nos eaux de surface.

De plus, le manque d’études et de connaissances sur nos nappes souterraines rend le gouvernement inapte à protéger nos ressources en eaux. Pire, nous ne sentons aucune volonté politique de le faire sérieusement.

L’exploitation des gaz de schiste et du pétrole, près ou dans les cours d’eau, est aussi très inquiétante. L’année 2011 a été une année record d’accidents gaziers ou pétroliers à travers le monde. Pourtant, on pense à exploiter le pétrole du gisement Old Harry dans le fleuve Saint-Laurent et celui des Îles-de-la-Madeleine. Au sud du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, on se penche aussi sur la possibilité d’exploiter le gaz de schiste dans un secteur densément habité au milieu des meilleures terres agricoles de la province.

Dernièrement, les maires de Trois-Rivières et d’Huntingdon ont pensé faire de bonnes affaires en offrant leurs usines de traitement des eaux municipales pour traiter les eaux issues de la fracturation des puits de gaz de schiste. Cependant, ces usines sont conçues pour le traitement bactérien des eaux municipales et non pour le traitement des produits chimiques utilisés par la filière des gaz de schiste. Qui voudra boire de cette eau polluée et supposément traitée? Qui leur dira d’arrêter?

« Tous les groupes environnementaux crient depuis des mois à ce gouvernement d’avoir plus de vision, plus de leadership et plus de réflexion dans ses décisions. Les citoyennes et les citoyens qui sont directement touchés dépensent temps, argent et énergie à essayer de se faire entendre. Ce n’est plus de fracturation dont on parle ici, mais bien de fracture entre les citoyens et leur gouvernement » déclare Martine Chatelain, présidente d’Eau Secours!

De plus, le développement du Plan Nord inquiète grandement la Coalition Eau Secours!. Non seulement nous ne croyons pas judicieux que le gouvernement investisse des fonds publics pour favoriser l’accès aux ressources minérales aux compagnies privées, mais protéger seulement 50% du territoire est absurde. L’eau circule librement mais si on la contamine, ce sont la forêt, la faune, la flore et la santé humaine qui seront menacées. C’est 100% de notre eau que l’on doit protéger et seul le gouvernement du Québec peut le faire. Laisser des compagnies s’auto-réglementer relève de la pensée magique. Ces compagnies ont des procédés qui utilisent de grandes quantités d’eau tout en la salissant. Et il ne faut pas oublier que le climat sous ces latitudes réduit grandement le pouvoir des systèmes de traitement des eaux usées.

Eau Secours! réitère sa demande au gouvernement du Québec de tenir son rôle de fiduciaire de l’eau du territoire québécois en incluant dans la loi sur les mines, dans le Plan Nord et dans toutes ses décisions futures, des encadrements législatifs et réglementaires coercitifs, ainsi que les ressources financières et humaines pour en assurer le suivi. Ainsi, quand les compagnies et les profits seront repartis vers l’étranger, les citoyennes et les citoyens auront encore accès à une eau de qualité et en quantité suffisante pour tous leurs besoins, et ceux du milieu naturel.

La Coalition pour une gestion responsable de l’eau - Eau Secours! est constituée de plusieurs citoyens et groupes, et représente plus d’un million de personnes inquiètes du sort de l’eau du Québec. Si notre principale richesse naturelle vient à manquer ou si elle est fortement souillée, elle pourrait nous coûter cher collectivement. Il faut donc prendre dès aujourd’hui les moyens de la protéger.